DES SVMPTÔMKS PROPRES A LA DYSPEPSIE INTESTINALE
Cette forme de dyspepsie peut exister avec la dyspepsie gastrique ou se montrer seule. Elle a beaucoup de phénomènes qui lui sont communs avec la première. Elle s'en distingue par ses symptômes locaux, bien plus que par les phénomènes sympathiques, qui ont, dans les deux cas, une grande
ressemblance. Les douleurs locales , peuvent se montrer primitivement, ou succéder à celles dont l'estomac a été le siège, mais généralement un peu plus de temps après l'ingestion des aliments. L'élaboration imparfaite des aliments dans l'estomac, peut concourir à la maùvaise digestion dans les in-' testins.
Les souffrances qui révèlent la dyspepsie intestinale, se présentent sous formes dé coliques, d'abord sourdes, mobiles, passagères, puis plus vives, comparées par les malades à des picotements aigus, à des tortillemènts très-pénibles, quelquefois avec sueurs froides et défaillance dans les cas les plus intenses. Ces douleurs sont généralement diminuées plutôt qu'augmentées par la pression et par les frictions douces et prolongées sur le ventre. Elles sont accompagnées de borborygmes, de mouvements intérieurs, de soulèvements successifs des anses intestinales, qui, de la région sous-ombilicale, s'étendent progressivement vers l'hypogastre, et se rapprochent de l'anus avec expulsion de gaz fétides, puis de matières fécales mal élaborées, molles ou même liquides. Toutefois, quand le mal est borné aux petits intestins, les selles sont souvent rares et fermes, les coliques sont souvent sèches ; il y a constipation plutôt que dévoiement. L'intermittence des rhalaiscs est généralement moins marquée dans la dyspepsie intestinale que dans la dyspepsie gastrique.
ARTICLE III