‹ Des diverses espèces de morve et de farcin considérées comme des formes variées d'une même affection générale contagieuse (volume 2)Chapitre 5 sur 8 · DISCUSSION SUR LA MORVE · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LA MORVE

Avant d'aborder le résumé, à notre point de vue à nous vétérinaires, au mien particulièrement, de ce qui a été dit sur la morve dans cette longue discussion, je ne peux pas ne pas exprimer devant vous le ()énib!e étonnement que m'ont fait éprouver, comme à ceux de nos collègues qui y étaient présents, les étranges paroles prononcées par l'un des membres les plus éminents de cette Académie, M. Bouillaud, à la fin de la dernière séance.

Voici, en effet, si ma mémoire ne me trompe pas, et je ne la crois que trop fidèle, en quels termes il a commencé les nouvelles considérations qu'il a cru devoir présenter sur la question qui s'agite en ce moment :

a Je m'attendais à ce que MM. les vétérinaires qui siègent dans cette enceinte jetteraient quelque lumière sur la question de la morve. Mon espoir a été complètement déçu. Tout ce qu'ils sont venus tour à tour développer à cette tribune était à ce point connu, que c'était pour nous des trivialités ; si ce n'est pourtant certaines singulières doctrines qui ont plutôt épaissi qu'éclairé l'obscurité qui entoure encore les points fondamentaux de l'histoire de celte maladie. Pourquoi, au lieu de nous entretenir si longuement de lésions d'un ordre secondaire, ne nous ont-ils par parlé de l'altération du sang, altération essentielle à mon sens, dans la morve, et sur laquelle il eût été bien autrement intéressant qu'ils nous fissent connaître leur pensée? Si MM. les vétérinaires rien savent pas davantage sur les autres maladies des animaux, il faut convenir que leur science est bien peu de chose. »

Comment doue avons-nous pu mériter que M. Bouillaud, que nous connaissons tous pour la bienveillance ordinaire et jusqu'à présent si constante de son caractère, que M. Bouillaud, qui s'est toujours disiiogué ici non-seulement par son grand savoir, mais encore par la mesure, la convenance et

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