rue d« l'Écule-de- Médecine
A LONDRES, CHEZ H. BAILLIERE, 219, REGENT'STREKT.
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INTRODEGTION.
De tous les systèmes de rorganisme, le système artériel est un de ceux dont la texture bien connue, les altérations exactement décrites et appréciées, ont préparé une ère nouvelle à la chirurgie : communications anastomotiques étendues, mises hors de doute par les injections, données presque certaines quant aux rapports des artères avec les parties voisines, et de là simplicité et sécurité dans Temploî des moyens hémostatiques, tout ne semble-t-il pas ici réuni pour assurer A la médecine opératoire des résultats rigoureusement conformes aux prévisions de la théorie? Il est loin cependant d'en être ainsi , et les archives de la science nous apprennent que telle opération pratiquée sur une grosse artère, dans des circonstances où la nature du mal et Thabileté du chirurgien promettaient le succès, a eu une issue fatale, qu'on doit souvent attribuer à des anomalies artérielles. Que de résultats malheureux, laissés volontairement dans Tombre, viendraient grossir la masse de ceux qui, loyalement publiés , préservent du danger en le signalant ! Cette conviction ma inspiré la pensée de
i*ecueillir la plupart des faits d anomalies artérielles ( i ) dont j'ai été témoin , quelques uns de ceux colligés par d'autres , et de chercher à les féconder tous par l'application prad^te^ sili«l«^«efi0 '^ iont stériles ou de pure curiosité.
Ordinairement indivise jusqu'au lieu de sa bifurcation , la carotide primktre offre ainsi une condition favorable quand il fiut intercepter le cours du sang dans ce vaisseau ; mais qu une branche d'un certain calibre émerge de Tarière au-dessus et au voisinage de la ligature , il n'y a plus à compter sur la formation d^un caillot salutaire^ ni à espérer, en semblable occurrence, en la méthode de Brasdor, qui consiste à placer la ligature entre la tumeur anéviismale et les vaisseaux capillaires, méthode toute de nécessité, réservée pour des cas extrêmes où la maladie est trop rapprochée du centre circulatoire.
L'indication délier Tartère sous-clavière à son passage entre les scalènes, est Tunique moyen d'arracher le malade à une mort certaine : l'opérateur sô dirige d'après les règles de l'art; mais , arrivé entre les deux muscles, ses recherches sont vaines, il ne peut trouver
(i) Je (lésig^ne par Texpression d'anomalie, appliquée au système ai'îériet, tout ce qui sVcartnnt Se la disposition ordinaire, devient aiosl inSoU^tev mdls po«r éviter de fastidieuse» répétitions, je me servWa» aussi 4tt saot varbélé, (fiju>iqi»'»i indiqua une déviaéon txistafit aiYfC une sorte d'Innocuité, alors qu'il peut en être autrement de l'anomalie. Celle-ci et la variété désignent donc deux degrés d'un état dévié du type normal. Récemment emprunté par la zoolog^ie à raaatonaie, >e iwot aiH>A3tie, dit M. fe» Geoffroy-Saint-HiblM «Nus i)ctn «xQfUei^ JrtM de téra^oy^^ diffère ^^ de ceWI à'mt^vAv^ rite e^ue doit jamais être pris dans un sens déduit littéralement de sa composition étymologique.
iMiftOBvenoM. S
le vaisseau^ qui est situé au-deraBC da scidèiie antérieur. On sait aitsst que qnelqeelMS, dëriée de sa posi* tionnatiureUe, la reine so^s^ckivière est placée dans rinlervalle des sealènes , antérieuremefit à Tartère qu'elle dérobe à la vue.
La brachiale est ouverte dans une pblëbotOMM malheureuse^ le vaisseau est nûsà nu et lié; aéan- HKoin» rhéraorrhaçie persiste : c est que Fartère est double, et que ceUe étreinte par le fil n'est pas celte qui a été lésée. Ignorer eetle dualité de la brachiale , c'est feire une e()ératioii au moins inutile.
Parlerai^je d une ligature assez fréquemment pra* tiquée, c^le de I^ crurale, suivant la ukédiode de Hunte? , ou naâeux de D. Auel, et dans la région de la cuisse indiquée par Scarpa? Le fil embrasse Tartàre plus ou meius près, au-dessus de la profonde; une hémoiThagie foudroyante et souvent mortelle vient tardiven^nt apprendre qu'une sieaple variété relative à Terigine de la profonde at mis en défaut des calcula reposant sur une disposition réputée ordiuiûre,tandi($ qu'elle est inconstante.
On exerce la compression sur le pubis, afin de se rendre matltre du sang pendant une amputalio» de cuisse ^ et néanmoins il sort à grauids flots: c'est qu'ici la crurale est rudtmentaire, et que le vaisseau qui fournit la peplttée sert par l'échaucrure sciatique. A ces faits je pourrais en annexer plusieurs autres , tendant & prouver que la connsùssance des artères à l'état norsftal ne suffit pas pour le médecin opérateur. Il importe que le souvenir des anomalies déjà observées le tienne en garde contre celles qu'il peut rencontrer dans ces graves circonstances où la vie, s'écoulant avec
le sang, n'admettant point de temporisation, im* pose la nécessité de penser vite et d'agir de même. Ce qui glorifie la puissance de notre art, n'est-ce point la prévision ? Ne pas prévoir , c'est presque ignorer; et Ton a dit avec raison : se confier au hasard , c'est devenir son complice.
L'étude des anomalies artérielles n'inspirerait-elle d*intérét qu'au chirurgien? Peu importe, dit Georges Cuvier (i), qu'une branche naisse plus tôt ou plus tard d'un même tronc ; que deux branches se détachent séparément de ce tronc, ou soient la bifurcation d'un autre tronc sorti du premier, que trois, quatre, cinq branches ou même plus, soient produites successivement par une même artère, ou qu'elles naissent les unes des autres , pourvu qu'elles parviennent aux parties auxquelles elles sont destinées, et que leur disposition n'influe pas sur le mouvement du sang, soit pour accélérer sa marche plus qu'à lordinaire, soit pour la retarder. Malgi*é ces paroles de l'Aristote français, n'oublions pas que les progrès récents de l'organogénésie rendent parfois raison d'une manière assez satisfaisante, par exemple, de l'ectopie ou de l'inversion des gros vaisseaux qui partent du cœur ou y aboutissent. Avouons-le, les révélations d'une anatomie dite transcendante ont porté quelques hommes haut placés dans la science, à considérer le système artériel comme formateur , régulateur des autres , en le douant d'une puissance créatrice ; on a même cru , par ses déviations , arriver à la théorie de quelques
(l) Leçons d'anatomie comparée, description des vaisseaui des mammifères (35*).
INTIIODUCTION. 5
monstruosités, où il ne faut voir en rculité qu'une coïncidence et non un rapport de causalité. Mais mon but est d'étudier les variétés artérielles d'une manière seulement pratique. Signaler leur longue série , l'absence ou la multiplicité des vaisseaux , leur déviation d'origine, trajet, connexion, anastomoses ^ ce n'est qu'envisager une des faces du sujet. Ce qui devient surtout utile avant de pratiquer une opération sur une artère volumineuse, c'est d'avoir présentes à l'esprit les aberrations dont elle peut être le siège. Il faut, répète-t-on, que le corps humain soit, pour l'œil du chirurgien, transparent comme le cristal le plus pur: banale et insignifiante phraséologie, plus propre à nous dissimuler la difficulté qu'à nous mettre en garde contre elle.
Pour les artères des membres , et sauf les cas d'obé* site extrême des individus, une investigation attentive à l'aide du toucher nous éclaire. Pour reconnaître la régularité ou la disposition contraire des principaux troncs , il est un précepte que nous ne saurions trop recommander à la méditation des praticiens : quand on découvre une artère pour l'entoui*er d'un fil, on doit aller droit et hardiment vers elle, ne pas multiplier les petites incisians saocessives, et se garder de déchirer, contondre avec les doigts ou même un instrument le tissu cellulaire environnant l'artère, détruire ainsi les vasa vasorum^ et la priver de ses moyens de nutrition. Le vaisseau une fois découvert dans une certaine étendue , condition de rigueur , on s'assui*e si une artère de quelque importance naît près du lieu où l'on placera la hgature. Que toute collatérale tant soit peu volumineuse soit aussi-
tét lié^ , sans que la crainte de siacrifier quelques ar<^ tères arrête Topérateur, JSe sait-on pas que dens la piapart de ces circonstances on a moins à redouter la gapgrène que le retour de l'hëmorrfaagie ou la oon« finuatioa du passage du sang dans les tuoiears asévrtfiiiiaies?
S agit-il des plaies artérielles, avec division inooniplète des parois du vaisseau? qu'il soit mis à nu, si la solution de continuité ne permet pas de le saisir et de le lier aisément. Mais ici qu on se rappelle le sage conseil donné par G. J.Guthrie ( i ), qui recommande de porter le fil sur les deux bouts de Tartère ; précaution sans laqqelle rhémorrhagie peut se reproduire, même par le bout inférieur. Inutile de foire remarquer que la situation profonde du vaisseau , son ramollissement, contre-tndiquent alors la méthode du chirurgien anglais.
Jetons un coup d'œii historique sur les principaux auteurs qui roentioni^nt dune manière spéciale les anomalies artérielles, (j'ouvrage de A. Haller (2) est un véritable chef-d*œuvr4J de description en ce qui concerne le système artéiiel et ses aberrations; tout porte ici ce oacfaet de perfection qui distingue lesœuvresde cet homme illustre. On regrette cependant que les planches aient été copiées sur de jeunes enfents et mon sur des adultes.
La savante Allemagne a payé son tribut à la question qui nous occupe. Ou consultera avec avantage
(i) On the diseases and injuries of arteries, London, i83o, in-8.
(1) Icônes anatomicœ quihus prœcipuœ aliquœ partes corporis humant detineatœ proponuntur et arteriarum pottssimum hîstoria^ etc. G<Mittn0«e, 1753-17S9 VUf ftis. in^fol fig.
$œm»emQg {0*0^^ ^^ eonmii \e M ouvra^de F. Tiedeioann (a) ? A oôté de la dispositton réfgtAière des vaisseaux , on distingue, sur des pkiiches exécutées avec soin , les anomalies dont ils offrent 1 exem^ pie, Les artères sont i€i trop isolées , et sous ce poiwt elles laissent à d^irer ; il serait utile de vaîr figurer à cô4^ d elles leurs veines satellites, car on sait qae lanatoinie est toute dans les rapports.
Je de passerai pas sons silence le Manuel dànm- ^mie génirate^ ^serîptive et pathologf^ne ^ \e Traité d'anatomie comparée et quelques mémoires, tons d«s à rijBDi^ue savoir de J.-F. Meckel.
Le profeaseiir f.-G. Theile vient de publier un bon Traité d^migéiùhgie dans Ij^uel il s^est occupé avec détail des anomalies artérielles (3).
En Italie, A. Scarpa (4) a borné ses importantes recberebes à une partie d« système artériel , dont il a indiqué les dé viotioss. Ce travail , où brille ladnlirable talent du professeur de Pavie , parait avoir été spédalem«iit entrepris pour rassurer les praticieaa , en leur montrant les riehes commnnieations vascnlaires destinées à remplacer un tronc artériel après son oblitération , assertion mieux prouvée encore de ïiôs jours par une longue expérience chirurgicale.
(i) t>e corporis humani fabricd (Trajecti ad raoenunri) iàoo,t. V, in-8.
(2) Tabulas artenarum corporis humanifabricn, Carlsrhii •, 1822, in-4 et atlas grand in-fol. d« 38 plancbes double;:.
(3) Encyclopédie anatomique^ traduit par A.-J -L. Jourdan, t. III. Paris, 1843, in-8.
(4) Réflexions et observations anatomico-chirurgicales sur Fnnévrisme^ traduit par J. Delech, Paris, 1809, in-8 et atlas m-folio dp 10 planches.
8 ISTMODUCTIUN.
Notre France ne pouvait être dépassée à l'occasion des anomalies artérielles, et dans des ouvrages classiques d anatomie graphique , on trouve annexées , à la description normale des artères, leurs abeiTations , comme on le voit dans Cruveilhier (i) et Bourgery (2) , etc. Les progrès de Tanatoroie chirurgicale ont surtout enrichi Thistotre des variétés artérielles, de déductions pratiques d'une grande valeur. Les Hvres de MM. Blandin (3), Malgaigne (4) , Pétrequin (5) , et surtout le Traité du professeur Velpeau (6), en sont la preuve.
M. Is. Geoffroy -Saint-Hilaire a réuni, dans son ouvrage de tératologie (7) plusieurs observations curieuses sur les embranchements anormaux des artères.
J ai mis à profit quelques monographies et mémoires particuliers, entre autres les recherches de Ë. A. T.iauth sur les anomalies dans la distribution des artères de Thomme (8).
J ai aussi eu recours à un travail intéressant du
(1) Traité d'anatomie descHptivCy a* édition. Pariit, i843, t II, |II,in-8. — Anatomie pathologique du corps Aumnm. Paris, l83o->
1842, livraisons III, X, XXVII et XL, in-fol. fig.
(2) Traité d'anatomie de l* homme. Paris, i835, t. IV, jn-foL %.
(3) Traité d'anatomie topographique, Paris, i834»in-8 et atlas,
(4) Traité dfanatomie chirurgicale et de chirurgie expérimésniale. Paris, i838, 2 vol. in-8.
(5) Traité d'anatomie médico-ch irurgicale et topographique, Paris,
1843, in-8.
(6) Traité complet d'anatomie chirurgicale^ générale et topographique du corps humain^ 3* édition. Paris, i836, 2 vol. in-8 et atlas.
(7) Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation. Pari», 1 832-1 836, 3 vol. in-8 et atlas.
(8) Mémoires de la Société dth istoirc naturelle de Strasbourg, Strasbourg, i833, t, I, 2^ livraison.
INTftOiytCTlUN. 9
docteur P. Hobert ( i ). Evfin, un ancien aide^'Unatonitste de la feculté de Paris , le docteur Rendu , a rassemblé plusieurs cas pour servir à Thistoire des anomaKes artérielles (a).
Parmi quelques productions afférentes à notre sujet, et qui honorent nos voisins d outre-mer, je me hâte de signaler le seul ouvrage vraiment classique que la science possède sur les anomalies du système artériel. Il est dû à Richard Quain , professeur d'anatomie au collège de l'université de Londres (3). Les artères sont produites sous trois états : sans leurs veines satellites , en connexité avec les plus grosses vci* nés M les nerfis , enfin dans leurs anomalies.
L'auteur s'est attaché à faire ressortir la plupart des cas dapplication pratique. Ce qui frappe dans Tœuvre de lanatoraiste anglais et au milieu des variétés artérielles qu'il a groupées, c'est que l'esprit découvre une sorte de transition conduisant de l'une à l'autre ; car la nature , dans ces énormités les plus extraordinaires en apparence, suit une marche progressive , sans jamais procéder d'une manière brusque.
Il m'eût été facile d'étendre cet aperçu historique en rappelant d'autres travaux que je citerai à l'occasion des emprunts que j'ai été conduit 4 leur faire.
Dans mes observations sur les aberrations du sys-
(i) De riufluence des variétés anatomiqiies, sur les opérations chirurgicales. Journal des progrès des sciences et institutions médi^ ca/es, Paris, 1828, t. VII, p. i8a; t. VIII, p. 188
(3) Gazette médicale de Paris^ >d4>9 ^' ^ i^" 9*
(3) The anatomy of the arteries oflhe human body^ wiih ils up* plications to the pathology and operative surgeiy , with practicnl commentaries, London, 1 840-1 844) i"*^» ^^^^ atlas de 87 planches (jrand in-fol.
40 IHTiOMCrKIII.
tèBM artériel , j ai procédé de naaîère â établir quel • i|iiès formules géiiérales, et je oe IW fait qu avec une ex^me réserve. Les résultats auxquels je suis parvenu n'ont pas toujours été concluants. J ai dA eousi* dérer les artères dans leurs rapports avec les veines satdiites, qui le plus souvent ne partagent point les variétés des premières. M en rapportant à ce que j ai vu et noté , je dirai avec Meckel ( i ) que ies variétés se nMMiifestent plus fréquentes dans les artères que dans les veines ; je ne parle que des satellites.
J ai rencontré des anomalies en plus grand nombre du eèté gauche que du c6té opposé ; mais je dois ajouter que je n'ai pas , dans toutes tes circonstanees, été à même d^observer les deux cètés. On se bernait à me présenter celui qui s^écartaitde I état normal , et Tau* tre était souvent inaperçu ou n^ligé.
Les variétés atteignait surtout le système artériel là où ses divisions sont naturellement les plus nrml^ tipliées.
Elles sont plus communes aux membres supérieurs qu aux inférieurs.
Ce qai est hors de doute, c'est qu'une anomalie artérielle existe rarement isolée : j*ai observé des sujets dont le système artériel n'était qu'une longue suite de variétés. Quant aux modes d'anomalies ^ celni qui in téresse leur origine est plus ordinaire; les autres en sont la conséquence, quoique pouvant d'ailleurs avoir lieu, la naissance des vaisseaux restant normale.
Sous Tinspiration de la pensée que les anomalies
(i) Parallèle fDti-e ks artères et les Teine^v mus ie rapperC drf VMtëtéê de leur dittribiHio». Joummi eomplém^iaire éti sciêncts médicales^ t. IJÎ.
INTIOOUCTION. !l
artëricUes obstnrées éans iWpèoe hutnaine cornespaideat » une dispiasitHm imrmal^ des animaux, quand on étudie cmik-cî dans k série , j'avais d abord conçu le projet, ain» «que la exécuté Tiedemann pour quelques artères, d^éteudre ces recherches à touted Ifts artères d'un certain calibre; déjà méfâe j'avais amassé quelques «atéi iaax ; mais j'aî dà bientôt renoncer à un travail qm m'ékHgnait d«i Ikit tout-è^latt firatique que je me propose.
D'ailleurs, i auatmnie comparative, quant aux covh miissaaces relatives à l'artériologie , est-elte asses avancée pour permettre de traiter complètement ufi tel sujet?
' S'il est une science descriptive qui demande hi reproduetion des objets, c'eat Taiiolomie, quand surtout ceux-ci afFectent une disposition inac^lite. Il devient aéeeesaire de substituer l'image à la réahté pour être eompris de celui <|ui n'a pas été à même de lu juger : comme on la dit, le dessin est une sorte de mnémonique artificielle, immuable, que ne saurait remplacer la description la plus claire et la plus précise.
Les figures qui composent notre atlas retracent les anomalies artérieilei les plus intéressantes prises sur le cadavre et sous nos' yeux, par le docteur Cabrol.Le zèle, le dévouement qu'il a mis à me seconder. Font rendu mon collaborateur. J'ai confié à l'habile crayon de M. Jacob, si honorablement connu par sa participation au grand ouvrage qu'il publie avec le docteur Bourgery, le soin de revoir les dessins et de les reproduire par la lithographie. L'exactitude et le fini qui . les distinguent, les rendent dignes de la réputation de cet estimable artiste.
12 INTIlODtCTIOW.
Je termine cette introduction par un devoir doux à accomplir, puisqu'il est Fexpression de ma vive gratitude envers ceux qui me sont venus en aide dans l'ouvrage que je publie. C'est justice de placer en première ligne MM. les docteurs Vergez et Sappey, Tun ancien prosecteur de notre Faculté, l'autre prosecteur de lamphithéàtre des hôpitaux de Paris, tous deux anatomistes consommés ; ils m ont été d'un grand secours par leurs dissections et leurs bienveillantes communications. Que ne 4ois je pas aussi à mon honorable collègue de Strasbourg, le professeur Ehrmann, qui a eu l'obligeance et la patience de copier à la plume les principales anomalies artérielles déposées dans le riche musée de cette école ! Je n'aurais osé réclamer un tel service, dont j'apprécie l'importance. Je non* blie pas ceux qui ont bien voulu mettre à ma disposition des pièces d'anatomie méritant toute mon atten* lion , quant à la distribution du système artériel , et j'adresse mes remerciements h M. le docteur Alquié, chef des travaux anatomiques, à mes amis les docteurs Patron et Rabassa, à MM. Bouliech, Moutet, aides anatomistes, et à M. le docteur Cou rty, ancien aide anatomiste à la Faculté de Montpellier.