‹ Des Cellulo-névrites aiguës primitivesChapitre 27 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il existe un syndrome de cellulo-névrite aiguë, primitive, à allure infectieuse et quelquefois épidémique, avec les signes habituels d’atteinte des nerfs périphériques depuis leurs origines médul- laires jusqu’à leurs terminaisons musculaires, vusceptible d'atteindre les ‘sphincters, les nerfs craniens, mais il évolue d’habitude favorablement. Il présente une dissociation albumino-cytologique; les formes pseudo-myopathiques paraissent lui appartenir en propre. Il en est probablement de même de la forme avec hypertrophie palpable des nerfs malades, dont nous avons observé un cas.

L'existence d’infections aiguës et subaiguës, localisées au niveau des neurones périphériques sensitivo-moteurs, ne fait pas de doutes; elle est réalisée par des agents pathogènes différents, dont

certains oht une autonomie peu contestable : encé- - phalite, sclérose en plaques en particulier. Mais dans la plupart des cas, il n’est pas possible, cliniquement tout au moins, de le faire rentrer dans ces cadres. | se

Souvent, le diagnostic sera vite établi lorsqu'il

+ hab

s'agira de méningo-neuronites avec phénomènes généraux, en particulier. Souvent aussi, le diagmostic sera de simple probabilité, après élimination immédiate ou lointaine des causes classiques

qui ne seront jamais perdues de vue.

Il s’agit là, comme pour les myélites aigues, d’une classification et d’une étiologie d’attente,

mais dont l’intérêt pratique, immédiat, est évident. Le traitement se résume, nous l’avons vu, dans l’injection intra-veineuse à hautes doses de septi-

cémine ou de salicylate de soude ; en général la

bénignité de ces cellulo-névrites est telle, qu’elles

régressent rapidement et complètement sans lais-

ser de séquelles.

Aussi, en raison même de cette bénignité relative. est-il nécessaire de bien connaître ces affections si différentes, ne serait-ce que par le pronostic, des atteintes antérieurement connues du neurone périphérique. | 4 |

Vu : Le Président de la Thèse,

RISER É Vu : Le Doyen,

BARDIER Vu et permis d'imprimer :

Toulouse, le 3 Mars 1936.

Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,

J. GHEUSI.

Page 1