INTESTINALE
Dans Tune et dans Tautre, la bouche est souvent le siège d'une saveur désagréable, d'une sorte d'empâtement, d'une sensation de sécheresse. La salive est moins abondante, elle est altérée dans sa nature et se montre dans Tintérieur de la bouche, sous l'apparence d'une mousse blanche qui couvre la face supérieure de la langue d'un enduit inégal, mince au milieu, plus épais sur les côtés, où il forme deux lignes blanches, éloignées en arrière et convergentes vers la pointe. Cette espèce de mousse blanche se montre souvent encore au fond du gosier, sur les piliers, les amygdales et le voile du palais. J'attache une grande importance à ce signe, parce que dans beaucoup de dyspepsies qui ne se révèlent que par des troubles sympathiques, tels que la céphalalgie, les vertiges, les palpitations, l'agitation et la fièvre nocturnes, etc. , cette altération particulière de la salive, à laquelle les médecins n*ont pas jusqu'ici donné l'importance qu'elle mérite, est, à mes yeux, un signe presque pathognomon ique decétte affection .
Elle est certainement aussi pour quelq4ie chose dans cette toux gutturale qui survient à la suite des repas chez quelques dyspeptiques : ces malades se plaignent quelquefois que ta sécheresse de leur