‹ Des blasphèmes et imprécations [microforme]Chapitre 6 sur 36 · PRE ET · texte numérisé non relu

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On ne saurait excuser de péché véniel l'habitude de prononcer ce Nom trois fois Saint à tout propos, comme si c'était un nom purement profane, à moins qu’on ne puisse alléwuer ignorance ou simplicité de la part des fidèles qui tombent dans cet abus : Que le Nom de Dieu ne soit pas une routine dans ta bouche, et n’abuse pas du nom des Saints, car tu ne seras pas exempt de péché (1).

Ce n’est pas non plus un blasphème, ni un péché mortel, de prononcer, soit de sang-froid, soit dans un mouvement de colère ou d’impatience, le mot sacré, qu’on ‘emploie le plus souvent avec certaines expressions grossières, plus ou moins injurieuses au prochain, en disant de quelqu'un, par exemple, que c'est uv, sacré béta, un sacré M... Ce n'est point contre Dieu que l’'emportement fait tenir de semblables propos, maïs bien contre les hommes, ou contre les animaux, ou contre les

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(1) Eccli. ZXX1IT, 10.

ET IMPRÉOATIONSe | St

nt été l'occasion de

el di Hs choses mêmes qui 0 <e | notre impatience. La colère, quelque sa grande, quelque grave qu’elle soit, n’en ité D change point la signification (1).

” Bien plus, ce n’est pas un blasphème der [| proprement dit de prononcer en vain le : ii Gaint Nom de Dieu, en disant par exemple : a Sucré Nom de Dieu !' Nom de Dieu ! Ces id mots qu'on profère le plus souvent dans ; mn moment d'impatience, n€ sont point | À contre Dieu dans Vintention de celui qui ps se les permet, mais contre les hommes, les à animaux, ou les êtres inanimés à l'égard die desquels on 8e Jivre à la colère, ils n’exes priment, par eux-mêmes, aucune injures 29" aucune diminution de l'honneur que l'on uel- doit au Saint Nom de Dieu. Sion y fait icré bien attention, On remarquera que Ce sont ntre — .

em # (1) La colère et le blasphème gont.deux péchés diffé- . rents. La colère peut quelquefois ôter de la malice au 0M- blasphème en em &chant l'advertance ou l’attention à celui qui prononce des paroles injurieuses. La colère a les qui accompagne fait proférer ces paroles peut être légère ou mortelle. C’est ainsi {nous l'avons dit) qu’il guivantes qui en elles-mêmes

faut juger des expressions | p’excèdent pas le véniel : Maudit cheval, sacrée bêtes

\ que le diable t'emporte.

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