CHAPITRE IX. — 1.8 foison. — Le poison est à l'esclave ce que le fouet
Paye».
est au inallrc, une force morale — Si le mahre a droit de battre, l'esclave a droit d'empoisonner. — Le poison n'existe que dans les pays a esclaves. — Il ne lient pas essentiellement au caractère de la race noire. — Caprices du poison. — Il se fait obéir. — L'esclave empoisonne quelquefois par amour pour son maître. — Organisation secrète. — Moyens d'empoisonnement. — Inefficacité des lois contre le poison. — Cours pré vôm les. — Le poison disparaîtra avec l'esclavage. . . 121
CHAPITRE X. — le catholicisme et l'esclavage. — Légitimité religieuse de l'esclavage des hommes uoirs. — La servitude bonne aux nègres parce qu'ils y deviennent chrétiens. — Les propriétaires d'esclaves grands catholiques 135
CHAPITRE XI. — dans l'échelle des êtres, le nègre appartient au cenre homme. — Doctrine de M. Virey. — Epine dorsale du nègre. — Trou occipital. — Sang noirâtre. — Cerveau noir. — Si la décoloration est le résultat d'une dégénération , l'homme noir devient le type humain par excellence. — Fontanelles cartilagineuses. — Les mamelles pendantes de M. Bory de Saint-Vincent. — Les hommes de l'art résidant aux colonies n'admettent aucune dissemblance essentielle entre le nègre et le blanc. — M. Virey et M. Bory, énergiques et généreux ennemis de l'esclavage. — La masse encéphalique. — Perfectionnement progressif des races. — Les Indiens. — Les Cermains décrits par Tacite tout aussi sauvages que les Africains. — Le nègre est intellectuellement égal au blanc ; il n'y a de différence entre eux que celle de l'éducation. — Les souris blanche» ne sont pas moins souris que les grises. — Le génie n'est pas dans l'épidermc. — Les révoltes souvent victorieuse» des esclaves noirs confondent la prétendue supériorité des blattes. — Hypothèse sur l'origine des races 139
CHAPITRE XII. — de l'intelligence de l'domme noir. — Les hommes noirs furent les premiers civilisés. — Au point de vue religieux c'est une impiété de dire que les nègres ont toujours été dans la barbarie. — Quelques nègres qui se distinguent au milieu même de l'esclavage. — Rosillelle. — Saillies. — Proverbes créoles. — Injustice du jugement porté »ur les nègres. — Les serfs russes, polonais , valaques, aussi slupides que le» esclaves noirs. — Dans les école* des lies anglaises, les enfans nègres montrent autant d'intelligence que les enfans blaucs. — Les colons ne connaissent pas les nègres. — Le défaut d'intelligence lient 5 l'esclavage et non pas a la nature des noirs. — Libéria 155
CHAPITRE XIII. — dc PRâicci de coi leir. — Le préjugé de couleur était indispensable avec l'esclavage des hommes noirs. — Il a été fondé par les lois métropolitaines. — En Orient, ou il y a des maîtres et dc» esclave* de toutes couleur; , il n'y a pas dc préjugé de celle nature.
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- Les colons de tête faible sont arrivé» a te croire réellement d'une race supérieure.— Prérogatives d'un bouvier blanc.— Lois aviUseanles contre les sang mêlés. — Us créoles ne sont nullement responsable* des vices de leur société. — I«i religion catholique elle-même a entretenu le préjugé. — Lettres de blanc *
CHAPITRE XIV.- ob la eusse de coclebi, bswut de vol amont au nègres. — Le préjugé de couleur est aussi vivace que jamais. — Charivari à un blanc qui se marie avec une demoiselle sang mêlée. — Rivanté actuelle et bainc des deux classes. - Division de la propriété coloniale entre les blanc» et les libres — Causes de la pauvreté et des mauvaises mœurs des sang mêles. — Les savonnettes à vilain blanchissent bien réellement. — Femmes de couleur. — Elles n'ont presqu'ancun moyen d'existence honnête. — Il est faux que les nègres soient voleurs. — Étal des prisons.— Les blancs s'opposent à toute expansion de lumières dont pourraient profiter les libres. — Éducation. — Le couvent des dames de Saint-Joseph et l'hospice des orphelins sont fermés à la classe de couleur.- Lâche faiblesse des autorités. - Les sang mêlés n'ont pas moins de préjugés que les blancs contre les nègres.— Conduite peu digne , maladroite et coupable de la classe de couleur. . . 18»
CHAPITRE XV.— le fréjvcé de coclecb se pebdra dars la liberté; les deux iaces t'AssittiLEftOBT. — Le préjugé de couleur n'est rien par luimême, il disparaîtra avec l'esclavage qui l'a bit naître. - Il se modifie déjà dans les lies anglaises. - Familles libre» distinguées. - La classe de couleur s'améliore depuis qu'elle possède les droits politiques.— La liberté moralise.— Les mariages de fusion nombreux au commencement des colonies. - L'antipathie des femmes blanches pour les nègres est un mensonge. — Mulâtres nés de demoiselles blanches. — L'amalgame futur des deux races cet écrit dans la similitude de leur espèce. — Les Animes lorrruîrom un jour une conicœraiion maepcnaanic. .... »r>
CHAPITRE XVI. — l'admi*istjut»ow. — Les gouverneurs de nos colonies ne remplissent par leur devoir. — L'administration est sobdairc de la moitié des fautes et des crimes qui se commettent dans les Iles. — La magistrature coloniale. — Justice blanche. — M. Marais), procureur du roi dans l'affaire Mahaudicre.— Un colon jugeant des nègres et des sangs mêlés , est juge dans sa propre cause. — Les vieilles ordonnances elles-mêmes interdisaient à tous fonctionnaires et employés de posséder ou de se marier aux colonies. — Les tergiversa lions du gouvernement métropolitain entretiennent les résistances créoles, — Les esclaves de l'état sont moins bien traités que ceux de beaucoup de colons.— Épave vendu en 1838. — luulilhé des petites réformes.— Plusieurs des principaux fonctionnaires des Iles sont hostiles à l'émancipation il'»
CHAPITRE XVII.— état de la qcestio*. — Il ne faut pas tout-fc-fait juger des colons par les discours de leurs députés gagés , ou les brochures de quelques-uns d'entre eux. — Les crimes du |>assé ne sauraient justifier les crimes du présent. — I>cs colon? ne défendent pas l'esclavage pour lui même.— Le courage civil manque aux colonies comme en Europe.
— La ceoaure est aussi une des plaies attachées à l'esclavage. — Belle contenance des créoles, lors des derniers bruits de guerre. — Leur folle haine contre les abolitionisles.— Le mot philmitrope est devenu une injure parmi eux. — L'Angleterre et les betteraviers sont les Pitt et Cobourg des créoles. — Les projets de monopole du sucre indien sont absurdes* les colons éclairés le disent eux-mêmes. — La France n'est pas ennemie des colonies. — La propriété esclave n'est défendue que par les propriétaires de nègres et leurs salariés. — Il y a des possesseurs d'esclaves parmi les abolitionistcs. — Que les colons approuvent ou n'approuvent pas l'émancipation, ils doivent céder an vœu universel qui la demande. — Les difficultés de l'affranchissement seront d'autant plus vite surmontées que les créoles l'accepteront avec moins de résistance.
— Le titre de délégués des colonies que prennent les délégués des blancs, est une usurpation qui choque la justice et le sens commun. . tSi
CHAPITRE XVIII. — indemnité. — Les propriétaires de Guatemala refusent l'indemnité lors de l'abolition de l'esclavage dans la république.
— L'abolition est aujourd'hui une question d'argent.— L'indemnité est due, parce que si le fait de posséder des nègres ost illégitime, il n'en est pas moins légal. — L'indemnité pour la terre et les hAtimons est irrationnelle et impossible. — Moyens de déterminer l'indemnité, — 1,000 fir.
par tête d'esclaves. — Le trésor rentrera dans ses déboursés. . . . 238 CHAPITRE XIX. — dc la paresse hâtive des SECHE». — Fécondité des Antilles. — Los blancs ne sont pas moins indolens que les nègres aux colonies. — La paresse est le propre de tous les hommes encore non civilisés. — L'esclave ne peut prendre aucun intérêt au travail. — Pourquoi les affranchis ne travaillent pas. — Aux Antilles, l'esclavage
a frappé l'agriculture d'ignominie *..... 267