PARC VE
écrit : «On peut rencontrer aussi chez des alcooliques chroniques desidées de persécution qui, perdant les caractères imprimés par l'intoxication aiguë, arrivent à se. systématiser, mais gardent toujours le cachet de jalousie. On peut rencontrer chez le mème sujet des idées de persécution vraies, typiques, se rattachant à un délire paranoïaque et-d’autres idées de persécution relevant de l’intoxication alcoolique. »
Et plus loin : « Sous l'influence de l’usage et de l'abus des boissons, on peut voir apparaître deux espèces de psychoses : les unes, par leur symptomatologie et leur évolution, semblent être le résultat immédiat, direct, de l’intoxication alcoolique, les autres ont bien éclaté sous l'influence du même usage ou du même abus, mais rappellent toutes sortes de psychoses essentielles comme la manie, la mélancolie, le délire de perséculion. »
Au chapitre « délire de persécution » on lit : « L’intoxication alcoolique peut donner lieu à un délire systématique de persécution prolongé pendant plusieurs mois, mais encore curable. Elle peut n’être que l'agent provocateur d’une prédisposition latente, et mettre en branle un véritable délire de persécution chronique.
Cependant le délire alcoolique de persécution systématisé présente encore, quant il persiste après La disparition des signes aigus ou subaigus de l’intoxication, certains symptômes qui permettent de reconnaître sa vraie nature...
Mais ces signes différentiels, malgré leur réelle va-
leur ne sont pas toujours très évidents et parfois on
LUE est obligé d’attendre l’évolution de la maladie pour porter un jugement définitif. »
KRarT-EBinG (1), dans son traité de Psychiatrie, parle de la paranoïa alcoolique qui est un phénomène rare. Elle évolue dans le cadre d’un délire de persécution, et à l’occasion elle se transforme en délire des grandeurs.
RoGuEs DE Furs4c (2) consacre un paragraphe au délire systématisé alcoolique qu’il différencie du délire chronique.
En résumé, le délire de persécution dont l'existence semble admise par les auteurs que nous venons de citer, n’a jamais été décrit d’une façon complète et satisfaisante. |
Nous nous proposons donc de réprendre son étude clinique et pathogénique et de contribuer pour notre
modeste part à l’individualisation de ce délire.
1. Krarr-Esie. T'railé de Psychiatrie. | 2, Rocues ne Fursac. Manuel de Psychiatrie, 1911.
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