CHAPITRE XXIII. — ÉMANCIPATION GÉNÉRALE ET IMMÉDIATE. — Tout
moyen partiel est mauvais , parce qu'il est partiel. — Il n'y a pas de transition qui puisse paralyser les embarras du passage de la servitude à la liberté. — Une certaine perturbation est inévitable. — L'affranchissement en masse peut seul permettre d'enseigner à des esclaves les devoirs de l'homme libre. — Les nègres sont aussi préparés pour l'indépendance, qu'ils le peuvent être. — L'affranchissement en masse et immédiat n'est pas un moyen sans dangers, c'est de tous les moyens celui qui en a le moins. — Il rend toute résistance impossible , il fait cesser l'incertitude et l'agitation qui ruinent au-* jourdThui les colonies. — Révoltes continuelles des esclaves*— Les créoles eux-mêmes et les autorités, avouent que la société coloniale est en péril. 36g
CHAPITRE XXIV.— résumé. — Si comme le disent les colons on ne peut cultiver les Antilles qu'avec des esclaves, il but renoncer aux Antilles. — La raison futilité et la servitude pour la conservation des colonies est de la politique de brigands.— Une chose criminelle ne doit pas être nécessaire. — Périssent les colonies plutêt qu'un principe.— Il n'est pas vrai que le travail libre soit impossible sous les tropiques. . . . 381