Morb. chron., lib. II, cap. iv, de Dolore dentium
2. Tertius (Æsculapius). Arsippi et Arsinoæ filius, qui primus purgationem alvi dentisque evulsionem, ut ferunt, invenit.
(De Natuia Deoriim, lib. 111. )
5. Relations évidentes, surtout au point de vue des affections du périoste.
servatif. Bien que proposant l’extraction, Hippocrate n’en était cependant pas fervent partisan; il semblait même
blâmer cette opération, et ne l’admettait que pour les dents
chancelantes. C’est du moins ce qui ressort de ses paroles : « Tout le monde, dit-il, peut employer l’instrument destiné à cette opération , la manière de s’en servir étant simple et aisée. »
Les abcès d’origine dentaire avaient attiré son attention ; il nous parle des accidents qui leur sont consécutifs et de l’insuffisance de l’incision comme moyen curatif de ces paruliesL C’est également à lui que l’on doit la première observation de la nécrose du maxillaire. Le premier il signale le rapport existant entre les aspérités des dents mauvaises et certaines ulcérations rebelles de la langue, et dans ce cas conseille l’usage d’une lime, bien que Galien, son commentateur, s’en attribue l’invention.
Dans les fractures du maxillaire et pour les dents ébranlées, c’est aux fils d’or ou de soie qu’Hippocrate a recours pour obtenir l’immobilité; procédé déjà connu, puisqu’il fait le sujet d’un amendement à l’article onzième de la loi des Douze Tables ^
Aristote (350 ans avant Jésus-Christ), ce génie dont les connaissances anatomiques étaient si extraordinaires pour son temps, nous a laissé tout un long chapitre sur les dents, où
il indique les différents caractères qu’elles présentent dans
1. Tw (xrj Tpw^cooO Traiâ'i oâ'ovxoç c^uvyiç acpajteXiajAo'ç T-îiç 'yvocôov. Ka'i ouXwv
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(Epimenides, lib. V.)
2. Neve aurum addito : ast quoi auro dentes vincti erunt, in cum illo seperire urereve, sine fraude esto.
(Comm. de la loi des Xll Tables par Bouchaud, p. 758.)
la série animale, suivant les espèces, et fait remarquer que les dents de devant seules se renouvellént. Il considère les défenses de l’éléphant comme des dents saillantes, et le bec des oiseaux comme étant la représentation de leurs dents et Y analogue des cornes et des ongles. Enfin, il faut le dire à sa gloire, c’est lui qui, le premier, a envisagé le sujet d’une manière aussi large et aussi philosophique \
Puis (305 ans avant Jésus-Christ), nous trouvons Hérophile et Érasistrate, ces deux fondateurs de l’école d’Alexandrie, qui eux aussi, au dire de leurs commentateurs, se sont occupés de cette science, mais leurs ouvrages ne sont malheureusement pas arrivés jusqu’à nous.
Du quatrième siècle avant notre ère il nous faut arriver jusqu’à Celse (P’’ siècle).
Le célèbre médecin romain nous trace un tableau de l’odontalgie et cherche, dans la thérapeutique et l’hygiène, les moyens de calmer un mal qu’il regarde comme le plus grand des tourments, parle de l’hémorrhagie consécutive aux extractions et aux fractures des alvéoles, hémorrhagie qu’il regarde comme un signe pathognomonique de ces dernières, et s’étend sur les moyens de s’en rendre maître. C’est encore dans ses œuvres que nous trouvons les 'premières données précises de r orthodontosie^ . La disposition vicieuse des dents chez certains individus l’avait frappé, et la manière dont il en parle prouve surabondamment qu’il avait entrevu la possibilité de remédier à une difformité quelquefois nuisible et toujours très disgracieuse. C’est à cet effet