‹ Des Automutilations Chez Les AliénésChapitre 52 sur 54 · KRAFFT-EBING · texte numérisé non relu

KRAFFT-EBING

X..., mari modèle, est pris par accès de l'envie d'aller au lupanar, d'y choisir deux ou trois des plus grandes filles et de s’enfermer avec elles. Alors, il met son torse à nu, se couche par terre, croise les bras sur l’abdomen, ferme les yeux et fait marcher la puella sur sa poitrine nue, sur son cou et sur sa figure en la priant d’enfoncer vigoureusement à chaque pas les talons de sa chaussure. Au bout de deux ou trois heures, il en a assez... Il arrive aussi quelquefois qu’il tait monter une de ces filles sur sa poitrine et les autres doivent alors la prendre et là faire tourner sur les talons comme une toupie, jusqu’à ce que la peau de M. X... saigne sous les talons des bottines. Souvent, une des filles est obligée de se placer de façon à ce qu’elle tienne la bottine sur ses deux yeux et que le talon presse un peu la paupière de l’un des yeux, tandis que l’autre pied chaussé est sur le cou. L'auteur parle d’une douzaine de cas analogues. Hammond suppose avec raison que cet homme étant devenu impuissant dans ses rapports avec les femmes, cherchait et trouvait, par ce procédé étrange, un équivalent du coït. Pendant qu’il laissait piétiner son corps jusqu’à en saigner, il éprouvait d’agréables sensations sexuelles accompagnées d’éjaculations.

(1) Psychopathia sexualis.

TS

Les débauchés affaiblis ont recours, parfois, à la flagellation et autres tortures pour stimuler leur puissance génitale amoindrie. Ils ne cherchent qu’une excitation de leur centre spinal à l’aide d’un moyen mécanique ; il y à alors perversitée et non perversion masochiste. Pour le masochiste, au contraire, quelque torture qu’il emploie, « c’est la soumission à la femme qui constitue le point le plus important; le mauvais traitement n’est qu'une manière nouvelle d'exprimer cette condition ».

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