‹ Des éclats magnétiques de l'iris et de leur extraction à l'électro-aimant géantChapitre 36 sur 37 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les éclats magnétiques de l'iris sont d’observation relativement fréquente. Sur 305 cas de corps étrangers enlevés à l’électro-aimant géant de M. le Professeur Rollet, nous trouvons 23 cas se rapportant à l'iris, soit 7,5 pour 100.

IT. — La symplomatologie de ces corps étrangers intra-oculaires est assez spéciale, l'inspection à l’éclairage focal, permettant de les étudier attentivement, à l’encontre des corps étrangers du segment postérieur, de diagnostic plus malaisé.

Les symptômes diffèrent si le traumatisme est ancien ou récent et s’il y a tolérance ou intolérance :

1° Dans les cas de traumatisme récent, on voit la perforation cornéenne. L’éclat se reconnaît fixé dans l'iris, il peut être masqué par un hyphéma. La tolérance peut être parfaite, avec réaction ciliaire nulle ou minime. Dans d’autres cas, il y a intolérance avec irido-cyclite ou suppuration de la chambre antérieure.

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2° Dans les cas de traumatisme ancien, l'éclat toléré se reconnaît, parfois fortuitement; on voit le petit corps noirâtre accroché à l'iris ; il siège dans un crypte irien, retenu par les fines cordelettes du délicat lissu de la membrane où il y a nidation du corps étranger. Le corps étranger peut reposer sur un iris avec zone d’atrophie scléreuse ou sur un placard de sidérose irienne plus ou moins étendue de couleur amadou. Cette sidérose peut occuper uniquement le segment antérieur ou envahir le segment postérieur.

IT. — La lolérance de l'éclat peut être de longue durée, elle est fonction :

a) De la forme et de la dimension de l'éclat (les minuscules sont mieux tolérés) ;

b) De sa nature: les corps non oxydables sont mieux tolérés que les corps oxydables (comme le fer qui peut donner de la sidérose) ;

c) De la topographie du corps étranger. Les éclats de la face antérieure semblent être mieux tolérés que ceux situés à la face postérieure ou inclus dans l'iris. Ces derniers étant moins bien tolérés.

IV. — Le diagnostic se fera par les commémoratifs et la lésion d'entrée cornéenne. On croit à un corps étranger irien et c'est un iris normal avec mouchetures congénitales pigmentées. On ne confondra pas les cas anciens avec les kystes simples, le sarcome, la tumeur osseuse. La radiographie assurera un diagnostic hésitant masqué par un caillot sanguin.

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