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DOUBLE LIGATURE

CHÀPITBE 11.

Double ligature*

La double ligature est la méthode ancienne, moins l'incision du sac. J'ai lieu de croire qu'elle a été mise en usage pour la première fois par Pasquier, le 1er septembre 1812. Un anévrysme traumatique , gros comme un œuf de pigeon , occupait le pli du coude. Pasquier incisa la peau , disséqua la face antérieure de la tumeur, passa un premier fil sous l'artère immédiatement audessus du sac, un deuxième fil immédiatement au-dessous, serra ces deux ligatures, plaça deux fils d'attente, et pansa la plaie sans ouvrir le sac. Le 8 septembre, le bout supérieur fournit une hémorrhagie assez abondante qu'on arrêta en serrant la ligature d'attente. Le 25 septembre, la plaie était cicatrisée. Quant à la tumeur, quoique mise à nu dans le fond de la plaie, elle ne se rompit pas, elle s'affaissa graduellement, et au commencement de novembre elle avait complètement disparu (1).

Quelques détails de l'observation pourraient faire admettre qu'il s'agissait d'un anévrysme variqueux. C'est pour les cas de ce genre, en effet, que la double ligature semble devoir être réservée. Le sang contenu dans le sac rentre aisément dans la veine , et on n'a pas à craindre l'inflammation provoquée par la présence des caillots passifs.. Si l'anévrysme était artériel, il n'y aurait aucun avantage, et il y aurait beaucoup d'inconvénients à laisser dans le sac une masse sanguine inorganisable qui ne pourrait que provoquer des accidents inflammatoires.

Roux avait habituellement recours à la double ligature dans le traitement de la varice anévrysmale simple; mais lorsqu'il y avait en même temps un sac anévrysmal de quelque volume, il incisait la poche, sans doute pour faciliter l'opération (2).

(1) Journal de Sèdillot , 1813, T. XLVII , p. 357. Dupuytren assista à celte opération.

(2) Roux. Quarante années de pratique chirurgicale. Paris, 1855, in-8", T. II, p. 265, Les sujets des observ. 35, 37, 38 et 39 ont été traités par la double ligature, et ont guéri tous les quatre; mais l'un d'eux a eu une gangiène qui a nécessité l'amputation du bras. L'obscrv. 38 remonte à l'année 1836.

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