Mort
Autôpsie. — Météorisme énorme, mais pas de liquide dans le ventre, pas de pus, pas de fausses membranes. Donc, pas de péritonite, malgré l'hyperthermie qui a été constatée.
Le Mickuliez est vu en place. Une anse intestinale croisant
transversalement sa face supérieure lui adhère ; son volume
n’atteint pas celui d’une anse normale. Au-dessus d'elle, dilatation extrême de tout l'intestin grêle.
Coudure avec angle bien net au niveau du bout supérieur de l’anse adhérente. 20 centimètres plus loin, autre point où
l’intestin est encore coudé; (blenätre. Peut-être y avait. il encor là quelque adhérence. | | Re
Le premier coude se trouve à 50 be au- one de Ja valvule iléo-cæcale. Le gros intestin est absolument aplati.
OBSERVATION XXIV (Müller, Deutsche Zoit, f. chirurgie, 1887. 1)
Ovariotomie pour kyste de V ovaire. té Re
Symptômes d’étranglement consécutifs. Deuxième laparo 1 tomie le dixième jour. Mort. + : LENS
À l’autopsie, bride péritonéale aplatissant l'intestin. is re
OBsenvaTIon XXV où NL . :
(Wbidem).
Femme de net cinq ans. We | ï à Enorme kyste de l'ovaire nées à la paroi. abdominale à antérieure et à l'intestin, SRE Ë À la suite de l’ovariotomie, la paroi abdominale ateie ; 14 contracta des adhérences avec la paroi abdominale postérieure. Apparition de symptômes d’étranglement pendant la qua trième semaine consécutive à l'opération. Deuxième laparo- 1 tomie ; mort quelques heures après dans le collapsus. |
On trouve en un point un intestin chevauchant sur A brides et ? à calibre totalement effacé.
OBSERvVATION XX VI (The British Journal, 1889-1890. }
Laparotamie pour maladie de la trompe.
Réouverture secondaire de l'abdomen pour symptômes d'occlusion.
— LAINE Une bride épiploïque, sur laquelle est venue chevaucher
l'intestin, a constitué l'étranglement. Section de la bride et guéri son consécutive.
OBsenvaTIoN XXVIE | (Legueu, Bull. fe 26 sept. 1894.)
Kyste uniloculaire de l'ovaire. Opération simple. Peu ne
A symptômes d’ occlusion intestinale.
| intestin était dilaté à droite, aplati à
… Réintervention. — On défit les points de suture de la paroi et on agrandit l'ouverture abdominale. On vit que le gros à gauche, et que c'était dans le voisinage de la rate que devait se trouver l'obstacle. Mais on ne put le définir; la malade mourut quelques heures - après l'intervention.
L'autopsie révéla à la partie postéro-inférieure de la rate des brides dures et épaisses qui reliaient la rate au méso-côlon transverse et une des brides, plus volumineuse, aplalissait le À côlon descendant.
OgservarTion XX VIII
(In thèse Naoumoff. — Mopoes 1896).
M. V.. , âgée de 38 ans, rentre dans le service de M. le professeur Dubrueil le 25 juin 1893. Enfant, elle fut scrofuleuse et malingre et eut, à l'époque de sa puberté, de multiples adénopathies cervicalés dont quelques-unes suppurèrent. Du 4 côté de l’hérédité nous ne relevons rien digne d'être noté. Elle. a été réglée à 14ans. Les mois sont abondants, la durée normale ; mais le premier jour de la fluxion, la malade éprouve toujours des douleurs assez fortes sous forme de coliques. Ces
. douleurs n’ont jamais cessé.
Mariée à 19 ans, elle à eu trois grossesses à terme. Au pre-
Le pee mier accouchement, elle a eu une déchirure du col. Au suivant, il y eut inertie utérine, qui entraîna une longueur extrême dans le travail et des hémorragies menaçaates. Enfin, le der-
nier fut suivi de fièvre puerpérale. La malade resta deux mois au lit et eut une périlonite très grave. Ces accidents remontent
à huit ans. | Depuis le premier accouchement, la malade à constamment eu, peu ou prou, des pertes blanches. Un an après cet accou-
chement, notre patiente est reçue à la clinique gynécologique,
où elle est soignée pour une rétroversion. A sa sortie, on lui prescrit un pessaire et une ceinture hypogastrique. Grâce à ces moyens, elle se trouva fortement soulagée et put reprendre ses occupations. |
Pendant cinq ans, elle ne souffre plus.
L'affection génitale s'était donc considérablement améliorée
et. semblait méme guérie, lorsqu'au moïs de mai dernier, les. règles, qui étaient régulièrement venues, se supprimèrent brusquement, après deux jours de durée, à la suite d’une vio-. lente frayeur. L'écoulement reparut quelques jours après, mais
il s'accompagnait de douleurs extrêmement vives, s’irradiant dans les flancs, les reins et jusque dans les cuisses. Il y eut des vomissements et de la fièvre.
Cet orage inflammatoire dure environ quinze jours et laisse après lui un état douloureux fort gênant. Elle souffre des reins, ressent profondément dans le bassin de la pesanteur et de la gêne. Les garde-robes sont douloureuses, il y a des coliques, des épreintes, des faux besoins; la constipation est tenace, etce n’est qu'à l'aide de lavements que la malade peut. aller à la selle.
C'est dans cet état que la malade entre à l'hôpital.
Le ventre est légèrement méléorisé. La palpation hypogastrique, poussée un peu loin, devient rapidement douloureuse. Au toucher, le vagin offre ses caractères normaux: les parois
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et les culs-de-sac sont souples et dépressibles. Le col est for-
tement reporté en avant, derrière la symphyse. A travers le cul-de-sac postérieuret par le rectum, on sent le corps rétro:
versé dans le cul-de-sac de Douglas. L'utérus n’est pas mobilisable et les tentatives de redressement faites avec le doigt
ou l’hystéromètre demeurent infructueuses. Ces diverses explo-
rations sont douloureuses.
. On diagnostique : rétroversion utérine irréductible, compli-
quée d’adhérences au cul-de-sac de Douglas. ,
M. le professeur Dubrueil pratique l’hystéropexie, le 6 juillet On incise eur la ligne bianche à partir de deux travers de doigt de l’ombilie jusqu’à 2 centimètres du pubis. Les doigts, portés profondément dans le cul-de-sac de Douglas, ramènent
l'utérus. Ce temps est assez laborieux ; l'organe est péniblement attiré jusqu'au niveau de l'angle inférieur de la plaie
abdominale, où il est maintenu à l’aide d’une pince tire-balle.
On se sert pour fixer l'utérus du procédé de Terrier. On passe deux fils de catgut fort ; après avoir traversé l’aponévrose et le péritoine, on transperce la paroi utérine sur les deux côtés de sa face antérieure et symétriquement dans une étendue pour chaque point de 15 millimètres environ. Au niveau de la ligne médiane le fil est libre, extra-utérin et croise celleci à la manière d’un pont. Puis, les fils sont ramenés à travers la lèvre musculo-aponévrotique de l'abdomen du côté
‘opposé. Enfin, chacun d'eux est solidement noué et abandonné dans la plaie en suture perdue.
On termine en fermant la plaie abdominale à l’aide de deux plans de sutures : l’un en surjet el au catgut rapproche l'aponévrose et le péritoine, tandis que la peau est recousue à l’aide du crin de Florence.
Au cours de l'opération, le chirurgien a été considérablement géné par les anses intestinales qui faisaient sans cesse, et malgré les aides, irruption hors de la cavité abdominale,
pa
Dans l’angle inférieur de la plaie, mais en déhôe de la 4