‹ Des Blessures du Cristallin Sans CataracteChapitre 12 sur 20 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Observation de Stéphenson. Revue générale d’ophtalmologie, 1897, et Thèse de Heuls)

Corps étranger, pendant 16 ans dans le cristallin, resté transparent.

Chez un charpentier, âgé de 30 ans, se plaignant d'un nuage apparu depuis 4 jours, Archer trouve V — 6/18 et dans le cristallin un grand nombre de stries étoilées ainsi qu'un morceau de mélal brillant situé dans la partie postérieure. Une ligne noire très fine, longue d'à peu près un millimètre, était visible dans le secteur inféro-nasal de l'iris. Rien dans la cornée.

Le malade se rappelait que, 16 ans auparavant, il avait été atteint par l'explosion d’un lube de métal rempli de poudre.

Su }f Le

Quatre jours après le premier examen, le cristallin était devenu tellement opaque qu'on ne pouvait plus voir le fond d'œil. Trois jours plus tard le cristallin était redevenu transpareut ; le corps étranger facilement visible dans le cristallin. V=—="o7r2. :

Six Jours plus lard, le cristallin s'était troublé de nouveau. V = 6/60. La calaracte étant levenue complète, l'extraction fut pratiquée et l’on trouva dans la masse cristalliniénne un éclat de fer long de 22 5 et large de Omm 25,

OBSERVATION VII (Observation du docteur Wecker. Thèse de Delacroix, Paris, 1866.)

Blessure de la capsule par une bavure de rivet.

Cicatrice à peine visible. Transparence parfaite du cristallin.

M. B..., 40 ans, chaudronnier, se blessa à l'œil gauche, le 17 avril 1865, avec une bavure de rivet chaude (éclat de fer) du poids de 1 gr. environ.

Larmoiement subit et troubles intenses de la vue. Le malade avait peine, dit-il, à compter sur ses doigts à un pied. Douleurs modérées pendant ? jours. Il reste ensuite un trouble de la vue assez gênant mais surtout incommode depuis le milieu de mai, époque à laquelle la taie de la cornée consécutive à la blessure devient translucide et diffuse les rayons lumineux.

Le 14 juillet, le malade se présente à la clinique du docteur Wecker où l’on constate dans son œil gauche les particularités suivantes : taie cornéenne presque centrale, irrégulière de 12» de diamètre. La pupil'e ayant été largement dilatée, on aperçoit à l'éclairage latéral, sur la cristalloïde antérieure, une autre cicatrice linéaire étroite longue de 22» 1/2 à 3ux et d'un blané grisâtre. Cette cicatrice envoie à droite et à gauche de très petites émanations qui lu: donnent un aspect penniforme

et qui tiennent sans doute à des modifications de la couche épithéliale sous-capsulaire. Les troubles visuels qui résultent de la diffusion des rayons lumineux à travers ces cicatrices semitransparentes et centrales de la cornée et de la cristalloïde sont tellement incommodes, principalement quand le jour est vif et quand le regard est appliqué à une occupation minutieuse, que le malade se trouve alors contraint de fermer entièrement l'œil gauche.

Faute de ne rien pouvoir contre son état, on le renvoie chez lui en lui faisant promettre de se montrer à son prochain voyage.

Il n’est pas encore revenu.

Page 1