‹ Des champignons comestibles, suspects et vénéneuxChapitre 42 sur 90 · XI · texte numérisé non relu

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autre , nous méfier de prétendus antidotes dont 1 emploi, sans succès , peut faire perdre un temps précieux et causer la mort du malade , nous ne craignons pas d’avancer qu’en pareille occurrence , et le danger étant éminent, on ne doit point hésiter d’appeler un homme de l’art, tant l’application intempestive des moyens , même ceux avoués par la médecine, tels que le lait, l’huile , le vinaigre , l’éther, l’ammoniaque liquide , etc. , tant cette application intempestive , dis-je , peut être fatale dans des mains inexercées. Il n’est donc qu’un homme de l’art qui puisse diriger un semblable traitement parce qu’il doit savoir apprécier les symptômes de l’empoisonnement et la nature de l’agent vénéneux *.

L’empoisonnement par les Champignons étant reconnu par l’inflammation des premières voies, des anxiétés, des défaillances , des syncopes , des vomissemens, le dévoiement, le choiera morbus , un assoupissement profond , voisin du carus , annonçant un danger imminent, s’il n’y a pas d’évacuation naturelle, on doit en conclure que plus les évacuations sont naturelles, fréquentes et répétées, moins il y a de danger pour le malade , qui, je le répète , est prêt à succomber, si l’assoupissement est profond et qu’il y ait défaut d’évacuations.

D’après tous ces symptômes, il est évident qu’il faut recourir aux évacuans , qu’on administre en raison des symptômes et de la situation du malade. Parmi les moyens indiqués pour combattre l’empoisonnement, les vomitifs

1 Le troisième volume de ma Flore pittoresque et médicale des Antilles donnant pour sommaire l’histoire des végétaux vénéneux et le traitement à opposer à l’action des plantes délétères, j’y renvoie le lecteur.

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