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BœcCxEeL fait une première ponction de la tumeur à travers la paroi abdominale, ponction qui ramène 4 litres de liquide d’une couleur chocolat, et est suivie d’une injection iodée.
Le liquide se reproduisant, une deuxième ponction est
pratiquée le 29 septembre 1859, elle donne issue à un litre
et demi de liquide épais, semblable à celui de la première fois. us
La malade récidive encore, et de plus, on constate trois
mois après un deuxième kyste à droite. Ces deux tumeurs
augmentent de volume et deviennent douloureuses à cha-
que époque menstrüelle. Dans l'intervalle, la malade va :
très bien.
Le 19 mars 1860, troisième ponction pour les hémorragies qui se font mensuellement dans les kystes. A chaque menstruation, les tumeurs sont douloureuses, gonflent,
-et les kystes augmentent de 2 à 3 travers de doigts
Le 1 octobre 1860, comme on craint la rupture du kyste, on fait une quatrième ponction qui donne issue à 2
litres 1/2 d’un liquide couleur chocolat, comme à gauche.
A la suite de ces ponctions et de ces injections iodées répétées, se produit de l'infection et de la suppuration, on fait alors un drainage, et un lavage du kyste à travers la paroi abdominale.
Le 8 novembre 1860, la suppuration persistant, BŒCKkEL pratique une laparotomie latérale parallèle à l’arcade de FALLOPE et à la marsupialisation du kyste, mais la mort survint par septicémie au Lout de quelques jours. :
L’autopsie est faite, on constate de nombreuses adhérences, un utérus de 9 centimètres, et à droite, un kyste
— à1 — ra ayant le volume d’une tête d'enfant et un pédicule très net qui l’attache à l'utérus; il contient un liquide couleur chocolat et des caillots dureis. Du côté du kyste tourné vers l’utérus, on aperçoit un caillot de sang mou, récent, faisant saillie dans l’intérieur du kyste à travers un follicule de de Graaf rompu, il a la grosseur d’une petite noisette, et ‘s’est formé sans doute pendant la dernière menstruation qui a eu lieu cinq jours avant la mort ; il indique, que le stroma de l'ovaire, qui n’est plus reconnaissable à la vue, n’a pas cessé de fonctionner. D'ailleurs en prenant dans le voisinage de petites parcelles des parois du kyste, et en les portant sous le microscope, on y voyait de nombreux ovules à différents degrés de développement. M. Villemin a bien voulu m’assister dans ces recherches, et s’est assuré de la présence des ovules. Le kyste gauche était composé de loges secondaires ; l’un de ces kystes secondaires n’est pas encore ouvert dans la cavité centrale et renferme un liquide sanguin. La trompe correspondante dilatée, s'étale sur la tumeur ovarique, mais ne communique pas avec elle.
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