‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 17 sur 75 · RARES · texte numérisé non relu

RARES

Les vertiges et parfois la syncope qui suivent l’absorption d’une dose même relativement faible sont, d'après les physiologistes, imputables en grande parie à l’anémie des centres nerveux.

En effet, une proportion beaucoup plus forte, mais prise par doses fractionnées, n’a pas ies mêmes dangers.

Quoi qu'il en soit, il ne semble pas douteux que la toxicité de la cocaïne n'ait été exagérée.

M, Reclus, dans une très intéressante clinique (1) a passé en revue tous les accidents mortels impulés à cet agent.

Il n’a trouvé que cinq cas de mort authentiques à lui attribuer; et, dans ces cinq cas, il s'agissait de doses absolument exagérées, allant de 75 centigrammes à 1 gramme et davantage.

Un cas mortel, publié tout récemment, est dû à l’introduction dans les voies urinaires d’un prostatique d’une solution renfermant 1 gramme de cocaïne !

Pour M. Reclus, à dose raisonnable, la cocaïnisation est le moins dangereux des procédés d’anesthésie, dont elle n’a pas les autres inconvénients (chocs, vomissements, etc.). Ce chirurgien avait pu pratiquer, jusqu’à l’année dernière, après anesthésie locale par la cocaïne, 2 250 opérations, dont beaucoup graves et prolongées.

Non seulement il n’a pas eu d'accident, mais jamais même d'alerte sérieuse.

(1) Sem. méd. 1893, p. 33, 244, 435.

La seule condition, indispensable, est de ne pas exagérer la dose. ,

Il est inutile, pour les injections dans les tissus, d'employer des solutions d’un titre supérieur à 1 ou 2 pour 100 et de dépasser la dose maxima de 10 à 20 centigrammes.

Onpeutse servir d’une dose assez forte, pourvu qu’elle soit en solution diluée.

M. Reclus recommande, en outre, bien entendu, de maintenir le malade dans la position horizontale.

Il n’est pas inutile de rappeler que les enfants tolèrent très bien la cocaïne.

Le traitement de l’intoxication aiguë est bien connu; il consiste dans l’usage des moyens divers d’excitation (injections d’éther, frictions, respiration artificielle, tractions rythmées de la langue, etc.) et dans l'emploi des vaso-dilatateurs.

M. le professeur Lépine a depuis longtemps recommandé les inhalations de nitrite d’amyle.

Récemment, M. le docteur Gauthier, de Charolles, a préconisé la trinitrine.

I l’emploie préventivement même, et se sert, pour ses injections anesthésiantes, de la solution suivante :

Sol. alcool. de trinitrine à 1/100.. X gouttes Chlorhydrate de cocaïine........ 20 centigr.

Héuodistilliée miennes 40erammes,

Nous dirons peu de choses de l’intoxication chronique, suriout caractérisée par des troubles du sommeil, la per'e de l'appétit, l'amaigrissement, etc.

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