Des caisses d'épargne [microforme]
Mowsieur,—Je goûte beaucoup votre projet de faire imprimer l'article des Entretiens du Village, intitulé : Des Caisses d'Epargne, et d'en faire un petit pamphlet que l'on mettrait en grande circulation car je pense qu'une pareille publication est ie nature à faire connaître partout les précieux avantages de ces Institutions. |
J'ai aussi la confiance que par votre zèle, et celui des directeurs de la Banque d'Epargne, dont vous êtes le président, et sous la protoction de St. Mathieu, qui, de collecteur des deniers publics, est devenu Apôtre et Evangéliste, cet établissement deviendra de plus en plus prospère.
J'ai l'honneur d'être, monsieur, avec une parfaite considération, Votre très humble et obéissant serviteur,
+IG.: Ev. de Montréal.
Président de la Banque d’Epargnes,
Alfred LaRocque, Ecr, ete, ete, Montréak
Maître Pierre.—D’où sors-tu donc, Francois ?
François.—Moi ! je ne sors pas, j’entre chez nous.
Maître Pierre.—Oui, mais avant de rentrer, d’où bortais-tu ?
François.—Puisqu'il faut vous le dire, maître Pierre, je sortais du cabaret.
Maître Pierre. —Et tu ne dis pas que tu y a passé ke dimanche et le lundi; ta femme crie et pleure, et tes enfants, qui les nourrira ?
François.— Vous avez raison de me gronder, mattre Pierre ; maïs je noie mes soucis dans le vin, et du moins, quand jai bu, je ne vois pas lPhôpital qui est au bout de ma peine. Que voulez-vous que ‘devienne un jour ma femme et mes pauvres enfants ? j'aime mieux m’étourdir et m’abrutir que de songer à cet avenir-[à, qui n’est pasgai. D'ailleurs, quand bien même j'aurais économisé, à force de travail, trois nièces de cinq francs au bout du mois, que voulezvous que j’en fasse ? |
Maître Pierre.—] faut les placer.
François.—Où? sous mon établi? on me les volerait.
Maître Prerre.-—Et non!
François.—Chez le banquier ? H ferait faillite.
Maître Pierre.—Et non !
François. —Eh bien, où donc ?
Maître Pierre.—A la Caisse d’épargne.
Frangois.—Qu'est-ce donc que la Caisse d’épargne :
Maître Pierre.—C’est une Caisse où les oavrie:s pauvres et laborieux viennent, cnaque dimanche, verser le montant des économies de la semaine.
On reçoit depuis un franc jusqu’à trois cents francs. On inscrit le nom du déposant dans un régistre, et on lui délivre, sur un livret, le reçu de la somme versée; puis, l’on bonifie l'intérêt à quatre pour cent, qui est, à son compte, ajouté au capital.
C’est le trésor public et non un banquier qui encaisse l’argent, et des personnes riches et charitables administrent gratuitement la Caisse.
François.—Et si je voulais ravoir mon argent ?
Maître Pierre.—Tu en ferais la demande, et, presque tout de suite, il te serait remis.
François.—Combien faut-il de temps et d’argent pour amasser de la sorte, un petit capital ?
Maître Pierre. —Trois sous placés chaque jour produiraient une somme de six mille cinq cents francs au bout de quarante ans : or, ta journée de travail est de trente sous ; si tu en mets de côté trois, il t’en resiera encore vingt-sept. Et Henri ton voisin, qui L’est pas marié, et qui n’a que vingt ans, combien gagne-t-il par jour, lui qui est vigoureux et bon ouvrier ?
François.—Henri gagne quarante sous.
Maître Pierre.—ÆEh bien, dis-lui de mettre de côté dix sous par jour ; à l’âge de soixante ans, il aura une rente viagère de deux mille francs, ou un capital de vingt mille francs.
François.—Mais ce n’est pas possible, maître Pierre, car ce serait là une fortune.
Maître Prerre.—Si mon ami, cela est possible, et je ne voudrais pas te tromper.
François.—Alors je veux aussi mettre à la Caisse d'épargne, et je ne ferai plus le lundi. Il faut que j'en parle à ma fille qui est ouvrière.
Maître Pierre—Bien François ! tu as raison; les femmes sont plus économes que nous. Sita fille gagne un franc par jour et qu’elle soit nourrie, elle peut mettre au moins un franc par semaine à la Caisse d'épargne, et se préparer un trousseau de mariée et quelques pièces de ménage. Puis épousée et les enfants venus, elle fera pour sa fille ce qu’eile a fait pour elle-même, et celle-ci rendra à ses enfants les exemples qu’elle aura reçus de sa mère. Les bonnes imitations se transmettent comme les héritages (1).
François.—Dites donc maître Pierre, vous connaissez bien le gros Mathurin ?
Maître Pierre.—Qui ? ce brave terrassier qui est si économe et si laborieux ?
François.—Eh bien, maître Pierre, je vous dirai à l'oreille qu’il m’a confié avoir amassé une petite somme, cinq cents francs, je crois. Il voulait acheter une maison de mille francs, et il ne sait où mettre
(1) Il y a encore une quantité énorme de citadins et surtout de campagnards qui ne savent pas ce que c’est qu'une Caisse d’épargne, ni son utilité, ni son mécanisme, ni ses services. Puissions-nous par la publicité de nos ENTRETIENS DU VILLAGE, la leur faire connaitre et la leur faire aimer?
Tel ouvrier a été volé de son pécule, amassé à la sueur de sor front, qui vient déposer à la Caisse, par une précaution tardive, un petit héritage à lui advenu.
Quelquefois, c’est un bienfaiteur qui cache sa main et met à l'abri des dissipations du père, de pauvres enfants, ou bien qui prépare le sort d’un orphelin.
En voici un exemple touchant: Un ancien militaire et sa femme, chargés de famille, avaient élevé une jeune gpheline avec leurs propres enfants. L'âge vint de la marier ; mais la dot ? La femme alors avoue à son mari que depuis dix ans, en cachette, elle avait amassé, sur ses dépenses personnelles, une somme de 850 fr. dont le livret était destiné à la dot de l’orpheline.
De son côté, le mari, songeant à même chose, avait recueilli une somme pareille, dont 300 fr. avaient été distraits pour subvenir aux frais de maladie et de funérailles d'un vieux compagnon d'armes. Restaient 500 fr. qui furent joints à la dot. Le mari et sa femme étaient pauvres. Quels admirables gens |
son argent : il dit que s’il le cache dans son jardin, au pied d’un arbre, on pourra bien le lui voler, et que sil le prête, on pourrait bien ne pas le lui rendre. Le pauvre homme est embarrassé et ne dort pas la nuit d'inquiétude et de peur. S’il déposait cet argentlà à la Caisse d'épargne ? hein!
Maître Pierre.—V ferait bien, Francois, par deux raisons : la première, c’est que son argent serait plus en sûreté ; la seconde, c’est qu’il lui rapporterait intérêt ; ainsi, par exemple, s’il l’y laisse pendant six ans et jusqu’à ce qu’il ait gagné cinq cents autres franes, il aura au bout de ce temps-là, plus de onze cents francs au lieu de mille franes, et il ne sera pas obligé d'emprunter pour payer l’enrégistrement, le notaire et les frais.
lrançois.—Je le lui dirai, maître Pierre. Savezvous que, dans les campagnes, il y a beaucoup d’argent enfoui. Les uns le mettent sous la paille de leur lit, les autres entre les tuiles ou les poutres du toit. Ceux-ci dans leur cave ou au pied d’un arbre, et ceux-là derrière quelque mur qui le cache. Puis, si le possesseur de l'argent perd la mémoire par maladie ou vieillesse, ou s’il est frappé de mort subite, les enfants de cet homme riche qui vivait en misérable, ne sachant s’il a un trésor ni où il est, restent pauvres en réalité.
Maître Pierre—Ce que tu dis là, Francois, n’est que trop vrai, et il résulte de ces cachettes de numéraire, deux sortes de pertes ; perte pour la société, parce que Pargenf qui vivifie agriculture et le commerce n’a de valeur qu’autant qu'il cireule ; perte pour les héritiers, qui sont privés du capital et de l'intérêt que son placement aurait produit.
François.—Vous connaissez bien, maître Pierre, le vieux Robert, qui n’a pas d’enfants. C'est un honme respecté, celui-là ! et qui fait du bien à toute
la commune. Il est parrain, vous savez, de Nicette qui est en servise, et du petit Jacques qui travaille chez le forgeron. Si Robert donnait de l’argent à la mère de Nicette et au père de Jacques, il pourrait bien n’arriver jamais, cet argent-lÀ, entre les mains de ces pauvres enfants. Est-ce que s’il le plaçait à la Caisse d'épargne ?.…
Maître Pierre.— S'il le plaçait là, à vingt-cinq ans, Nicette aurait une petite dot, et Jacques achèterait la forge du village ; car vois-tu, François, ce n’est pas tout de vouloir faire du bien, il faut aussi savoir le faire.
François.—Je profiterai de vos conseils, maître Pierre, pour moi et pour les autres. Ainsi jai ma nièce Angélique qui sert À l’auberge du Lion d’or, et mon neveu Jean qui est garçon laboureur à la ferme des Quatre-Vents. Ce sont là des enfants rangés ! ils sont nourris, logés et blanchis par leurs maîtres, et ils ont de bons gages qu’ils mettent, chaque an, de côté.
Maître Pierre.—[ faut qu'ils continuent, François, à vivre honnêtement et d’économie, et qu'ils ne se laissent pas leurrer par les fripons de la ville qui flairent l’argent de toutes parts, et qui rôdent autour d'eux. On leur dira: Tirez votre argent du sac, et nous vous en ferons un bon billet à gros intérêts. Angélique et Jean, comme tous les domestiques, n’ont pas de confiance dans leurs maîtres et n’aiment pas qu’on sache leurs affaires, ni s’ils ont de l’argent. [ls se laisseraient donc attraper par ces usuriers enjôleurs, qui empocheraient leur argent, ne solderaient pas les intérêts promis et lèveraient le ied, en emportant la somme entière. Si, au contraire, ils vont à la Caisse d'épargne, ils garderont leurs économies, inscrites sur le livret, avee plus de sûreté que dans
Je tiroir de leur commode ou dans la caisse du banquier.
Qui économise, s'enrichit. Qui épargne, travaille, et qui travaille, pose des pierres sur le chemin de l’avenir, pour s’y asseoir quand il sera las.
La fourmi retrouve, l’hiver, les grains de mil et de blé qu’elle a courageusement amassé dans l’été. De même, le bon ouvrier doit prélever quelque argent sur son salaire, lorsque le pain est à bon marché, pour en acheter lorsqu'il est cher.
L’ouvrier laborieux a moins de nécessités et plus d'argent que l’ouvrier dissinateur ; il aime mieux sa famille, parce qu’il s’arrange pour ne pas lui être à charge, lorsqu'il sera impotent et vieux ; et il aime mieux son pays, parce qu’il s’arrange pour que son pays ne s’épuise pas à le nourrir ou à le loger dans ses hôpitaux.
S'il a besoin d’acquitter un terme de son loyer, de se faire faire un habit, de solder une dette, il s’achemine à la Caisse d'épargne. Il n’a point recours à des emprunts usuraires. Il ne demande point à l’aumône des secours humiliants. Il ne s'adresse qu’à lui-même. Il tire ses ressources de son propre fonds, de son intelligence, de son labeur. IL sait qu'il est homme, et que le malheur, la maladie et la vieillesse, ces trois inséparables compagnons de l’homme, sont sur ses pas, toujours prêts à l’atteindre. S'il ne peut les fuir, il peut rendre leurs coups moins subits et moins pesants.
Toutes les vertus naissent de la prévoyance. Elle enfante l’économie, l'amour du travail, l’ordre, la sobriété, le respect de soi-même et d’autruj. Elle fait naître le désir de la propriété, et elle développe les facultés de l'intelligence.
Ce n’est pas, François, que l’homme ne doive point
se délasser. L’excès du travail use le corps et anticipe la vieillesse. Mais la santé, le repos de l’âme, la moralité des habitudes, ne veulent que des plaisirs courts et tempérés. Point de jours sans travail, point de nuits sans sommeil, c’est là une bonne vie. Les débauches des femmes, de la table, du jeu, des liqueurs, conduisent promptement l’ouvrier à l’enivrement de la crapule, à la langueur de ses forces, au désordre de ses petites affaires, aux disputes du mévage, à l’hôpital, au désespoir et À la mort. Au contraire, plus il est laborieux, simple, rangé, plus il excite les sympathies des riches ; car ils y trouvent aussi leur compte. Il ne manque pas d'ouvrage, et il traite avec les bourgeois, d’égal à égal, leur donnant travail pour salaire. C’est Jà de la véritable dignité, de celle qui triomphe des mauvais jours et du mauvais sort, et qui convient seule à un homme libre.
François.—Mais vous ne parlez, maître Pierre, que des ouvriers. D’où vient qu’ils attirent plus particulièrement votre sollicitude ? Iist-ce que vous craignez qu’ils ne se pressent pas d’aller à la Caisse d’épargne ?
Maître Pierre. —Oui, Francois, je le craignais d’abord, et je n'avais pas tort de le craindre. Car d’abord ils n’y allaient pas du tout, et aujourd’hui même ils n’y vont pas encore assez. C’est cependant pour eux, c'est dans leur intérêt spécial, que les Caisses d'épargne ont été créées.
Les petits marchands, bourgeois et rentiers, ne portent là leur argent que pour sûreté de dépôt, placement temporaire, et spéculation. Les domestiques des deux sexes qui se méfient de leurs maîtres et des banquiers, prennent volontiers le même chemin. On y voit venir aussi les ouvrières qu sont naturellement plus rangées, plus économes, plis prévoyantes que
les hommes, qui vivent plus retirées, et qui ont des appétits de toute nature, moins brusques et moins exigeants, Mais les ouvriers se laissent entraîner par leur propre facilité ou par la contagion du mauvais exemple. Le jeu, la table, le cabaret, le billard, les veilles épuisantes consomment, presque sur l’ heure, l’excédant de leur salaire. On mange pour soi, on dépense pour les autres. On aurait honte de garder son argent. On en fait montre, on le jette, on rit de la prévoyance, on nargue lavenir, on débraille, on s’avine, on se plonge dans la débauche.
Les pères de famille ne sont guère plus tempérants ni plus retenus que les célibataires, et ils perdent, dans la fatigue des plus grossiers plaisirs, leur vigueur, leur santé, leur intelligence, leurs mœurs, leur repos intérieur, leurs pratiques dégoûtées et les économies amassées aux bons jours.
Mais c’est surtout les ouvriers des ateliers et des manufactures qui sont exposés aux accidents foudroyants de l’imprévoyance ; ear si, tout-à-coup, par concurrence, incendie, refus de capitaux, guerre, encombrement, fausse spéculation ou autre revers, la fabrique engrène ses machines et clôture ses magasins, voilà des familles sur le pavé, sans pain, sans vêtements et sans asile, Plus de travail et plus de salaire. Il faut donc mourir ou mendier! Les cuvriers des manufactures savent tout cela : aussi ne Veulentils pas s'engager dans les liens perpétuels du mariage, et ne forment-ils que des unions de hasard. La plupart de ces ouvriers, appliqués, toute la journée, au même rouage de la même mécanique, ont peu d'idées. [ls n’ont pas le temps d'apprendre les notions les plus élémentaires de la morale, [ls sont précocement excités à la débauche, par le mélange des sexes dans les mêmes ateliers. Enfin la crainte vague d’une cessatfon subite de travail les préocupe
sans cesse, C’est à ces causes réunies qu’il faut attribuer la quantité d’enfants naturels qui abondent dans les pays de fabrique et de commerce. Or, les Caisses d'épargne conduisent le concubinage à se légitimer, parce que les ouvriers et ouvrières peuvent mettre en commun leurs fonds de prévoyance, et elles préparent pour les mariages réguliers, en cas de fermeture temporaire de la fabrique, une transition plus honnête et plus facile de l’étur de chômage à l’état de réactivité.
Les Caisses d'épargne sont done la providence des classes manufacturières ; c’est leur bureau de bienfaisance, leur maison de refuge, l’asile de leur vieillesse.
L’Aumône entretient le paupérisme vigoureux et jeune, et la Caisse d’épargne ne laisse tendre la main qu’au vaupérisme infirme et moribend.
La Taxe des pauvres engendre la fainéantise, la misère, l’ignorance, lorgueil, Pivrognerie, le pillage, les violences, Passassinat, l’incendie, la ruine de l’agriculture et de PEtat. La Caisse d’épargne engendre la tempérance, l’ordre, la richesse, relève le prix des terres, et soulage le trésor.
Les Hôpitaux, lorsqu'ils sont trop nombreux, trop richement dotés, et trop facilement ouverts, donnent des primes à Pimprévoyance et à la paresse, et la Caisse d'épargne n’en donne qu’à la prévoyance et à l'économie.
Les Tontires, spéculations fiscales, institutions de l’égoïsme riche, favorisent le célibat aux dépens du mariage ct l'individu aux dépens de la famille, consomment les intérèts avec le capital, jouent un jeu de probabilités et de hasard, et meurent avec Pactionnaire.
Les Caisses d'épargnese mêlent, par le dépôt public de leurs fonds, aux mouvements et aux destinées de
la fortune du pays, agissent avec la puissance de l’intérêt composé, recueillent les plus petites économies de l’ouvrier, et ne laissent rien à ses passions, rien . À Péventualité du sort, précisent nettement le positif de son gain, par le positif de son travail.
Ouvrir une des portes de la Caisse d’épargne, c’est fermer une des portes des Enfants trouvés. Avec les Caisses d’épargne, moins de libertinage, moins d’émeutes, moins de police, moins d’hospices ; moins de subventions et moins de vols, de délits, de crimes, de suicides ; moins d’affaiblissement physique, de dégradation morale et de calamités de toute espèce.
La Caisse d'épargne est la mère de l’économie, le trésor des artisans, le pécule du pauvre, le remède de la mendicité, le reproducteur des capitaux et le levier du crédit national.
François.—Tout cela, maître Pierre, est judicienx, exact, vrai, bien observé, bien senti ; mais pour épargner, il faut dépenser moins qu’on ne gagne. Or le gain de l’ouvrier suffit-il en tout temps, en tout état et en tout lieu, aux besoins de la vie? Ces besoins satisfaits, lui reste-t-il quelque argent, et que restet-il? Voilà la question.
Maître Pierre.—Oui, François, voilà la question, et elle est bien posée :
Voyons à la résoudre.
Ou le gain &e l’ouvrier ne suffit pas à ses besoins, ou il y suffit, ou il l’excède.
S'il n’y suffit pas, c'est à la société à y pourvoir, l’ouvrier aidant, par des moyens de travail on nouveaux, ou plus fructueux, ou plus abondants.
S'il y suffit, c’est à l’ouvrier à dégager, par ses privations, le superflu du nécessaire. La privation volentaire est une vertu, la plus difficile, la plus forte et la plus productive de toutes, c’est une domination
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