‹ Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution et des principes qui doivent fonder la république de FranceChapitre 21 sur 28 · DES CONQUÊTES · texte numérisé non relu

DES CONQUÊTES

Que les soldats ont un rapport avec les prêtres, celui de ne pas croire devoir se servir de leur raison. Maxime des Romains de ne pas ag-uerrir les peuples, républicaniser les Allemands. Soldats citoyens en Ang-leterre. Pendant la Révolution, ils refusèrent de faire la g'uerre à l'Espagne parce qu'elle était injuste. Le fanatisme religicu.x; donne plus une opinion à chacun que la politique. Des causes des conquêtes. Alexandre conquit, par l'opposition de ses mœurs douces et de l'esprit des barbares qu'il attaquait, les peuples du Nord par le dégoût de leur climat. Goût des Républicains pour les conquérants. Citer an centre de quel état. Effets de la découverte de la poudre à canon diamétralement opposé à celui de l'imprimerie. La première fois que Archidamus vit une grosse arbalète de batterie, il s'écria : « Oh ! Hercule ! la force de l'homme va donc devenir inutile. » La discipline des Spartiates. Rien, chez les Anciens, n'est nos troupes

réglées. Réflexions sur les durées des g-uerres dans les Républiques. Les haines des rois meurent avec eux. Les querelles nationales sont éternelles. Sieyés disait : quand on veut g'ouverner beaucoup d'hommes, il faut en combattre beaucoup. Les Français se battent pour la cause plus que pour l'efTet. Qu'au lieu de religion, pour rendre intrépide, on a eu le malheur.

Que (1) la discipline qui naît du serment ou delà rclig"ion laisse les soldats plus citoyens que la terreur. Que les Romains entraient dans les pays étrang-ers à raide d'intelliorence chez eux. Massinissa en Afrique, Eumène en Asie. Une nation peut avoir sur une autre nation l'avantag-e d'un homme de g"énie au milieu d'imbéciles. Les nations ressemblent aux honnêtes g'ens, elles veulent se sauver individuellement. Beaucoup de peuples libres du temps des Romains. Trois moyens d'ag-randissement pour les Républiques : se liguer avec d'autres républiques, les faire ses compagnons, ses subordonnés, les gouverner à titre de conquêtes. Que le besoin de changer de l'espèce humaine donne une grande chance à tout ce qui diffère fortement. La seconde manière, celle de Rome. Les guerres du Nord, les époques naturelles de destruction. Machiavel. Que l'argent n'est pas le nerf de la guerre. Les Romains firent aussi l'essai d'une nouvelle tactique. Machiavel pense que l'artillerie est un obstacle aux conquêtes. Ses prédictions. Les républiques seront toujours en guerre. Les Romains aimaient mieux l'artillerie que la cavalerie. La philosophie doit trouver le

(1) Ce morceau se retrouve avec quelques variantes au fol. 22 de la pagination actuelle du mss. Mais là il a été effacé par M"'e de Staël.

USACE DU POUVOIR |{13

terme moyen entre la guerre et l'ahàtardissemcnt du repos. Les Républicains léi^ateurs en étant tyrans au dehors, les Romains laissèrent aux conquêtes leurs propres lois. Ils ne prenaient point de voies moyennes avec leurs ennemis : ils détruisaient ou contentaient.

De Franklin. La société est produite par nos besoins et le g-ouvernemcnl par nos vices. Que le gouvernement doitcontenter les paisibles, non les esclaves. Conscience g-ag-ne tout ce que la g-loire perd. Epoque des mouvements populaires passée. Qu'en Révolution tout bien est relatif. User et croire au caractère français. Les hommes enivrés de lie. Qu'il n'y a pas de dang-er pour le gouvernement à .se scivir d'un parti toujours battu, les honnêtes g'cns. Dans la naissance des sociétés, dit Montesquieu, ce sont les chefs des Républiques qui font les Constitutions. (Concilier cela avec mon avis sur les choix, etc.). Que la population n'est pas toujours un sig-ne de prospérité. Les persécutions exig-eant l'esprit révolutionnaire sont funestes au g-ouvernement. Qu'il n'y a que la justice qui dispense de la reconnaissance. C'est dans ce sens qu'on a dit que les Républiques étaient ing-rates. Essence du pouvoir directorial, préserve les deux extrêmes l'un de l'autre. De môme, à Rome, les décemvirs entre les g-rands et le peuple. On accorde tout à qui vous préserve de vos ennemis. Mauvaise constitution cause de la puissance directoriale. Cromwell entre les Presbytériens et les Cavaliers. M. de Th. (1). Effet du succès. Les despotes doivent

(1) M. de Talleyrand.

laisser tranquilles les obscurs et les tiers (?). Les peuples libres peuvent ruiner, pag'e 41.

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