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et un de ses oncles sont des alcooliques avérés, un autre oncle est faible d’esprit, un de ses cousins a été interné.
Antécédents personnels. — M... est atteint de démence précoce (débilité mentale congénitale). Il a eu dans son enfance la fièvre typhoïde, la variole, une méningite. Toutes ces affections n'auraient servi qu'à aggraver un état mental congénitalement compromis du chef de ses ascendants. Peu intelligent, essaya de plusieurs métiers (clerc d’huissier, commis d'écriture, corroyeur), qu'il abandonna bientôt après. Il se met enfin à boire, se masturbe à outrance, frappe sa mère, se livre à une exhibition (impulsion exhibitionniste), qui provoque son internement. Lors de son entrée, ses facultés sont considérablement affaiblies. Il est sournois, taciturne, indifférent à tout ce qui se passe autour de lui, apathique, etc., il ne parle point si ce n’est pour affirmer sa grande satisfaction, la haute opinion qu’il a de lui-même. Il rit alors naïvement et sans motifs, fait des réponses sottes, des associations d’idées, stupides, éternel
Son niveau intellectuel s’abaisse rapidement. Il devient sujet à des impulsions. Soudain, sans que rien puisse justifier son mouvement, le voilà qui est pris comme une sorte de rage, il s’élance, tantôt il se précipite contre les portes qu'il frappe à coups redoublés, tantôt saisissant sa verge à pleines mains, il la tiraille de toutes ses forces, la comprime etc. déterminant de la cyanose, de l’œdème etc., tantôt il se jette la tête la premièresur le sol et se fait, soit sur le crâne, soit sur la face, des blessures sans cesse renouvelées. — La sensibilité à la douleur, quoique diminuée chez ce malade, n’est pas abolie. Nous avons pu nous en assurer non seulement par la recherche de la sensibilité mais par ce fait que parfois, à la suite de l'impulsion, il accuse spontanément de la douleur.
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