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sente, dans son mécanisme, dés considérations d’une haute at nous ne saurions la passer. sous silence.
Laborde (Société de ose 21 novembre 1885) apprécia neltement l’action de la spartéïne sur lé cœur. Il montra qu’elle donnait, chez le chien, une régulation remarquable du rythme cardiaque, avec augmentation: d'intensité de l'impulsion systolique.
Cette propriété a fait l’objet d'importantes études de la part de G. Sée, Legris, Garaud, Rohde, Houdé, Kurloff, etc.
Germain Sée, qui recommande vivement l'emploi de la spartéine, dit l’avoir toujours vu produire ce double effet : accélération du cœur, augmentation de la force et de l'amplitude des contractions. | M. Legris,élève de G. Sée, dans sa thèse (Paris 1885), partage l'enthousiasme de son maître et prône la spartéine dans tous les états d’épuisement du cœur, même lorsque la fibre est altérée et que la digitale n’agit plus, |
En Autriche, Voight confirma ces observations cli- HAAuee,
Goirand (thèse de Lyon 1886), élève de M. le profes seur Bondet, est beaucoup plus réservé ; pour lui, la spartéiné ne fait guère qu'accélérer le cœur. Kurloff (Revue générale de clinique et de thérapeutique, 1890) lui accorde une action tonique réeliesur le cœur, mais inconstante.
Massius, Stoessel, sont du même avis.
En revanche, tous ces auteurs sont d'accord sur le mécanisme d'action dela spartéine.
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Il s’agit d’une action purement nerveuse; cet agent
n'a d'effet ni sur le myocarde, ni sur la pression
artérielle, ni sur les petits vaisseaux, ni sur l'appareil.
urinaire, | Ces deux faits, accélération et augmentation de force des baltements cardiaques, sont dus à l'influence du médicament sur les centres nerveux. ne On sait que la dose moyenne, pro die, est de 0,05 à 0,25 centigrammes et davantage.
Il, — Action nerveuse.
Cette action s’exercerait surtout, d’après les auteurs ue nous avons cités, sur le pneumogastrique dont le q ? ©
pouvoir serait affaibli par des doses modérées et
paralysé par des fortes doses.
En réalité, l'effet de la spartéine est beaucoup plus étendu : d’après Fick({), cette substance, à dose faible, serait légèrement narcotique ; à haute dose, elle paralyserait les nerfs moteurs, les centres respiratoires. Les doses toxiques sont marquées par des convulsions qui précèdent l’asphyxie.
Au point de vue thérapeutique, la spartéine, à notre
connaissance, n’a pas élé essayée dans les maladies
nerveuses ; elle mériterait certainement de l'être.
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(1) In Leibreich et Langguard.
Pme, HI. — Action sur la température.
On ne trouve pas, dans les auteurs, d'indication sur l'effet que peut avoir ia Spartéine sur la température.
Elle ne paraît pas posséder d'influence en ce sens, hormis pendant les convulsions que produisent les doses toxiques.
Aucun clinicien n’a mentionné d'effet antipyrétique par l’administration de cette substance.
Nous avons, sans résultat, pratiqué nous-même des injections sous-cutanées de spartéine (voir 2"° partie de notre thèse). |
Cela n’en rend que plus remarquable l'effet puissant des applications sur la peau, et plus probable l'explication physiologique que nous avons donnée.