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Aliments liquides ; houillons, potages

13 janvier. Les deux dents ont conservé la place qu’elles avaient la veille....

L’enfanta bien dormi. Les deux dents sont solides. La gencive n’est même pas rouge au fond correspondant à l’alvéole. On voit seulement,; dans le petit espace vide qui se trouve à la base de la dent, un peu de san^ coagulé. Bouillons, potages. *

Dimanche 14. Les deux dents sont solides dans les alvéoles, sans rougeur sur la gencive. J’autorise l’enfant à manger des viandes hachées.

Rien de nouveau les jours suivants ; les dents sont toujours à leur même place. Les gencives sont à l’état normal ; les dents sont solides et, le mardi 16 janvier, l’enfant reprend ses habitudes de nourriture ordinaire.

Mercredi 25 janvier. Gencives toujours très saines. L’enfant coupe son pain comme avec les autres dents avec ses incisives, pas de douleur à la percussion ; la sensibilité provoquée est la même que celle des autres dents. La coloration n’a pas varié.

Mercredi 7 février. Les deux dents sont très bien consolidées, les gencives complètement saines.

Mercredi 6 mars. Toujours consolidation parfaite. Gencives très saines. Les petites incisives ont une tendance à se rapprocher des grandes. Ce résultat doit être attribué sans aucun doute aux dents canines qui vont bientôt poindre.

Mercredi 6 août. Les deux dents canines commencent à poindre et ramènent les deux incisives latérales supérieures sur les côtés des incisives médianes, en comblant l’espace qui tout d’abord existait entre ces dents et les petites incisives. La bouche n’en devient que plus régulière et plus belle. Les dents sont saines, sans changement de coloration et très résistantes dans leur alvéole. L’enfant mange sur elles sans aucune précaution.

187U. Juillet. Les incisives latérales supérieures, tournées sur leur axe, semblent n’avoir pas poussé. Elles sont plus courtes, et cependant la pulpe ne paraît pas avoir perdu sa vitalité ; les dents ont la même couleur que les incisives centrales.

1 Observation X.

Déviation sur l’axe d’une dent canine supérieure

g^aiielie.

Chez M. Albert P., la canine supérieure gauche est déviée sur son axe et présente son bord interne en avant. .

L’opération a été faite en août 1876.

Depuis cette époque, j’ai revu le malade; la dent est restée sensiblemen plus courte que toutes les dents voisines. — Revu le patient l’année dernière même état.

Observation XL

Redressement d’une grande incisive

par le davier.

Après avoir été conduite chez deux dentistes différents, Mlle M.,âgée de 9 ans 3 mois, m’a été présentée le 23 janvier 1872. On me demanda mon a^is sur la possibilité de redresser deux dents incisives dont l’une, la droite, était couchée sur la gauche; et tournée sur elle-même.

Cette disposition des deux incisives tenait h l’espace très étroit qui se trouvait entre les deux canines de la première dentition et aussi à la largeur des quatre incisives qui, pour se placer, avaient été obligées de chevaucher l’une sur l’autre.

Je donnai ce jour le conseil d’extraire les dents canines de lait pour permettre aux autres dents de se desserrer, et j’appliquai, deux jours après, un appareil en platine {plan incliné)^ pour dégager la grande incisive gauche.

Le dimanche 18 février, j’avais obtenu le résultat cherché ; la grande incisive gauche se trouvait sur le même plan que le bord interne de la grande incisive droite. Je conseillai à sa mère de placer entre les incisives des feuilles d’abord simples, puis doubles, puiSv triples, de caoutchouc, et l’écartement se trouve constaté sur le deuxième modèle le jeudi 22 février. Cet écartement me permit d’obturer la grande incisive gauche, dont la carie était à peine visible à cause du chevauchement des incisives l’une sur l’autre.

Quelque temps après, prenant la dent avec un davier droit le plus près possible du collet, je la faisais pivoter sur elle-même jusqu’à ce que les bords correspondants des deux incisives fussent complètement en rapport. Comme il était possible d’imprimer à la dent quelques mouvements, je fis avec un fil de soie une ligature autour de cette dent en portant les chefs sur les dents voisines e t en les fixant par un nœud au niveau de l’incisive tournée.

La jeune malade, très courageuse, a très bien supporté l’opération. La douleur

•ir.o

:i duré im quart d’heure tout au ]diis, el rcnfanl quitla mon cabinet sans paraître penser à l’opération qu’elle venait de subir.

Lundi 2G février. La dent incisive se consolide rapidement; la gencive, au niveau de cette dent, n’est pas sensiblement plus rouge que sur l’incisivi' voisine ; la dent remue encore un peu et je renvoie la malade au vendredi 1®' mars.

Vendredi 1" mars 1872. Je supprime toute ligature et j’abandonne la dent à

elle-même.

8 mars. Je prends le modèle de l’état de la souche. La dent est solide, la jeune fille peut s’en servir pour la mastication ; il est presque impossible d’obtenir de mouvements. La pulpe est bien vivante ; pas de trace de périostite, — la dent est bien solide dans son alvéole, mais plus courte que sa congénère.

Les trois observations qui précèdent nous amènent à conclure que, dans le cas où l’on voudrait employer la luxation brusque et extemporanée, on ne doit jamais essayer de faire ces rotations avant que la dent ait acquis tout son développement, contrairement à Magitot^ qui veut que « cette opé- / « ration soit faite de préférence chez de jeunes sujets, avant

« que les arcades aient atteint leur hauteur et leur densité « définitives. » Avant d’opérer la luxation , dit le même auteur, l’opérateur doit s’assurer s’il y a une place suffisante et reconnaître par le palper de la gencive si les racines ne présentent pas d’anomalies, ce qui est d’ailleurs facile pour les dents uniradiculaires. Cette manière de reconnaître par le palper si les racines de la dent ne présentent pas d’anomalies est tout à fait théorique.

Pour nous, la luxation brusque n’est applicable que dans la rotation simple. Si la rotation est compliquée de rétroversion ou d’antéversion, il faut avoir recours à un appareil approprié; c’est le cas le plus général. 11 est rare, en effet, que les dents voisines ne viennent pas compliquer la diffor-

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