III. — Masochisme
Aimer à être en réalité, ou en imagination, traité durement, torturé même par une femme, et ressentir de la souffrance réelle ou imaginaire qui vous est ainsi lufligée, une sensation de volupté, qui tantôt
Pa TO a
constitue un appoint excitant de la jouissance normale, tantôt remplace cette jouissance à laquelle elle équivaut entièrement: voilà le masochisme.
La principale pratique en usage est la flageliation, infligée par le sujet aimé; mais il en est d’autres, par exemple, celle de se faire fouler aux pieds, de se faire humilier de diverses manières, souvent d'ailleurs tout à faitsymboliques, etc., etc. Il est certain qu'à prendre le mot automutilation dans toute sa rigueur, la fiagellation n’est pasune antomutilation ; mais si l’on songe que cette torture est désirée, demandée, voulue par le masochiste, on ne saurait y voir un abus de mot, une trop grande extension donnée à ce qui fait l’objet de notre thèse. Nous allons citer deux exemples de masochisme.