‹ Des Arthrites InfectieusesChapitre 1 sur 55 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsque dans le cours d’une infection purulente on voit se produire une arthrite suppurée, il est logique d’admettre une relation de cause à effet entre l’état général et la manifestation articulaire. Cette constatation grossière avait été faite par les chirurgiens anciens qui l’attribuaient à la métastase : l’explication en était différente suivant la valeur pathogénique attribuée à cette expression.

A mesure que les maladies générales furent mieux connues, grâce surtout à une étude plus attentive des faits cliniques et anatomo-pathologiques, on put établir, dans un plus grand nombre de cas, ces relations non douteuses entre les manifestations articulaires et les maladies générales et bientôt une grande classe d’arthrites secondaires fut créée. Bonnet consacre un chapitre tout entier de son livre à ces rhumatismes consécutifs, qu’il se garde bien de confondre avec le rhumatisme vrai : ïls n’ont de commun que le nom. Déjà à son époque on étudiait avec soin le

De Lapersonne. 4e

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rhumatisme blennorrhagique , les arthrites purulentes, d'origine pyohémique ou puerpérale, celles qu’entraînent à leur suite les fièvres éruptives ou la dothiénentérie. Cette seconde période, qui arrive presque jusqu'à nos jours, pourrait être appelée la période clinique de la question qui nous occupe. ;

La bactériologie est venue donner un essor considérable à ces études de pathologie générale. Par elle, certains faits, que les cliniciens avaient constatés, ont été confirmés, pour ainsi dire, d’une façon mathématique et déjà, grâce à cette science nouvelle, quelques-unes de ces arthrites mentent d’être définitivement classées. Mais il s’en faut de beaucoup que la démonstration soit faite pour le plus grand nombre. Aussi ne peut-on pas faire actuellement une classe spéciale des arthrites d’origine microbienne. Dans les études plus récentes de pathologie générale, on a cherché à établir des classifications nosologiques plus solides que par le passé et l’on s’est adressé à la notion étiologique: elle répond mieux que toute autre à la division naturelle des entités morbides et parle plus clairement à l'esprit.

C'est en ce basant sur cette grande notion de l’étiologie, que M. Lannelongue, dans un travail récent groupait les arthrites suivant cinq grandes variétés. Il nous semble que cette division, que le savant professeur appliquait aux maladies de la hanche, mérite à juste titre d’être généralisée. On pourrait done dire avec lui qu’il existe:

1° Des arthrites traumatiques ;

2° Des artbrites imflammatoires, par propagation ou de voisinage ;

30 Des arthrites généralisées du rhumatisme ou de la goutte ;

4° Des arthrites des maladies de l’encéphale et de la moelle épinière, l’ataxie musculaire progressive, etc. :

5° Des arthrites septiques, parasitaires ou virulentes, microbiennes pour la plupart, secondaires aux maladies générales. |

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