‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 33 sur 117 · SP · texte numérisé non relu

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ORDRFS: GENRES ET ESPÈCES

Palmipèdes,

Canard eider (anas mollissinia Temm.).

Canard macreu-

ÉPÔQUES DES PASSAGES DES OISFAUX,

donnent, et étendent leurs migrations en Afrique, et même jusque dans l'Amérique septentrionale.

D'autres passages, mais moins réguliers que ceux de l'automne, ont lieu vers la fin de février ou au commencement de mars.

Ceux qui ne restent pas dans les contrées du midi de la France pendant la plus grande partie de l’année sont loïn d'attendre le retour de l’été pour regagner le Nord, où ils vont passer la belle saison.

Il est certain que plusieurs individus du canard sauvage nichent dans nos contrées, et y veillent aux soins de leur reproduction.

Il existe même une chasse particulière qui commence vers la fin de juin et dure jusqu’au mois d’août. On la nomme en patois languedocien & labrans ; cette chasse en fait périr un grand nombre. Les pennes alaires n’ayant pas acquis leur entier développement, ces oiseaux se laissent prendre pour lors avec facilité. Il est du reste aisé de se procurer un grand nombre d'œufs de cette espèce. Des habitudes à peu près semblables sont communes à un assez grand nombre d’autres espèces de canards ; mais celles-ci, comme l’anas boschas, quittent en automne le nord de l’Europe pour gagner le Midi, d’où elles étendent ensuite leurs excursions jusqu’en Asie et particulièrement jusqu’au Japon. On peut citer parmi ces espèces de canards, le chipeau, le siffleur, le souchet, le garrot, le morillon, la sarcelle d'hiver, la double ma creuse, la macreuse, et plusieurs autres espèces

D'après les voyages périodiques et réguliers auxquels se livrent ces canards, ils paraissent appartenir aux oiseaux émigrants.

L’eider habite les mers glaciaies voisines des régions polaires. Il est surtout très-répandu en Islande, en Laponie, au Groënland et au Spitzberg. Il se trouve aussi assez communément aux Orcades et aux Hébrides; mais il est fort rare en Suède et en Danemark, où il est de passage accidentel, ainsi qu’en Allemagne. Il paraît enfin que les jeunes seuls se montrent sur les côtes de l'Océan où les vieux ne se rencontrent jamais.

Cette espèce erratique, dont les passages n’ont rien de fixe ni de régulier, n’arrive presque jamais dans le midi de la France; on n’y voit guère en hiver que quelques individus égarés qui se rapportent toujours à des femelles et à de jeunes individus. Les vieux n’y paraissent. pas plus quesur les côtes de l'Océan.

Ce canard, ainsi que la double macreuse (anas fusca Temm.), est fort rare dans le

ORDRES

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GENRES ET ESPÈCES

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

à Palmipèdes.

se ( anas nigra midi de la France. L'un et l’autre sont de

Temm.).

Canard tadorne (anas tadorna Temm.).

19° Cygne (cycnus Linn.).

Cygne sauvage ( cycnus musicus Temm.).

Cygne tuberculé ( cycnus olor

passage périodique sur les côtes du nord de la France, d’où seulement quelques individus s’'égarent jusque dans nos provinces méridionales, lorsque les froids sont vifs et piquants.

La patrie de ces deux oiseaux est à peu près la même; l’un et l’autre habitent les mers arctiques des deux mondes, d’où ils se répandent vers les contrées tempérées, et en nombre d'autant plus considérable, que l'hiver fait sentir ses rigueurs dans les contrées où ils nichent. Aussi la macreuse peutelle être rangée parmi les races émigrantes, par suite de la périodicité et de la constance de leurs passages.

La tadorne habite le nord et les contrées occidentales de l’Europe le long des bords de la mer, d’où elle se répand d’une manière périodique sur les côtes de la Hollande, de l’Angleterre et de la France. Elle ne se montre guère dans l’intérieur des continents que d’une manière tout à fait accidentelle. Cet oiseau paraît cependant étendre ses migrations jusqu’en Asie, et particulièrement jusqu'au Japon. Ilest certain que la tadorne est plus abondante sur les côtes de l'Océan que sur celles de la Méditerranée. Cet oiseau voyage toujours par paires, c’est-à-dire par couples uniques et séparés, habitudes qui sont communes à certaines espèces de canards.

Une seule exception se fait remarquer; elle existe relativement à leider, qui arrive dans le midi de la France seul et tout à fait isolé. Probablement ces canards qui nous viennent ainsi solitaires ne sont que des individus égarés.

Cet oïseau habite les contrées boréales des deux mondes, d’où il émigre en hiver vers les côtes maritimes de la Hollande, de l’Angleterre et de la France. Comme l'espèce précédente, il pénètre peu dans l’intérieur des terres; le cygne sauvage, qui souvent pousse ses excursions jusque dans le midi de la France, les étend même jusqu'en Asie, et particulièrement jusqu’au Japon.

Ce cygne, dont l'élégance fait la parure de nos jardins, habite ‘les grandes mers de l'intérieur, surtout vers les contrées orientales de l’Europe. Mais en hiver, lorsque le froid est vif et piquant, il passe accidentellement dans le midi de la France.

Si l'espèce précédente peut être considérée comme un oiseau émigrant, il n’en est pas de même de celle-ci, dont les passages sont aussi 2ccidentels que l’inconstance des saisons. J1 paraît en être de même du cygne à

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

b bec noir (cycnus musicus), qui n'arrive ja- Palmipèdes.

mais dans les pays tempérés que lors des très-grands froids, On ne l'a jamais aperçu dans le midi de la France.

159 Oie (anser L'oie hyperborée habite les régions améri-

Temm ) caines du cercle arctique, d’où elle émigre

RUE régulièrement vers les contrées orientales de

Oie hyperborée l'Europe. Quelques individus égarés arrivent

( anser hyperbo- en Autriche, en Prusse, rarement en Hollande,

reus Temm.) et plus rarement encore dans le midi de la “ France,

Cette espèce niche en Sibérie et dans les contrées polaires de l'Amérique; d’après la régularité de ces excursions, elle doit être comprise parmi les oiseaux émigrants.

Oiecendrée(an- Cette espèce habite les mers, les plages et er les marais des contrées orientales ; elle avance ser ferus Temm.). rarement vers le Nord au delà de 530. Ses passages en Allemagne et vers le centre de l'Europe sont aussi réguliers que ceux qu’elle fait en hiver en Hollande et dans le midi de la France. Elle reste pen dans cette dernière contrée, qu’elle quitte toujours à l'approche du printemps.

Cette espèce paraît être la souche de toutes les oies domestiques, et se rattacher comme

la précédente aux races émigrantes.

Oie sauvage (an-| L'oie sauvage habite les contrées arctiques ser segetum Tem.), où elle niche constamment. Elle émigre périodiquement à deux époques différentes vers les régions ftempérées dont elle n’est chassée que par de très-grands froids. Alors seulement elle se montre dans les contrées méridionales, particulièrement dans celles de la France. Mais, pour si peu que le froid devienne moins vif, elle quitte le Midi pour s'enfuir versles contrées septentrionales, son séjour habituel.

Elle est assez abondante lors de son double passage en Allemagne, et dans le nord de l’Europe, mais surtout, à ce qu’il paraît , en France. Il n’en est pas de même dans le centre et le midi de l’Europe, où ses excursions sont tout à fait accidentelles, en sorte que cette espèce est tantôt émigrante eterratique, du moins dans certaines contrées.

Oie rieuse (anser| Cette oïe vit également dans les régions 1. voisines du cercle arctique, où elle niche haalbifi ons Temm.) bituellement. Elle paraît être assez commune en Sibérie, d’où elle étend ses excursions jusqu’en Hollande et le midi de la France.

Mais, dès que la belle saison approche, cette espèce, comme la précédente, nous quitte, pour voyager yers les régions arctiques, où

elle a fixé son séjour.

ORDRES

Palmipèdes

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GENRES ET ESPÈCES

Oie bernache (anser leucops Tem.).

Oiecravant (anser bernica Tem.).

Oie à cou roux (anser rufficollis Pallas).

140 Thalassidrome ({thalassidroma ‘Temm.) (thalassidroma pelagica Temm.)(oiseau des tempêtes vulg.).

45° Pétrel (pro-

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

CCR ES ETES CC GREEN SNMMENNENNNES

La bernache habite les parties les plus froides et les plus sauvages du Groënland, de la Laponie et de la Sibérie. Elle est de passage acci“entel en automne et en hiver dans les pays tempérés, d’où elle s’avance parfois jusque dans le midi de la France. Elle niche vers les contrées polaires, son séjour habituel.

Cette oïe a également pour patrie les régions arctiques, où elle niche constamment.

Elle porte ses courses en automne eten hiver dans les pays tempérés, comme la Hollande et le nord de la France. Elle s'arrête peu en Allemagne, et parvient rarement jusque dans le midi de la France. Cet oiseau, ainsi que d’autres espèces de ce genre, retourne constamment, au printemps, vers les régions où il construit son nid et où il se reproduit. Il paraît donc erratique comme la bernache, dont il a à peu près les mœurs.

L'oie à cou roux a pour patrie les contrées arctiques de l’Asie et les bords de la mer Glaciale. Elle paraît cependant émigrer d’une manière périodique en Russie; maïs ce n’est que très-accidentellement qu'elle étend ses excursions jusqu'en Allemagne, et bien rarement en Angleterre. On ne rencontre jamais l'oie à cou roux ni en Hollande ni en France, Emigrante relativement à la Russie, cette espèce est simplement erratique eu égard à l'Allemagne.

Cet oiseau a l'habitude, avant les tempêtes, d'aller chercher un asile à l’arrière des vaisseaux; aussi, à raison de cet instinct, on l'a nommé l'oiseau des tempêtes.

La patrie de cette espèce intéressante paraît être les mers du Nord, particulièrement celles de l'Amérique septentrionale. Elle se tient également aux Orcades, et aux Hébrides. Elle s'égare rarement sur les côtes de l'Océan, et plus rarement encore sur celles de la Méditerranée, arrivant parfois jusque dans le midi de la France.

D'après les mœurs que nous venons d'assigner à cette espèce, on doit la ranger, ce semble, parmi les oiseaux erratiques, dont les migrations n'ont rien de régulier ni de périodique.

Comme nous avons déjà parlé de l’apparition de cet oiseau, qui est pour les navigateurs un signe presque certain des tempêtes qui vont suivre, nous croyons inutile d’insister plus longtemps à cet égard.

Les pétrels vivent à peu près constamment comme les phaétons sur la surface des mers,

ORDRES

Palmipèdes.

GENRES ET ESPÈCES

cellaria Linn. ).

Pétrel fulmar

(procellaria gla-

cialis Linn.).

16° Puñfin (puffinus Temm.).

Le puflin cen— dré (puffinus cinereus Temm.).

17° Slercoraire (Lestris Ilig.).

Slercoraire pomarin (lestris pomarinus Temm.).

Slercoraire cataracte (lestris cataractus Temm.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

n’allant à terre que pour nicher. Ils se tiennent donc lorsqu'ils veulent se reposer sur les écueils et les glaces flottantes des régions polaires. Ils n'arrivent que très-accidentellement sur les côtes de l'Angleterre et de la Hollande, presque jamais sur celles de la France, et particulièrement sur celles du Midi.

Ces oiseaux sontun de ceux quis’éloignent le plus des côtes, et se trouvent à de plus grandes distances de tout continent. Peutêtre doivent-ils, en partie, cette faculté, à l'habitude qu’ils ont de piétiner sur l’eau, et des’; soutenir à l’aide de leurs ailes ; c’est pour eux le seul repos qu'ils prennent. D’après leurs mœurs, les pétrels doivent être classés parmi les espèces erratiques. Du moins , les passages qu'ils font ailleurs que dans les contrées où ils nichent ordinairement, c’est-à-dire les mers polaires, sont tout à fait accidentels et n’ont rien de tixe ni de régulier, Tels sont ceux qui les font arriver, parfois, jusque sur les côtes de l'Amérique, et particulièrement sur celles du Chili.

Le puffin habite toutes les mers ; il est trèsrépandu sur toutes les côtes de la Méditerranée, soit sur celles de la Corse, de l'Italie, du midi de ia France et de l'Espagne. Il étend même ses excursions jusqu'au Sénégal et au cap de Bonne-Espérance, et, dans ce grand intervalle, cette espèce ne présente aucune différence appréciable. Les grandes excursions auxqueiles se livre cet oiseau ne paraissent pas être régulières ni périodiques ; il appartiendrait donc à l’ordre des espèces erratiques, ainsi que le genresuivant.

Cet oiseau habite les régions glacées du Nord ; on le trouve daus les régions du cercle arctique, aux Orcades, et sur les côtes d'Ecosse, de Suède et de Norwége. Les vieux arrivent très-accidentellement sur les bords du Rhin, ainsi que sur les côtes de l'Océan. Le: jeunes s'égarent plus souvent vers les bords de la mer des pays tempérés, et pénètrent parfois dans l’intérieur des continents, se tenant pour lors sur les bords des lacs de la Suisse et de l'Allemagne.

Cette espèce habite, comme la précédente, les régions du cercle arctique. Elle passe accidentellement sur les côtes de la Hollande, surtout aux approches des tempêtes, dont sa présence est un signe presque certain. Parfois elle y est poussée après les orages et les ouragans, ce qui cependant est plus rare.

Cet oiseau étend également ses excursions accidentelles jusque dans l'Amérique méridionale.

Palmipèdes.

Stercoraire parasite (Lestris parasiticus Boie).

Stercoraire Richardson(lestrisRichardsonii Tem.)

18° Moueite (Larus Linn.).

Mouelte à maneau noir (larus marinus Linn.).

Mouette à manteau bleu (/arus argentatus Tem.).

Cet oiseau habite les régions arctiques des deux mondes, surtout celles d'Amérique. Il est commun au Groënland, sur les bancs de Terre-Neuve et au Spitzberg , où il niche. Il se montre fort rarement dans les régions tempérées, vers lesquelles il paraît émigrer accidentellement. Il en est de même des excursions qu'il fait sur les côtes de Norwége, et moins souvent sur celles d'Islande.

Observé jusqu’à présent sur les côtes maritimes de la Hollande, de l'Angleterre, du nord de la France, il n’a pas été aperçu dans le Midi.

Cette espèce habite les bords de la mer Baltique, la Norwége, la Suède, se montre en été en Islande, à Féroë et aux Orcades, et pousse quelquefois ses excursions, dans cette saison, vers leslacs et les rivières situés dans l’intérieur des terres. On Ja voit aussi dans l'Amérique du Nord sous les régions du cer— cle arctique. Les jeunes s’avancent jusque dans les contrées méridionales; mais les vieux s’y montrent plus rarement.

Toutes les excursions auxquelles se livre cette espèce paraissent accidentelles, en sorte que, comme tous les oiseaux du même genre, elle est essentiellement erratique.

Cette mouette, très-répandue aux Oreades et aux Hébrides, habite constamment les ri— vages de la mer, surtout vers ceux du nord de l'Europe. Elle n’est pas moins commune lors de son double passage sur les côtes de la Hollande, de l’Angleterre et de la France; mais à peu près uniquement sur celles de l'Océan, étant fort rare sur les bords de la Méditerranée. Ces passages périodiques n’ont rien de commun avec les courses aceidentelles et rares que font ces oiseaux vers l’inté— rieur des terres. Cette espèce, qui niche dans les régions du cercle arctique, paraît, d’après ses habitudes , se rapporter aux races émigrantes, du moins relativement aux courses qu’elle fait sur les côtes de l'Océan, courses qui paraissent périodiques et constantes.

La mouette à manteau bleu habite toute l'année les côtes maritimes de la Hollande et de la France , aussi bien celles de l'Océan, que celles de la Méditerranée. Elle se montre aussi parfois sur les lacs d'eau douce comme, par exemple, ceux de la Suisse, et sur le bord des rivières. Ce sont principalement les jeunes qui se livrent à ces excursions. Cette mouette, essentiellement sédentaire, n'abandonne presque jamais les côtes maritimes de la France, où elle niche habituellement.

ORDRES: GENRES ET ESPÈCES. | ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

A Mouette à pieds Cette espèce habite en hiver les bords de la F : nl mer dans toutes les contrées de l’Europe et Palmipèdes. [jaunes (/arus fla-|üe l'Amérique septentrionale. Elle est comvipes Temm.). mune en été sur les côtes de la Baltique et de la Hollande. Comme le précédent, cet oiseau vit sédentaire sur les côtes de la mer des provinces méridionales de la France, où il

niche habituellement.

Mouette à pieds| Cette mouette est également commune aux bleus (Larus canus|bords de la mer; mais elle paraît nicher hakb . bituellement dans les régions du cercle arc- Linn.). tique où elle passe l’été, tandis qu’elle demeure constamment l'hiver dans les contrées tempérées de l’Europe, où elle arrive vers la

fin de l'automne.

Cet oiseau signale également l’approche des tempêtes, s’avançant pour lors dans l’intérieur des terres en troupes plus ou moins considérables. Ses passages périodiques et réguliers doirent le faire comprendre parmi les oiseaux émigrants.

Mouette tridac-| La mouette tridactyle ‘habite principale-

: 11 |ment les lacs salés, les mers intérieures et

tyle (larus trida les golfes, et peu les côtes de l'Océan. Elleni-

ctylus Temm.). |che habituellement dans les régions du cercle

arctique, surtout en Islande. Ses passages

sont assez réguliers sur les côtes du midi de

la France, vers la fin de l'automne. Elle ne

nous quitte plus que vers le printemps, passant l'hiver dans nos contrées.

Mouette à bec! La mouette à bec grêle, toute nouvelle A + | pour la science, paraît être du Midi et n’hagrêle (larus tenui- bite que les bords de la Méditerranée. S'il en rostris Temm.). {est ainsi, cet oiseau aurait des habitudes tout à fait sédentaires. Il n’a été encore aperçu que sur les côtes de la Sicile et du

midi de la France.

Mouette rieuse! Cette espèce habite en été les rivières et les JE lacs salés et ceux d'eaux douces. Elle se (larus ridibundus | ne seulement en hiver sur les bords de Temm.). la mer ; aussi est-elle fort commune en Hollande et en Angleterre, tandis qu’elle est de passage en Allemagne et dans le nord de la France. Cependant la mouette rieuse se trouve constamment sur les côtes du midi de la France où elle est seulement plus fréquente en automne et au printemps que dans toute autre saison.

Elle serait donc sédentaire par rapport à

nous, tandis qu’elle serait erratique relativement à l'Allemagne et au nord de la France.

-| La mouette pygmée commune, en Russie Mouette PYE en Livonie et en Eionie, habite les fleuves,

ORDRES

Palmipèdes.

GENRES ET ESPÈCES

mée (larus minutus Temm.).

19°Hirondelle de mer (sternaLinn.).

Hirondelle de mer Tschegrava ( sterna caspia

Hirondelle de mer Caugek (sternacarilacaTem.).

Hirondelle de mer Dougall (sternaDougallii Tem.)

Hirondelle de mer Pierre-Garin

({ sterna hirundo Linn.).

Hirondelle de mer épouvantail (sterna nigra Lin.)

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

les lacs et les mers des contrées orientales de l'Europe; elle passe accidentellement en Allemagne, en Hollande, et en hiver dans les contrées maritimes des régions méridionales telles que la Sicile et le midi de la France. Quelques individus ont été rencontrés au printemps en habits de noces sur les côtes maritimes de nos provinces méridionales.

Des mœurs à peu près pareïlles sont communes aux autres espèces de ce genre ; mais iln'en est aucune autre qui arrive jusque dans les provinces méridionales de la France, nous ne nous arrêterons donc pas plus longtemps sur ces oiseaux.

L'hirondelle de mer habite les bords de la Baltique, les îles de ce golfe, la mer Caspieune et l'Archipel. Elle est assez rare sur les grands fleuves de l'Allemagne, et ne se montre qu’accidentellement le long des côtes de la Hollande, du nord et du midi de la France. Son apparition est bien plus rare encore sur les lacs et les rivières de l’intérieur des continents.

Cette hirondelle habite les bords de la mer, et rarement étend-elle ses excursions jusque dans l’intérieur des terres. Elle porte néanmoins ses migrations accidentelles sur presque toutes les côtes maritimes du globe. On la voit en effet en abondance au printemps sur celles du nord et du sud de la France, ainsi que sur celles dela Neuvelle-Hoïllande et des îles qui l'entourent. Il y a plus: quelques couples de cette espèce nichent et demeurent tout l'été dans le midi de la France.

Cette espèce, très-commune sur toutes les côtes d'Angleterre et d’Ecosse, se trouve aussi en Norwége, et visite les côtes septen— trionales de l'Océan. Elle est assez rare dans le midi de la France.

Cet oiseau habite principalement les bords de la mer; aussi est-il répandu sur une grande étendue des côtes maritimes, et peu sur les eaux douces, ou dans l'intérieur des terres. L'hirondelle de mer Pierre-Garin n’est pas rare daus le midi de la France, où elle arrive au printemps et n'en repart qu'en automne.

Cette espèce, la plus’ commune du genre, arrive en grandes bandes vers la fin du mois d'avril dans le midi de la France. Elle y niche au milieu des étangs et des marais, et se montre aussi dans l’intérieur des terres, sur les rivières et même les ruisseaux où coule une eau saumatre,.

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ORDRES, GENRES FT ESPÈCES

Palmipèdes.

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

+ PES SNAEE SENESEN GER PEMERRS

Cet oïseau se trouve également dans le Nord et jusqu’au cercle arctique. Il paraît en grand nombre en Hollande et dans les grands marais de la Hongrie.

Les autres espèces de £e genre ont à peu près les mêmes habitudes; certaines se rap— portent comme les précédentes à des oiseaux ou erratiques ou émigrants,

Les détails que nous venons de rapporter semblent prouver que les coupes génériques n'ont aucun rapport avec les habitudes des oiseaux ; car les mêmes geures de palmipédes offrent à la fois des espèces dont lesunes sont sédentaires, les autres erratiques, enfin plusieurs sont émigrantes. Les guillemots et bien d’autres oiseaux nous fournissent des exemples de mœurs aussi diverses. D'un autre côté, la même espèce se livre dans sou jeune âge à des passages accidentels, tandis qu'elle est tout à fait stationnaire lorsqu'elle est adulte. Nous avons cité à cet égard le plongeon imbrim. D'un autre côté, la mouette rieuse, tout à fait sédentaire dans le midi de la France, est au contraire erratique en Allemague et dans le nord de la France.

Il est enfin quelques espèces de palmipèdes, tels que les frégates, les pétrels, qui, sans émigrer soit accidentellement, soit d’une manière périodique, voyagent constamment, parcourent les plus grandes distances et s'éloignent le plus des continents.

Ces dernières espèces de la haute mer méritent de faire une classe à part, et doivent être distinguées d’après leurs habitudes des races précédentes. Elles sont en quelque sorte les cosmopolites des mers. On doit les désigner ainsi, quoique leurs mœurs ne soient communes qu’à un fort petit nombre d’espèces.

Du reste, si la plupart des oiseaux ont des habitudes essentiellement voyageuses et sont ou émigrants ou erratiques, il n’en est pas moins un certain nombre tout à fait sédentaires. Les guillemots, les plongeons, les phaétons, les mouettes, et quelques moineaux nous en fournissent des exemples auxquels on pourrait ajouter les manchots, qui, d’après la conformation de leurs ailes, impropres au vol, sont essentiellement stationuaires. Ainsi le nombre plus ou moins considérable, plus ou moins restreint des espèces qui ont telles ou telles mœurs, est tout à fait indifférent aux dénominations que l’on doit employer pour les exprimer d'un seul mot. C'est aussi d'après leurs habitudes que nous avons classé les oiseaux en émigrante, en erratiques, en cosmopolites et en sédentaires, sans avoir égard au nombre de ceux qui ont adopté telle ou telle manière de vivre.

ORDRES. [GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

II. Foulque( fulica Cette espèce est la seule du genre us ha- »: CRUE (EE Sa bite l’Europe. Elle se tient habituellement F innatipèdes. B: iss.). près des TS , des lacs et des golfes, où Foulque ma-—|ele vit dispersée par petites troupes. Néancroule ( fulica atralmoins ces oiseaux se réunissent l'hiver en Temm \ bandes considérables sur les étangs salés LEre Ge assez rapprochés des côtes du midi de la France, étangs qui ue gèlent presque jamais.

Sans aller à terre, ou du moins rarement, les foulques y demeurent jusqu’au commencement du printemps et quelquefois même plus tard. Elles y nichent communément, ou du moins plusieurs individus demeurent pendant tout l’été dans les provinces méridionales de la France , étant en quelque sorte, comme dans l'attente des autres qui viennent ordinairement en automne. Par suite de cette circonstance, les chasseurs tuent à peu près constamment au mois d’août de jeunes foulques.

Les foulques sont tellement nombreuses dans les contrées marécageuses des provinces méridionales, qu'elles y sont l’objet d’une chasse particulière, à laquelle prennent part une grande quantité de chasseurs, Nous n'oserions dire, qu’à raison de çe nombre les foulques ou macreuses portent leurs excursions jusqu'en Asie, soit au Japon, soit aux îles de la Sonde. Comme les passages de cet oiseau ont une assez grande régularité, il appartient aux espèces que nous ayons nom mées émigrantes.

re tte pate ee tres trs

Phalarope (pha- Le phalarope hyperboré habite les envilaropus Briss.) rous du cercle arctique, et se trouve en Si- ) ; APE ” bérie, en Islande , en Ecosse, aux Orcades, Phalarope hy— aux Hébrides , et en Laponie, préférant perboré (phalaro- pren les ste ou salées F aux eaux douces, Il est de passage accipue hyperboreus dentel sur les côtes de la Baltique ainsi Temm.). qu’en Allemagne, en Hollande et sur les côtes du midi de la France. C'est toujours en hiver qu'il arrive dans les régions tempérées ; il niche constamment vers le 68e de-

gré nord.

Phalarope pla- Cette espèce habite les parties orientales Li: 1 du sud de l'Europe, où elle niche constamtyrhinque (phala- ment. Elle est coma en Sibérie, sur les ropus platyrhin-| bords des grands laes et des rivières. Ce phachas Temm.). larope est de passage accidentel sur les grands lacs d'Asie, sur la mer Caspienne et même en Amérique. Les excursions qu'il fait parfois en Allemagne , en Angleterre et plus rarement sur les lacs de Ja Suisse, ne sont pas moins irrégulières. Aussi cette espèce et la précédente sont des oiseaux es-

sentiellement erratiques.

ORDRES

Pinnatipèdes.

Echassiers divi-

GENRES ET ESPÈCES

Grèbe (podiceps Lath.).

Grèbe huppé (podiceps cristatus Temm.).

Grèbe jou-gris ‘podicepsrubricollis Temm.).

Grèbe cornu

podiceps cornutus =

Temm.).

Grèbe oreillard (podiceps auritus

Grèbe casta— gneux (podiceps minor Temm.).

Talève {porphy-

sés en trois ordres. rio Briss.).

1° Gralles.

Talève porphyrion { porphyrio hyacinthinusTem.)

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Le grèbe huppé habite les bords de la mer, les étangs, les lacs et les rivières du nord de l'Europe. Il est de passage périodique en Allemagne, en Hollande, en Angleterre et en France, où il arrive en automne, et n’en repart qu’au printemps. Il se montre ordinairement par paires, mais jamais en nombre considérable, du moins dans le midi de la France , où cette espèce est plus commune qu’en Suisse.

Ce grèbe habite les rivières, les lacs et les bords de la mer, de la partie orientale de l'Europe. Ii passe accidentellement en Allemagne, en Hollande et en Suisse, mais plus rarement en France, surtout dans le midi.

Cet oiseau habite principalement les parties septentrionales et orientales de l'Europe. es passages sont accidentels en Allemagne, en Hollande, en Suisse et en France; ils sont encore plus rares dans le Midi que partout ailleurs. Le grèbe cornu ne borne pas ses excursions à l'Europe; il les étend assez souvent jusqu’en Amérique.

L'oreillard est généralement très-répandu plutôt sur les lacs etlles rivières que sur les côtes maritimes du nord et du midi de l'Europe. Il est très-commun en Allemagne, en Suisse, en Italie, en France, et se montre plus rarement en Hollande.

Cette espèce habite les contrées méridionales de la France, ‘où elle est à peu près sédentaire. Elle paraît assez rare dans les régions septentrionales. Comme ce grèbe construit son nid dans les roseaux, c’est dans les marais qui en sont couverts, que l’on en découvre le plus grand nombre.

Les races de ce genre sont donc à la fois émigrantes, tel est le grèbe huppé, ou erratique, ce qui arrive au plus grand nombre, ou enfin elles sont sédeutaires, comme le castagneux. Les coupes génériques sont donc sans influence sur le genre de migrations ou de passages auxquels se livrent les oiseaux.

Les talèves vivent en grand nombre sur les bords des lacs et des fleuves de la Sicile, de la Calabre, des îles Ioniennes et de tout l'Archipel et du Levant. On les trouve également dans le nord del’Afrique, et les contrées orientales de l'Europe ; ils parvien— nent même accidentellement jusque dans le midi de la France ; ce qui les fait rentrer daus la classe des oiseaux erratiques.

ORDRES

GENRES ET ESPÈCES

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Echassiers.

4° Gralles.

Poule d’eau (gallinula Lath.).

Poule d’eau de genêt (gallinula crex Temm.).

Poule d’eau marouelle . (gallinula porzana Temm.).

Poule d’eau poussin (gallinula pusilla Temm.).

Poule d’eau ordinaire (gallinula chloropus Tem.).

Quant aux autres espèces de ce genre, elles n'arrivent jamais dans le midi dela France ; les unes sont d'Afrique, d’où elles ont été transportées à l’île de France et en Amérique, tel est le talève à manteau vert (porphyrio smaragnotus Temm.); et les autres sont de la Nouvelle-Hollande, du Bengale et de Java (porphyrio melanopus et albus Lath.).

Cette espèce, qui habite jusque dans le nord de l’Europe, arrive à peu près constamment dans le midi de la France à la suite des cailles ; aussi à raison de cette circonstance a-t-elle été nommée roi des cailles. Ses passages sont donc périodiques comme ceux de ces oiseaux : ces deux espèces ont encore cela de commun de faire leurs voyages de nuit. Cependant, certaines années, le roi des caïlles, qui habite aussi le nord de l’Europe, est beaucoup plus abondant que dans certaines autres. En effet en 1835, il a été assez rare, tandis qu’en 1839 et 1840 il a été au contraire fort commun.

La marouette habite plutôt les contrées méridionales que le nord de l’Europe. Elle fait deux passages régulièrement dans le midi de la France, l’un en automne et l’autre au printemps. Aussi niche-t-elle dans nos contrées comme l’espèce précédente. On la dit peu commune en Allemagne et en Hollande.

Cette espèce vit en grand nombre dans les contrées orientales de l’Europe; elle est plus commune en Italie et le midi de la France que dans le nord de cette contrée. Elle passe régulièrement dans les premières de ces régions , vers la fin du mois de mars; tandis qu'elle ne paraît en Hollande que d’une manière accidentelle. Des habitudes à peu près semblables sont partagées par les autres espèces de ce genre, dont la plupart sont émigrantes, leurs voyages étant périodiques. Seulement la poule d’eau ordinaire (gallinula chloropus Temm.) offre cette particularité, que nous avons remarquée chez un assez grand nombre d'oiseaux, d'opérer des passages accidentels dans quelques contrées, et d’être tout à fait sédentaire dans quelques autres.

Ainsi, comme les gallinula pusilla et Baillonti, la poule d'eau ordinaire étend ses migrations jusqu'au Japon comme dans la plus grande partie de l'Asie, aïnsi que dans les mers de l’Afrique et des îles de la Sonde,

ORDRES, GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

III. Râle ( rallus| Cette espèce, commune en Allemagne, Echassiers Linn.) j en Hollande et en France, est encore un de î À ; ces oiseaux qui sont de passage dans certains Râle d’eau (ral- pays, et sédentaires dans d’autres. 19 Gralles. lus aquaticus Lin.)

Bécasse (scola- La bécasse, très-abondante dans le nord pax Illig ) de l’ancien continent , étend ses excursions AE . |jusqu'’en Asie et au Japon. Elle est de passage Bécasse ordi- périodique dans la plupart des contrées de paire ( scolopax|l'Europe. Ses passages ont lieu dans le midi rusticola Temm.) de la France dans le commencement du mois ‘7° | de novembre, et le second vers le milieu de mars. Elle émigre alternativement des plaines aux montagnes, et des montagnes dans

les plaines.

En Europe, cet oïseau habite pendant l'été les Alpes , les Pyrénées , et descend en automne dans les bois les mieux abrités, et passe souvent l'hiver dans le midi de la France.

L'humeur voyageuse de la bécasse ordipaire est si prononcée, qu'on la retrouve jusqu’en Amérique. Aussi doit-on la ranger parmi les espèces émigrantes.

Bécassine dou-| Cet oiseau se trouve dans presque toutes ble (scolopax ma- les contrées de l’Europe, partout où ilexiste 22 N des montagnes et des prairies inondées. Il jor Temm.). est de passage régulier dans quelques pays, et accidentel dans d’autres, circonstances qui sont beaucoup moins rares qu’on pourrait | le croire au premier aperçu. Elle arrive ordinairement dans le midi de la France, dans la première quinzaine d'avril, et n’y fait | pour ainsi dire que passer. Elle reparaît en— | core vers la fin de l'été, mais toujours en petit nombre, et ne s’y arrête pas. La quantité de ces oiseaux de passage est si faible, que si leurs voyages n'avaient pas lieu avec une périodicité marquée, on serait tenté de les considérer comme tout à fait accidentels.

Néanmoins celles qui passent dans le midi de la France au printemps semblent se rendre ensuite en Suisse et en Allemagne, où elles vont nicher. Enfin cette espèce étend si loin ses excursions, qu'elle arrive jusqu’au Japon et dans presque toute l'Asie.

Les autres bécassines ont des mœurs à peu près pareilles ; les seules particularités que présente la bécassine sourde (scolopax gallinula Linn.), c'est de paraître une seule fois dans le midi de la France en automne, pour quitter ces régions au printemps.

Le passage des bécassines n'est considérable dans les contrées méridionales que lorsqu'il pleut beaucoup en automne. Aussi,

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