C. — PTÉRYGION
L’étiologie du ptérygion est encore assez obscure. Est-ce une affection microbienne, ou seulement une hypertrophie du pli semi-lunaire ? Dans l’un et l’autre cas, la stagnation lacrymale ne peut que favoriser son développement, soit en permettant aux microbes de séjourner sous la muqueuse, soit en créant une inflammation prédisposant à l'affection. Sans faire nettement de la stagnation lacrymale l’origine, la cause du ptérygion, on ne peut nier qu'il facilite smgulièrement sa production ou sa récidive. Aussi ne serons-nous pas étonné de voir souvent coïncider le ptérygion et les affections lacrymales.
OBSERVATION XVI Épiphora ancien. — Ptérygion interne,— Iritis séreuses OG.
G... (François), quarante-sept ans, cultivateur.
Depuis la variole, contractée à l’âge de vingt-cinq ans, larmoiement ODG.
Depuis quinze jours, violentes douleurs périorbitaires OGr; cet œil est rouge, ne peut souffrir la lumière, la vue est trouble.
10 janvier 1889. — OD : Léger ectropion, ptérygion interne,
| — 37 — épiphora.
OG : Épiphora, ptérygion interne; la chambre antérieure est trouble, l'iris est terne, la pupille déformée.
Traitement. — Cathétérisme des voies lacrymales, instillation d’atropine, frictions hydrargysiques, purgatif à l’intérieur.
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