INTRODUCTION
« L'existence d'un œdème mérite toujours de fixer l'attention. »
Porain, 1897.
Ce modeste travail a pour but l'étude des œdèmes vaso-moleurs qui peuvent se rencontrer à la face. Il comprendra QUATRE CHAPITRES.
Dans un PREMIER CHAPITRE nous passerons très brièvement en revue les œædéèrnes vaso-moteurs d’origine nerveuse vrale, à Savoir ceux qui se rattachent aux lésions du système nerveux central ou périphérique et aux névroses. Cette étude sera courte. Les œdèmes de cette catégorie sont en effet rares à la face et nous aurons l'occasion dans les chapitres suivants de retrouver la question d’un terrain nerveux eomme cause prédisposante aux troubles vaso-moteurs. En outre, depuis les travaux remarquables de MM. MarurEu et Weic et depuis l'étude magistrale qui en a été faite en1887, par M. le professeur TrissiEr, cette question est devenue classique. Résumée succinctement, elle trou-
vera néanmoins sa place en tête de ce travail à titre d'historique.
Dans un DEUXIÈME CHAPITRE nous passerons en revue le rhumatisme et la syphilis qui ont été l’objet déjà d’études à ce point de vue. Leur rapprochement s’impose. En outre, ils constituent de puissantes causes morbides qui doivent être étudiées immédiate-
ment après les précédentes : « Certaines intoxications
fournissent, disent MM. Mathieu et Weil, une transition naturelle des œdèmes névropathiques qui dépendent d’une lésion nerveuse connue ou qui accompagnent des névroses cliniquement bien déterminées, aux œdèmes névropathiques encore qui constituent le fond même et la manifestation principale de certains états morbides. »
Ce sont donc ces derniers, fort peu connus encore, qui seront éludiés au CHAPITRE 11, Ceux qui ont été décrits sous les noms d’œdème aigu circonscrit, d’œdème angioneurotique aiqu, d'urticaire géante, œdémateuse, d'urticaire massive, d'œdème para-urticarien, etc. Fort heureux d’en avoir observé un exemple, nous rapporterons à ce propos les théories les plus récentes qui ont été émises à leur sujet.
Enfin, dans un DERNIER CHAPITRE, nous verrons {ous
ces œdèmes vaso-moteurs aigus passer à l’état chro-
nique, nous éludierons cette variété rare de léontiasis ou éléphantiasis facial. C'est à propos d’un cas de cette nature que nous avions entrepris nos recherches: « L'existence d’un œdème mérite toujours de fixer l’attention » (Potain, Clin. Charité, 1897).
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