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espèce de raphé résultant de l’union des deux lèvres, union qui se fait par le bord inférieur ordinairement libre; ou bien les petites lèvres € paraissent » ne pas exister. Le vagin est obturé complètement ou bien il existe une fistulette. Dans certains cas, il existe une membrane
mince, souvent comparée à une pelure d’oignon,
constituée par une pellicule translucide, bleuâtre, plus ou moins vascularisée, tantôt obturant la vulve complètement, tantôt laissant le méat urinaire plus ou moins libre (Bouchaceurt). Elles peuvent encore être fixées linéairement l’une à l’autre par leur bord antérieur. Si l’on pratique la section, leurs surfaces d'insertion se montrent alors rosées, comme dépourvues d’épithélium,
laissant çà et là couler une fine gouttelette de
sang. : |
C’est parfois une juxtaposition tellement intime que Bouchacourt, dans deux cas observés par lui, a pu les comparer « à la juxtaposition des surfaces observées en physique et étudiées au chapitre des phénomènes capillaires ». C'était une véritable adhésion organique. ;
Cette membrane est quelquefois si mince qu’elle
a pu être niée et on n’a vu alors qu’une simple
agglutination de matières épidermiques qu’une légère traction pouvait détruire sans effusion de sang (Verneuil); et pour quelques auteurs ces adhérences ne seraient qu’un simple aecolement (Legendre et Broca). :
Cette disposition peut entraîner des délormations de voisinage. Ainsi dans deux cas l’urèthre était abaissé et son ouverture était béante plus qu’elle ne l’est à l'ordinaire. Dans les cas observés par Bouchacourt, la membrane ne s’étendait pas jüsqu’au méat urinaire, et nous croyons qu'il en est presque toujours ainsi; cependant Debout dit que le méat urinaire est quelquefois recouvert
par la membrane, en sorte que l'urine séjourne
et se mêle à la sécrétion épidermique, ce qui est pour lui une indication d’ opérer aussifôt l’anomalie reconnue.
B. — Symptômes fonctionnels.
Le symptôme le plus habituel est le trouble apporté à l'émission des urines (n'oublions pas que les anciens attribuaient aux petites lèvres l’usage de diriger le cours des urines; de là le nom de nymphes sous lequel ils les désignaient). Le jet perd de sa force, se. divisant ou se brisant contre la face postérieure de la membrane.
S'il n'existe qu’un fin pertuis, l’urine peut au moment de la miction s ’accumuler pendant quelques instants derrière la mince membrane. Si l’occlusion du méat urinaire accompagne l’occlusion de la vulve, l'enfant n’urine pas, s’agite, crie et en peu de temps une tumeur formée par la ves-
sie distendue se montre à l’hypogastre. L’orifice
de l’urèthre est fermé par une membrane complète ou incomplète qui se tend au moment des efforts de l’enfant (Bouchut).
Aussi, chaque fois que l’on se trouvera en présence d’un enfant nouveau-né qui n’urine pas, on devra penser à la possibilité de ces néo-formations vulvo-uréthrales. Dans ce cas, l'obstacle est
souvent facile à vaincre, et une simple pression
sur l’hypogastre peut permettre l'évacuation de la
vessie.