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DES SYMPTÔMES PROPRES A LA DYSPEPSIE STOMACALE OU GASTRIQUE

Les symptômes de la dyspepsie stomacale ont d'abord cela de particulier qu'ils se montrent, chez la plupart des sujets , soit immédiatement, soit peu après l'ingestion des aliments, et pour un temps limité, une ou quelques heures, par exemple; qu'ils cessent ensuite ou perdent beaucoup de leur intensité , et qu'ils se reproduisent après chacun des repas. Ils ont donc une marche en quelque sorte intermittente, ou tout au moins rémittente, chez le plus grand nombre des sujets. Si, chez quelques-uns, l'ingestion des aUments est suivie d\\n adoucissement marqué dans le malaise, cette rémission est de très-courte durée. Il semble que la pâte alimentaire, mise en contact avec l'estomac, . produise cet allégement passager, à la manière d'un topique adoucissant. Mais, à mesure que l'estomac entre en action pour la digérer, les souffrances augmentent et semblent donner l'explication de ce fait, du reste, exceptionnel.

Les symptômes, qui suivent communément l'ingestion des aliments, consistent dans une souffrance d'intensité très-variable, le plus souvent une gêiïe obscure, un simple malaise, une pesanteur, une sensation de gonflement, de plénitude, de barre.

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quelc[uefois de^ chaleur incommode, très-rarement de froid. Ces sensations, d'intensité diverse, ont communément leur siège à Tépigastre, sous l'appendice xiphoide ou dans la région occupée par le grand cul-de-sac de l'estomac, à gauche de la ligne blanche, sous les fausses cotes correspondantes. Elles ^'irradient quelquefois jusqu'au nombril, plus cuvent vers la partie inférieure et antérieure du thorax, entre les mamelle^ et le rebord des côtes. Une pression modérée et uniforme exercée sur ces ppints soulage quelquefois : une pr^sion forte^ ou sur un s^eul point, est généralexpenJ; pénible e( augmente la dQuleur^ Daps quelques .csrs rares, les membres eux-mêmes deviennent, après chaque repas, le siège d'irradiations douloureuses qui sem* bleraient névralgiques ou rhumatismales, si leurs retours, à peu près constants aux heures de la digestion, n'éclairaient sur leur natui'e.

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