‹ Des déviations des arcades dentaires et de leur traitement rationnelChapitre 4 sur 53 · Faisons- nous mieux aujourd’hui dans les cas simples · texte numérisé non relu

Faisons- nous mieux aujourd’hui dans les cas simples

2. Recherches historiques sur l'art du dentiste, p. 14, 1808.

De même qu’Hippocrate, Gelse n’était pas très ardent partisan de l’extraction. Cependant nous le voyons l’ordonner et la pratiquer quelquefois. Il recommande, dans ce cas, d’aller douqement et d’ébranler la dent par petites secousses, en se servant d’une pince, appelée risagra par les Grecs1, mais, ajoute-t-il, après avoir employé tous les remèdes susceptibles de guérir la douleur. C’est à cet effet qu’il conseille : l’usage d’un composé de poivre, de pyrèthre, d’opium et de soufre ; la diète, les vésicatoires et les fumigations émollientes. Il cite des cas de déviation des globes oculaires et de luxation de la mâchoire inférieure, à la suite d’extractions de dents.

Après une nouvelle période de près d’un siècle, nous arrivons au célèbre médecin dePergame (an 150). Galien pousse plus avant les connaissances spéciales, cependant il considère encore les dents comme des os, et dit qu’elles se forment toutes durant la période fœtale. Il semble se douter que l’inflammation et la mortification de la pulpe jouent un rôle important dans certaines maladies des dents, et se demande si la couleur particulière à certaines dents malades, cette teinte livide, comme il l’appelle, ne saurait avoir pour point fie départ une cause interne. Il cherche également à établir une distinction entre la douleur de dent , proprement dite, et la douleur des gencives , compare aux caries des os et aux ulcères des parties molles les caries dentaires, et divise cellesci en deux catégories : « les unes à marche lente, les autres à marche rapide. » Il cite le fait de dents s’allongeant indéfiniment et qu’il a été obligé de limer, s’étendant avec complaisance sur le procédé opératoire.

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