‹ Des crises générales et périodiques de surproductionChapitre 95 sur 100 · IV. — France · texte numérisé non relu

IV. — France

§ 13. — Grise de 1913-1914. — Caractère bénin de la crise 238

a) Essor 238

Europe : Émissions industrielles. Industries électriques. Automobile. Chantiers maritimes. Pétrole. Industrie des machines. Industrie textile (peu prospère). Bâtiment.

États-Unis : Trust de jl'acier, recettes nettes des chemins de fer et reprise. |

Banques. Bourse.

b) Crise et dépression 245

Europe : Émissions. Crise du bâtiment en Allemagne. Industrie des machines. Automobile. Industrie électrique. Chantiers maritimes. Textile. Mines de houille (cartel). Répercussion en France, en Angleterre, en Belgique.

États-Unis : Baisse des recettes nettes des chemins de fer

Pages malgré la hausse des recettes brutes (graphique, p. 248). Trust de l'acier. Baisse de la production.

Tension monétaire. Bourse des valeurs. Commerce extérieur. Augmentation du chômage.

§ 14. — Grise de]1920. — Son originalité. Bôle prépondérant du crédit pendant la guerre et après l'armistice. La dépression novembre 1918-mars 1919. La reprise 253

a) Période mai 1919-mars 1920 256

Afflux des commandes. Hausse brusque des prix intensifiée par l'élévation des changes. Rareté de toutes les marchandises. Intensité de la demande. Les ventes à crédit. Industrie du vêtement. Chantiers maritimes. Fer et acier. Charbon. Pétrole. Le stockage. La vague de paresse.

b) Crise 259

La crise de 1920 est plus qu'une crise, un krach général. La limitation du crédit. Politique du Fédéral Reserve Board. Processus de la crise aux États-Unis (baisse des produits agricoles, des métaux, des textiles, arrêt du bâtiment). Fléchissement des exportations. Baisse de la soie au Japon. — Processus analogue en Grande-Bretagne, en France. L'offre excède la demande. Abstention du consommateur national. Limitation des ventes à crédit. Bétablissemenl de la production en France. Effondrement des prix. Politique des banques centrales et banques de réserve.

Le krach de Bourse à Paris (mai 1920).

Les faillites.

c) Dépression 267

La crise de 1920 annonce une situation chronique de surproduction. Chantiers maritimes. Métallurgie. Industrie textile. Commerce extérieur. Les banques. Bourses des valeurs. Baisse des salaires. Chômage.

§ 15. — La reprise de 1922 276

États-Unis: Augmentation des recettes nettes des chemins de fer. Commandes à la métallurgie : le trust de l'acier. La hausse de l'acier. Bâtiment. Textile.

Europe : Symptômes de reprise : bâtiment, métallurgie. Hausse des métaux à Londres. Banque. Bourse (hausse des actions). La baisse des prix du charbon, de l'acier, de l'intérêt favorise la reprise. Mais le problème des réparations, celui de la reconstruction économique de grands pays, le déficit des budgets, les sautes du change dominent la situation en Europe et contrarient la reprise. La Grande Bretagne est particulièrement lente à repartir.

APPENDICE. — Influence des crises générales économiques sur les finances publiques 288

La crise est génératrice de déficit : France, Allemagne, Angleterre, États-Unis.

Mouvement des dépenses. Mouvement des recettes : a) domaine industriel, b) impôt direct, c) impôt indirect. Altitude de ces différentes parties du budget en temps d'essor et de dépression. Crise et

Pages emprunt : quand un État a-t-il intérêt à emprunter, à amortir, à convertir .

La règle de l'antépénultième appréciée d'après la théorie des crises.

SECTION II. — Schéma des alternatives d'essor et de dépression.

Généralités 297

a) Essor : Afflux de l'épargne vers l'industrie. Développement de l'industrie des moyens de production, du bâtiment. Répercussion sur l'industrie des objets de consommation (textile), sur l'agriculture. Les prix 297

Développement de la circulation : les banques, la Bourse. La répartition : hausse des revenus. Influence sociale.

b) Crise et dépression : Reflux de l'épargne vers les placements de toute sécuritéet à rendementfixe. L'épargne cessed'être employée dans l'œuvre delà production. Diminution probable de l'épargne. Crise de l'industrie des moyens de production, du bâtiment, et répercussion sur l'industrie des objets de consommation 301

La circulation : crise de change, crise de crédit intérieure. Monnaie métallique et fiduciaire. Crise de Bourse : sa signification.

La répartition. Baisse des revenus, particulièrement des dividendes. Baisse des salaires. Chômage. Conséquences au point de vue social.

SECTION III. — Rôle des diverses industries dans les alternatives d'essor et de dépression 338

Faible et forte production des moyens de production : chemins de fer, tramways, transports maritimes, industries électriques, bâtiment. Les autres industries (textiles notamment) obéissent imparfaitement à ces alternatives.

Industries ayant absorbé le plus de capitaux au xixe et au xxe siècles : transports, mines, métallurgie. Tel est le domaine des crises essentiellement.

CIIAPITKE II Cause des crises générales de surproduction.

Introduction : multiplicité des théories 313

SECTION I. — Explications des crises par des phénomènes de circulation 313

§ 1. — Augmentation du stock monétaire métallique. Fondement et

critique : a) dans les faits, b) en théorie 314

§ 2. — Augmentation de la monnaie fiduciaire 316

I. — Billet de banque. Fondement et critique en théorie et dans les faits 317

II. — Lettre de change : exagération du crédit. La spéculation à terme. Critique : 1° on trouve des phénomènes analogues en dehors de toute crise de surproduction; 2° ce développement du

lescure 31

Pages crédit suppose celui de la produclion, de la consommation et des échanges et non l'inverse. Si cette théorie était exacte, la crise affecterait la forme plus redoutable du krach 321

SECTION IL — Explications des crises par des phénomènes de production, de consommation et de répartition. — Généralités. 325 § 1. — Théories inorganiques. — Rupture quantitative ou qualitative de l'équilibre production-consommation. L'expérienee. Critique : 1° théorie; 2° expérience. Théorie trop vague. Aucun rapport constant entre l'apparition des crises et les causes multiples attribuées aux crises . . 326

§ 2. — Théories organiques. — Idées générales et directrices. . . . 337 I. Loi tendancielle de la baisse du profit (Ricardo et George).

Critique 338

IL — Théories de la sous-consommation capitaliste et de la sous-consommation ouvrière, a) Sous-consommation capitaliste. Critique, b) Sous-consommation ouvrière. Son évolution au cours de lhistoire. Critique : la surproduction serait chronique; la surproduction est périodique 341

III. — Théorie delà loi tendancielle de la baisse du profit de Marx. — La crise serait une réaction contre le jeu de cette loi. Car si le capital constant augmente la plus-value restant constante ou même diminuant le taux du profit doit diminuer. L'expérience condamne Marx. Critique théorique de la tendance du profit à la baisse 350

IV. — Théorie de l'anarchie et de l'irrégularité dans la production des moyens de produclion. — Surproduction générale ou surproduction généralisée. — Exposé. Addition de M. Spiethoff : critique. Addition de M. Pohle : critique. Les nouveaux théoriciens des crises ne vont pas assez loin : il faudrait expliquer l'irrégularité de la production. L'épargne

est elle insuffisante? : 358

V. — Théorie de la longueur du procès de production capitaliste , 373

Critique : la crise n'atteindrait pas toutes les industries à la fois. Car la création de nouvelles entreprises exige une durée essentiellement variable suivant les industries. Les statistiques établissent que dès l'année de crise la produclion fléchit partout.

VI. — Explication par les variations du profit possible. Au terme d'une période d'essor les coûls d'établissement, les ' prix de revient ont haussé tellement, que le prix de vente (déterminé fréquemment par un tarif) ne permet plus aux entrepreneurs d'espérer un profit de leurs nouvelles entre prises. Courbes du profit en général et du profit dans les diverses branches de la produclion 386

Conclusion. 412

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