ARRONDISSEMENT DE FORT-ROYAL
Prison civile et militaire , 5 crimes et délits. Vieille geôle, 23 crimes et délits.
27 dettes à l'enregistrement V
En tout 138. Mais si Ton trouve juste de
déduire sur ce nombre les 30 détenus pour dettes, coupables
seulement de misère , il
ne restera en somme que 108 condamnés ft pour une population de 40,000 libres, parmi lesquels les blancs entrent pour 9,000!
il ne faut pas s'en étonner. Des deux possessions françaises aux Antilles , c'est la première que nous ayons viskée , et comme elles sont sœurs jumelles par le rapport exact des choses, des tatvnes et des mœurs, comme on peut juger de Tune par l'autre, comme enfin les observations comparées ne nous ont offert que des nuances , les études faites dans la première deviennent propres à la seconde.
1 La dette totale de ces dix-sept débiteurs de l'état ne s'élevait pas ensemble à 1,500 francs 1 Par ce chiffre on peut se former une idée de l'incroyable dénuement de la classe libre des colonies.
* On pent ajouter foi entière aux chiffres que nous présentons. Ils sont dus à l'obligeance de M. Lemaire, maire de Fort-Royal, homme charitable et intègre , qui joint à ses nombreux travaux, les fonctions gratuites d'inspecteur des prisons de l'Ile.
Le ministère dans ses Notices ne hit pas monter le nombre des condamnés de la Guadeloupe au-delà de 46 : 26 libres et 19 esclaves ' pour l'année 1833. C'est un crime sur 3,447 individus de toute qualité. La même année, la Martinique a un crime sur 2,847 individus. Est-ce donc là une race naturellement perverse et méchante? Il faut dire la vérité entière cependant , tous les coupables ne sont pas atteints. Il y a là-bas une plaie particulière encore au système colonial, c'est le vol que des gens libres commettent de complicité avec des esclaves, presque sûrs qu'ils sout de l'impunité. En effet, le maître pour les traduire serait obligé de traduire aussi son esclave ; mais comme celui-ci serait également condamné, il préfère manquer au devoir d'accuser l'homme dangereux et renoncer à la punition du coupable , plutôt que de perdre pour un certain temps l'instrument de travail appelé nègre.
En somme, 1e plus grand nombre des affaires portées devant les tribunaux des lies sont pour voies de fait. Dans les pays à esclaves on doit naturellement, et par habitude, finir volontiers toute discussion au moyen d'un soufflet. Sauf ces tristes facilités , la société politique coloniale voit peu d'excès. Durant les épidémies et à l'époque des hivernages , où Ton craint le séjour des villes pour la troupe , tous les postes quelquefois sont vidés ; les cités se gardent elles seules, et l'ordre s'y maintient intact. Les plus grandes causes de troubles que Ton ait jamais à y réprimer, prennent naissance dans les collisions d'amour-propre entre les diverses races. Que la mollesse produite par le climat soit pour quelque chose dans cette tran-
1 Que Ton ne s'étonne pas de voir les esclaves ne figurer que dans une proportion minime au nombre des prisonniers. Leurs délits ressortent bien des tribunaux, mais ils sont soustraits à la loi et jugés sur les habitations. Les propriétaires ne s'exposent pas volontiers à faire condamaer leurs nègres à deux, trois et cinq ans de prison ; c'est du temps perdu pour eux. On a ici une nouvelle preuve de la véracité de notre assertion précédente. «L'esclave n'est pas soutim à un pouvoir publie.»
quillité , nous le voulons croire, mais n'est-ce point une injustice de ne pas en attribuer aussi une part au fond de moralité de la classe la plus nombreuse, classe pauvre et ignorante !
Ingorante par-dessus tout. Les enfans libres n'ont à leur portée aucun moyen d'éducation. Us n'ont pour toute ressource que les trois ou quatre écoles gratuites des frères de la doctrine chrétienne, fondées depuis peu par le gouvernement dans char cune de nos colonies. La classe blanche oblige les maîtres des petites pensions du pays à refuser les enfans de couleur, sous peine de retirer les siens -, elle s'oppose avec soin à toute expansion de lumière dont pourrait profiter la classe libre; il tre dans sa politique de conserver le monopole et le l'instruction.
Il n'existe aux colonies aucun établissement où Ton puisse trouver des élémens de fortes études. Les créoles sont obligés, ceux du moins asseï riches pour cela, de Cure élever leurs enfans en Europe. M. l'abbé Angelin , un de ces hommes hardis, remuans, qui n'ont d'abbé que le nom, avait eu l'heureuse idée de créer aux Antilles une maison de hautes études, et seul , était parvenu à faire ce que l'on ne croyait pas que le gouvernement pût faire avec 3 ou 400,000 francs. Il avait monté le pensionnat Saint-François à la Basse-Terre Guadeloupe , où il était parvenu à réunir soixante ou quatre-vingts élèves. C'était une entreprise véritablement utile au pays , et plusieurs colons éclairés la soutenaient de toute leur influence. Cependant les fonds nécessaires venant à manquer , on s'adressa au conseil où l'allocation tomba sous ce dilemme foudroyant du procureur-général: «Ou l'institution deviendra publique, et alors elle périra sous l'influence des répugnances sociales que le temps n'a point encore effacées, ou elle conservera le caractère d'une institution particulière ; mais alors comment justifier une avance faite dans l'intérêt dune partie de la population sur un fond auquel tous contribuent? » Hélas ! oui, une institution de la plus haute importance pour toutes les Antilles dut périr, parce que des enfans nègres ou sang
mêlés auraient voulu venir gagner là cette instruction que l'on frit un crime à leur race de ne pas posséder, et qu'ils ne peuvent aller chercher à grands frais en Europe ! M. Lacharrière avait pourtant dit à ses frères, courageusement et au risque de sa popularité : « Il est temps d'abjurer des considérations politiques devant lesquelles viennent toujours se briser les meilleures entreprises. II est temps de ne plus combattre de vaines chimères et de voir les choses sous leur véritable aspect. Aujourd'hui les rangs se confondent, les assises, les collèges électoraux, contribuent tous les jours à les rapprocher -, une nouvelle organisation de milice vient y prêter son concours , et rien ne prouve que la pension de M. Angelin sera fermée à la classe dont on veut parler. » Trop inutiles paroles! on ne voulait point les comprendre. La majorité refusa l'allocation et la Guadeloupe perdit un établissement dont une commission d'examen nommée par les parens avait dit : « Nous croyons être les Gdèles interprètes de la pensée publique, en affirmant que le directeur du pensionnat Saint-François a satisfait aux grands devoirs qu'il avait à remplir. C'est maintenant à la colonie à payer sa dette. Un véritable collège national est enfin fondé, bien supérieur à tout ce qui avait existé jusqu'à présent dans les Antilles. Déjà plusieurs élèves distingués en sont sortis, et ont obtenu dès leur arrivée en France leur diplôme de bachelier es-lettres. C'est un devoir sacré pour tous les pères de la colonie , de soutenir et de protéger une fondation à laquelle se rattachent les intérêts les plus chers de leur famille et de leur pays. » Signé, Beauvallon , chef principal des milices; Lignières , avocat ; Nesty , notaire ; Comont , négociant ; Coquette , négociant.
Cela est arrivé à la Guadeloupe , où le préjugé de couleur cependant a bien moins de violence que dans File voisine , où l'on ne se déshonore pas tout à fait à donner la main à un sang mêlé , où il y a dix-sept mulâtres parmi les conseillers municipaux , et seize parmi les officiers de milice ! Mais veut-on savoir jusqu'où peuvent aller les passions qui
agitent ces belles et malheureuses lies! Le même conseil qui vient de refuser l'allocation parée que des jeunes gens de couleur pourraient s'instruire , ose voter tous les ans des fonds pris sur les contribuables de toutes couleurs ( 10,000 francs, je crois) , pour une espèce de couvent des dames de Saint-Joseph où ne sont élevées que des filles blanches, et dont il nous est assuré que les portes sont fermée^ aux filles sang môle! Bien mieux, quoique ces couvens relèvent comme nos collèges de l'administration qui peut y disposer de dix bourses, l'action des blancs sur elle est si puissante , le vieux système colonial est encore si respecté, qu'à la Guadeloupe comme à la Martinique, l'autorité circonvenue, incertaine, pusillanime, n'a jamais eu le courage ni l'équité d'en donner une à quelque pauvre fille négresse. On ne sait vraiment de quoi s'étonner davantage , ou de voir les gouverneurs et directeurs des colonies ae faire ainsi les complices des gothiques prétentions d'une caste peu généreuse , ou de voir la métropole ne leur pas imposer la justice au moins en cela.
Ces indignes faiblesses du pouvoir colonial vont jusqu'à Pinhumanité. A Saint-Pierre, l'hospice d'orphelins et d'enfin» trouvés ne reçoit que des blancs, et repousse impitoyablement tout petit malheureux de couleur. « Ceux-là ont toujours , à quelqu'ftge que ce soit , la ressource de se faire domestique. » C'est ce que nous répondit la sœur de Saint-Joseph qui nous accompagnait dans notre visite à l'hospice. Bonne sœur !
Revenons aux hommes de la classe libre : il faut qu'un abolitionistele leur dise, il est urgentde l'avouer, dans la lutte sourde qui a lieu sur les terres des Antilles , ils nuisent eux-mêmes à leur propre cause; ils ne se dirigent ni avec adresse ni avec courage moral , ni avec la dignité qui serait nécessaire dans leur position. Ce que les commissaires de la Convention écrivaient en juillet 93 , aux hommes de couleur de Saint-Domingue, est encore vrai aujourd'hui pour ceux de la Martinique et de la Guadeloupe. « Vous avez parmi vous des aristocrates de la peau, comme il y en a parmi les blancs , aristocrates plus in-
conséqoens et plus barbares que les autres $ car ceux-ci ne gardent pas éternellement leurs fils dans les fers •, mais vous, ce sont vos frères et vos mères que vous voulez retenir à jamais en servitude. » Il n'est que trop vrai , les mulâtres se sont courbés eux-mêmes sous les fourches du préjugé , ils n'ont pas moins de dédain pour les noirs , les insensés! que les blancs n'en ont pour eux ; et un mulâtre se ferait autant scrupule d'épouser une négresse, qu'un blanc d'épouser une mulâtresse! Quelqu'un l'a dit avec vérité: Un mulâtre hait son père et méprise sa mère,— Triste conséquence des erreurs humaines, eUes se commandent 9 elles s'enchaînent -, on a sous les yeux aux colonies une série graduée de dédains d'une classe envers l'autre qui serait ridicule si elle n'était déplorable. Quiconque a des cheveux laineux, signe essentiel de la prédominence noire dans le sang , ne saurait aspirer à une alliance avec des cheveux plats. Les femmes de couleur qui ont la chevelure crépue s'imposent des tortures horribles en se coiffant pour la tirer de frçon à laisser croire qu'elle est soyeuse.
Au point de vue que nous venons d'envisager, la position des hommes de couleur ne doit naturellement inspirer aucun intérêt. Nous savons bien qu'il y a une excuse pour eux , qu'ils sont aveuglés eux-mêmes parla maudite influence du préjugé; mais n'importe, on doit leur reprocher de n'avoir pas mieux senti les leçons de la mauvaise fortune, de ne point aimer leurs frères en souffrance. Ils se chargent de justifier la répulsion des blancs pour eux par celle qu'ils éprouvent à l'égard des nègres. Pour mériter la sympathie des hommes de bon sens et de bon cœur, leur premier devoir serait de se mettre de niveau avec la cmlisation et d'accorder aux autres ce qu'ils réclament pour euxmêmes. Cet éloigoement qu'ils montrent vis-à-vis du nègre est un scandale aux yeux de la raison , une joie profonde pour leurs ennemis -, et ce qui maintient la force des colons , ce qui perpétue leur supériorité , c'est précisément la haine que les sang mêlés ont créée par leur orgueil, entre eux et les noirs. Ceux-ci les détestent , et leurs proverbes toujours si admira-
Mement expressifs ne manquent pas eoutre leurs fib insblens : «Quand milate Uni iun chouval, li dit négresse pas maman H '» — Les gens de couleur voudraient s'élever jusqu'aux blancs, maïs sans faire monter les noirs avec eux, ils ne réussiront pas. L'histoire de Saint-Domingue devrait leur être d'un meilleur enseignement qu'on ne le voit. Les sang mêlés d'Haïti prêtèrent en vain leurs coupables services à la classe blanche contre les esclaves, la classe blanche ne fit que les mépriser davantage -, ils ne se relevèrent qu'après s'être associés aux esclaves, et tous les malheurs qu'éprouve encore la jeune république haïtienne tiennent -, on peut dire, à de vieux restant de l'aristocratie épidermique.
Au lieu de faire effort pour se rapprocher piteusement de la classe blanche , les hommes de couleur doivent se rapprocher fraternellement des noirs. C'est dans une telle alliance qu'est leur émancipation réelle. Une des raisons de la force des blancs est leur parfaite union dans une pensée commune ; les sang mêlés et les noirs au contraire sont divisés et se haïssent; il fout que les sang mêlés se joignait étroitement avec les noirs libres, il faut qu'ils ne forment ensemble qu'un tout homogène* Il ne sera pas seulement généreux, il sera utile d'unir les deux
1 Quand un mulâtre a un chevaL(possède quelque chose) , il dit que sa mère n'était pas une négresse. — Le reproche que nous faisons ici à la classe de couleur de nos Antilles ne leur est pas particulier; toutes les tles à esclaves offrent le même triste exemple de démence. Dans les tles danoises où le préjugé blanc s'est un peu modifié, où les gouverneurs ont des hommes de couleur pour secrétaires , et reçoivent à table ces impurs, sans que cela paraisse gêner ni choquer les blancs de la compagnie ; ce pas que Ton a fait vers eux , les gens de couleur ne Pont pas fait vers les nègres. Là aussi , comme chez nous , un esclave aime beaucoup mieux appartenir à un blanc qu'à un sang mêlé, ce qui veut dire que les sang mêlés traitent leurs inférieurs avec plus de dureté que les blancs ne le font. Le sentiment de la désaffection de l'esclave, et le manque d'éducation expliquent assez la chose pour qu'il soit inutile d'insister là-dessus. L'homme opprimé est plus oppresseur, il se venge sur les faibles du mépris des forts; c'est une loi du mauvais côté de notre nature.
fortunes, et comme firent en 1817 les gens de couleur libres de Philadelphie avec le vénérable James Forten à leur télé, designer le serment que nous allons transcrire. « Nous jurons » de ne jamais nous séparer volontairement de la population » esclave de ce pays. Les nègres sont nos frères par les atta- » cbes du sang et de la souffrance , et nous comprenons qu'il » est plus vertueux d'endurer des privations avec eux que de » jouir pour un temps de quelques avantages imaginaires '• » M. Mondesir Richard , un des esprits les plus distingués que possède la classe de couleur , l'a fort bien dit : « Nous ne devons attacher aucune importance à entrer chez les blancs , à les fréquenter. Notre rôle est de viser à une fusion politique réelle avec eux, pour obtenir notre part d'autorité locale. Quant à la fusion sociale, je ne la comprends à cette heure qu'avec la population noire. Pour mon compte je ne veux d'alliance qu'avec les nègres, parce que là et rien que là est notre force. » Ces idées sont très sages et très saines ; elles peuvent seules amener une solution pacifique des difficultés.
Les mulâtres, dans toutes leurs entreprises , ont toujours été battus , nous ne le regrettons pas parce qu'ils ont toujours abandonné et oublié les esclaves, leurs alliés naturels. Ce qu'ils ont à faire avant tout maintenant c'est de prendre part à la croisade contre l'esclavage , en s'interdisant de posséder des esclaves. Ils ont toujours mis d'ailleurs une insigne maladresse dans leurs efforts pour dompter l'orgueil des blancs; ils n'ont pris la voie ni la plus sûre , ni la plus digne , celle d'avoir pour leurs antagonistes les mêmes rigueurs que ceux-ci leur
1 C'est par des actes aussi honorables que les mulâtres américains ont provoqué des lois qui leur font autant d'honneur que celles-ci; dès 4807, un acte de la législature de la Nouvelle - Orléans prohiba rentrée du territoire de la Louisiane à tout homme de couleur libre. Le 16 mars 1850, la même défense fut renouvellée, sous peine d'un an d'emprisonnement pour la première contravention , et des travaux à perpétuité pour la récidive. Toute personne qui émancipe un esclave à la Louisiane , doit fournir un cautionnement portant la condition expresse que l'esclave émancipé quittera l'état pour toujours.
gntient, de former une société qui aurait vaincu l'autre en charité et en noblesse de sentimens, qui se serait montrée an monde pins douce et plus morale que l'autre , comme firent autrefois les chrétiens contre les payens; ce sera toujours la meilleure ressource des persécutés pour tuer la persécution.
Les mulâtres acceptent encore aujourd'hui comme une sorte d'injure qu'on tes appelle mulâtre, il faut qu'ils s'en fassent un titre et s'en glorifient jusqu'à ce qu'on ne connaisse plus de différence entre eux et les blancs. M. Bissette a constamment prêché cette excellentetâoctrine dans sa Revue de* Cùlome$9 il est Cfabeux qu'on ne le veuille pas écouter.
Les hommes de couleur d'Europe qui ont gagné un nom , sont restés parmi nous au lieu d'aller l'offrir en exemple aux amis, en admiration aux ennemis. La postérité leur fera l'éternel reproche de ne l'avoir point niéié aux luttes fraternelles, ce nom qu'il leur fut donné de rendre éclatant. Les autres, bien élevés au sein des collèges de France, capables de tenir un rang distingué dans le monde et de communiquer à leur classe l'éclat de leur mérite, sitôt qu'ils retournent aux colonies, se dégoûtent vaniteusement de l'infime condition où ils se trouvent, ne savent point se suffire avec l'élite de leurs semblables; ils aspirent à ce qu'ils devraient mépriser, s'irritent de leur solitude, et peu à peu quittent le pays pour n'y plus reparaître. Ils veulent oublier qu'en abandonnant la patrie , ils abandonnent aussi la noble tâche qu'ils avaient à remplir pour la réhabilitation de leur race ; ils désertent une cause sacrée. On nous a citéun officier d'artillerie sang môle qui envoyé à la Martinique demanda vile à permuter, ne pouvant tolérer la situation gênante que loi faisait la couleur de sa peau. Et cependant, toujours bien avec ses camarades qui Fermaient l'oreille aux murmures de leur caste en faveur d'un frère d'armes , ayant ainsi déjà des alliances avec l'étranger , il pouvait servir de premier lien à un rapprochement désirable. Sa position était magnifique, il recula devant quelques déboires passagers. Qu'arrive-t-il de cette insuffisance philosophique dans les aînés
de la couleur , c'est qu'il ne reste plus de leur classe aux colonies, sauf de bonnes exceptions, que des hommes inférieurs de rang, d'éducation, de tenue, et que les blancs les peuvent repousser avec une apparence de raison, sous prétexte d'inégalité morale!