‹ Des colonies françaisesChapitre 17 sur 48 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DB L'INTELLIGENCE DE l/ HOMME NOIR.

Les hommes noirs forent les premiers civilisé*.— Au point de rue religieux c'est une impiété de dire que les nègres ont toujours été dans la barbarie. — Quelques nègres qui se distinguent au milieu même de l'esclavage. — Rosilletle. — Saillies. — Proverbes créoles. — Injustice du jugement porté sur les nègres. —Les serfs russes» polonais , valaques, aussi stupides que les esclaves noirs. Dans les écoles des lies anglaises les enfens nègres montrent autant d'intelligence que les enfans blancs. — Les créoles ne connaissent pas les nègres.— Le défaut cTintelligeoce tient a l'esclavage et non pas à la nature des noirs. — Libéria.

Les annales les plus reculées conservent des traces tellement nombreuses du rôle initiateur que la race nègre joua autrefois dans le monde, qu'il est impossible de le révoquer en doute, à moins de déchirer l'histoire tout entière. Les grandeurs de Carthage et de la Phénicie ont à la créance générale des titres moins authentiques que celles de l'Afrique. Si Ton ajoute foi i ce qu'Hérodote et Diodore de Sicile racontent des Perses et des Egyptiens, il faut croire ce qu'ils disent des Éthiopiens; raisonnablement on ne peut nier l'un sans nier l'autre. Or, nous avons démontré dans un ouvrage déjà cité \ leurs textes à la main, que les hommes noirs furent les premiers civilisés-, et Bruce il y a un demi-siècle, M. Hoskins il y a six ans * en nous disant connaître les ruines immenses qu'ils ont trouvées dans leurs beaux voyages en Ethiopie (la Nubie actuelle), ont confirmé l'exactitude des leçons d'Hérodote et de Diodore.

On peut très bien aller plus loin, il nous semble, et dire êu% hommes de la révélation que c'est une impiété de m refuser à admettre que les nègres soient un peuple dégénéré, et non \m§ un peuple encore sauvage. Noé avait déjà (onimwanv de toutes les sciences humaines; l'esprit des livres *aint* veut

1 Abolition de V Esclavage , \*Vj.

* Travels in Blkiofia, London , i*5,*.

originel, qu'elles procèdent Tune de l'autre. Sans nous charger de résoudre la question , ajoutons que la croyance instinctive à l'unité de la race humaine, touche à la certitude au tant qu'il est possible d'y toucher en ces matières , si l'on considère le témoignage des livres appelés sacrés et les traditions cosmogonkjues, qui s'accordent toutes pour donner un seul père à l'humanité, traditions semblables elles-mêmes à notre espèce, variées à l'infini , mais au fond toutes pareilles et auxquelles , vu ce merveilleux accord , on est obligé de prêter une connexité qui se perd dans les ténèbres des premiers âges.

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