PARTIE II. -*-* DTSm^lES HABITOSUBS
pression quMI faut attribuer la fréquence plus grande et l'intensité plus marquée des pneumatoses stomacale et intestinale, et, par conséquent,dc la dyspepsie flatulente chez les femmes, dont l'abdomen est habituellement enveloppé de corsets. et de cordons presque toujours trop serrés. On sait combien elles sont sujettes à ces borborygmes bruyants qui sont, pour beaucoupd'elles, une cause de contrariété vive, d'une sorte de confusion, dont elles se tourmentent beaucoup. Chez quelque^ hommes, la compression exercée par les ceintures, les. gilets, les pantalons, produisent des effets analogues; mais ce n'est, chez les hommes, qu'une exception.
Il n e^t pas rare d'observer des affections simplement flatulentes des voiQs digestives, sans trouble notable des digestions, qu'on désigne sous le nom de^pneu^naioses. Mais le plus souvent ces deux affections existent simultanément : la dyspepsie tient la première place et la flatulence n'en est que l'effet.
La dyspepsie flatulente peut pccuper des sièges différents et offrir des degrés divers d'intensité; elle peut occuper Testomac ou les intestins. La distension de ces organes n'est pas ordinairement portée à un degré aussi considérable que dans le cas de rélréicistement ou d'occlusion intestinale ; elle n'arrive jamais au point désigné sous le nom de tympanite, et, si çlle y est portée chez un sujet qu'on ^vait cru atteint de dyspepsie flatuleate ^essentielle, on doit
cndfidre qn'dlë ne soit «Tippioiiiatiqoe cTnae iésimi sérieuse du «anal digestif*
Dans la forme sfomarale^ la dyspepsie^ /lalviattie est pstrticulîèrement earaetérisée par une sensation de distension épigastriqde , inoomiBode {dus que douloureuse , accompagnée tantôt d'émissions bé^ quentes de gaz par la bouche , tantôt de rétentioii et d'accumulation croissante de ces^ mêmes gtt dans l'estomac, qui se dessine alors^ entre le rebord des côtes et Tombilic, aTec sa forme de cornemuse. Cest dans cette espèce de dyspepsie qu'on observe ces palpitations, ces soubresauts, ces TTrégulafritiâs du ccBur déjà signalés. '
Il n'est pas rare de constater alors^ dan^ ce que les malades appellent leur crise, certains change*^ menls très-remarquables dans la piosition du cœur , dont les battements sont perçus sous la main, reten* tissent sous Torëille a^ec plus d'édat et un wa phis clair, dans un point du thorax plus éle^ que de coutume. Là crise terminée, et elle ces^e ordinairement par une expulsion abondante de gasy le cœur redescend à sa place accoutumée, et les batte-» meiits reprennent leur siège, leur timbre et leur régularité ordinaires. -
La percussion permet également, pendant > la crise, de constater ces diangements survenus dans, la position du cœur. Elle fournit un son' trts-daiîr dans la région ordînairement occupée par^^etoi^ae^
PABTIB n. -— * rtWlHWM HABITimiXES. 9t
dont Testoioac a pris la placé ; die donne, au contrare, un son obseur dans la région sus^cordiale où le cœur se tronte repoussé par TestoiBac. La crise achevée^ la percussion retrouve le cœur et Testomac à leur place accoutumée.
Dans la ûj^pefpsieflatulaHeinteêtinahi des douleurs sourdes, mobiles, passagères, rarement aiguës, accompagnées de soulèvements successifs et de distension plus ou moins apparente des diverses anses intestinales, de boriborygmes plus ou moins nombreux, donnent à cette forme de dyspepsie des carac-* tères particnliers. Si les gaz occupent l'intestin gr^e, la tuméfaction abdominale est ordinairemaat uniforme; s! ils occupent les gros intestins, ceux-ci, Baturdlement plus volumineux, forment des 8aiUîe& {rfus grosses, d'apparence cylindrique, auxquelles les malades donnent quelquefois le nom de tumeurs. La percussion y est plus sonore que dans Tétat nor- Boal; elle permet de distinguer les points où les gaz sont plus abondants^ comme aussi la capacité plus grande des parties du canal alimentaire où ils sont accwQulés« Ainsi le son obtenu par la percussion est plus clair ^ur les gros intestins que sur les intestins grâes; il est pltis clair encore sur Testomac dis* teoàxi que sur le ctecum, les colons et VS iliaque. Saais cette dyspepsie, le volume dii ventre diminué quelquefois très^rapidement avec expulsion de vents poren bas ; quelquefois même sans etpttlsion not-
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table y 8gns doute par une résorption rapide des. gaz, c'est-à-dire par une action organique opposée à celle qui les a versés dans les voies digestivës.
ARTICLE II
DES STMPTdlIES DE LA DTSPEP81B GASTRàLGIQUB CT ENTÉIULGIQUB.
Cette forme de dyspepsie se distingue par la plus grande intensité des douleurs, presque égales à celles qu'on observe dans les névralgies^ propre* ment dites. Au lieu d'une simple sensation de gêne, de malaise, de plénitude, il survient peu de temps après ringeslion des aliments , des douleurs très-aiguës y comparées par les malades à. une contraction, à une crampe, analogue à celles dont certains muscles soumis à la volonté sont le siège, dans les mollets et à la plante du pied, par ex^m^ pie ; elles peuvent prendre assez de violence pour altérer gravement les traits du visage et obliger les malades à se courber en avant, ce qui diminue la pression des muscles ^ur l'épigastre ; quelques-uns même quittent leur lit ou leur fauteuil, se couchent à terre, se roulent sur eux-mêmes, dans l'espoir de trouver dans une poiàitiôn différente quelque allégement à des souffrances qui arrachent des gémis^ sements aux plus résignés, et aux autres dç véritables cris, avec ou sana vomissement. Cette sensation de crampe^ accusée par les malades^ rèv^Ue*
PART» 11. -^ DtSPBPSIEâ HABITIJBLLB9. 93
t-elle dans la tunique rnuscUleuse de restomac, un état de con4raction convulsive portant sur toutes les fibres à la fois, et pouvant expliquer Tabsence assez fréquente des vomissements que déterminent les contractions antipéristalliques de ces fibres? Ou bien, n'y a-t-il là qu'une douleur très-aiguë, comparée à la crampe, mais ne tenant pas à un état convulsif analogue?
C'est ce qu'il est' difficile de déterminer. Mais, s'il était permis d'émettre une opinion à ce sujet, je croirais à une forme particulière de douleur, plutôt qu'à une contraction convulsive, qui n'a jamais, que je sache, été constatée dans un point quelconque des parois musculaires du canal digestif; en un mot, à une perturbation de la sensibilité, plutôt que de la ccntractilité.
Des douleurs non moins vives, non moins insupportables, comparées à des tortillements, à un déchirement intérieur , peuvent se montrer dans la région occupée par les intestins chez les sujets atteints de dyspepsie enléralgique, donner lieu à la même altération des traits , aux sueurs froides , à l'affaiblissement rapide du pouls et môme à des défaillances répétées, mais en général de courte durée. A la suite de ces crises, leâ garde-robes sont souvent de mauvaise nature, molles, fétides, etc.
C'est dans cette forme si douloureuse de la dyspepsie gastrique ou intestinale que les préparations
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narcotiques sont particulièrement indiquées et généralement très-utiles y comme nous le verrons plus loin,
ARTICLE lU.
DES &T|IPTdliBà.J)E LÀ PTSPBPStE* B00L1II1(|9&.
On peut encore rapporter aux variétés de la dyspepsie certaines formes de la boulimie, dans lesquelles il n'y a pas seulement besoin de manger beaucoup et souvent, coqime dans la, grossesse, et plus rarement dans F hystérie; mais où des vomissements surviennent de temps à autre, soit quand l'appétit n'est pas immédiatement satisfait, soit en dehors de cette condition. J'ai tout récemment observé un cas de ce genre chez un jeune homme de vingt-quatre ans, d'un embonpoint et d'une fraîcheur remarquables, offrant toutes les apparences de la santé et de la force, dont les muscles en particulier avaient un développement considérable. Le besoin de manger se faisait sentir chez lui toutes les deux heures, la nuit comme le jour, et même jusqu'à 15 fois en 24 heures ; il prenait à chaque repas des aliments soldes, des viapdes fortes, en quantité égale environ à celle que prend un homme de son âge qui ne fait que deux ou trois repas par JQur. S'il tardait à satisfaire son appétit^ il ét^it pris soudain de vomissements ordinairemen|; glaireux, et