LUTTE
IV. — Les déchirures de l'iris sont parfaitement recon nues par la loupe et l'éclairage oblique, après la résorption de l'hyphœma. Les plus légères encoches peuvent seules passer inaperçues, lorsque le malade est vu longtemps après son accident. Elles devront être différenciées des cas de mydriases traumatiques, hystérique et organiques, de mydriase provoquée, et des anomalies pupillaires congénitales ou acquises, des enclavements légers de l’iris et de son renversement. Ce diagnostic peut, en effet, avoir son importance dans les expertises médico-légales.
V. — La restitution ad integrum de l'iris est l’exception. Il persiste ordinairement une mydriase peu gênante, l'accoutumance fera le plus souvent disparaître les troubles de la vision. Aussi, le pronostic dépendra surtout des altérations concomitantes fréquentes : luxation du cristallin, cataracte, paralysie de l'accommodation due à une rupture du muscle ciliaire, rupture de la choroïde, hémorragies rétiniennes, etc.
VI. — Le traitement est symptomatique. On pourra conseiller des instillations d’éserine ou de pilocarpine, faites seulement quelques jours après l'accident. On ne songera à l'emploi de lunettes sténopéiques que si le malade doit en retirer des résultats certains.
Le Président de la These,