CONCLUSIONS
De tous ces faits, nous croyons pouvoir déduire les conclusions suivantes :
1° Les ecchymoses sous-pleurales et sous-péricardiques ne sont caractéristiques d’aucun genre de mort, vu qu’elles se rencontrent dans un trop grand nombre de cas de morts violentes ou naturelles.
2° Elles sont aussi fréquentes dans la pendaison et les empoisonnements que dans la suffocation. On les trouve à peu près dans la même proportion dans ce dernier genre de mort, dans les maladies des systèmes nerveux, respiratoire et circulatoire, dans certaines maladies générales infectieuses (variole et fièvre typhoiïde).
3° Elles existent le plus souvent chez l'enfant, l’adolescent et le nouveau ou mort-né, moins souvent chez l’adulte, très rarement chez le vieillard, plus dans le sexe masculin que le sexe féminin.
4 Elles ne peuvent pas toujours être distinguées des suffusions sanguines dans lesquelles elles se transforment souvent ; mais elles peuvent et doivent être soigneusement distinguées des taches d’anthracosis, de pigment et surtout des dilata-
tions veineuses.
: 0° Elles indiquent, en général, une mort rapide, non une x .
: mort brusque, mais peuvent se produire aussi dans les morts È |
É. lentes. ; | : ù
s | 6° Elles sont dues à des troubles de l’innervation vaso-mo-
5 trice, et secondairement aux troubles respiratoires et cireula- k
Le toires qui sont intimement liés aux premiers : car plus les
convulsions sont fréquentes et nombreuses, plus on est cer- #e A
tain de trouver des ecchymoses. | OR cr.
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Nancy, le 21 juillet 1886. ST en TE REF LORS Le Président de thèse, G. TOURDES.
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