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LÉSIONS ANATOMIQUES DES ANIMAUX MORTS SOUS L'ACTION DE L'ÉTHER

Appareil respiratoire. — La muqueuse du larynx, de la trachée et des bronches, est le plus souvent finementarborisée, Les petits rameaux bronchiques sont encombrés de mucosités ; les poumons sont à l'extérieur d’une couleur rouge cerise, interrom-

pue par des taches ecchymotiques sous-pleurales plus foncées. [ls sont encore moelleux, crépitants

et surnagent l’eau. Leur coupe offre la même coloration que leur surface et laisse écouler par la pression un liquide rouge et spumeux.

(1) Guersant, Dict. de médecine, t. XIE, p. 409.

Apparel circulatoire. — Cavités droites du cœur énormément dilatées par du sang noir et liquide ; cavités gauches rétrécies, à parois denses et épaisses ; veines caves distendues par du sang de même nature que celui du cœur (1).

Système nerveux. — Les vaisseaux de la duremère fournissent beaucoup de Sang noir; la piemère est très-fortement injectée, surtout à la base du cerveau et au niveau de la face inférieure du mésocéphale. Le liquide céphalo-rachidien paraît avoir diminué de quantité.

La substance cérébrale est dense, consistante, Souvent piquetée.

La moelle épinière présente absolument les mêmes lésions que le cerveau dans ses membranes et sa substance.

Appareil digestif. — Le foie, la rate, les reins, sont gorgés d’un sang noir et liquide qui inonde immédiatement les sections que l’on pratique dans leur parenchyme.

Le tube digestif présente quelquefois des arborisations légères.

Telles sont les altérations pathologiques qu’on

(1) On à trouvé une rupture du diaphragme et de l’origine de l'aorte sur un cheval tombé mort subitement après une à deux minutes d’inhalation de vapeur d’éther. L'auteur de cette expérience fait observer que cette lésion n’a pu être attribuée à la chute du cheval : elle a eu lieu sur un lit de paille (£he Lancet, 3 avril 1847). Il n'indique pas d’altérations pathologiques; mais il est plus

que probable que l’animal était (rès-vieux, que ses parois vasculaires et ses fibres musculaires avaient une friabilité anormale.

observe toujours chez les animaux qui succombent sous l’action de léther, et qu’on a en partie constatées sur deux malades qui sont morts probablement par la même cause, entre les mains de M. Jobert. Elles sont constantes et ont été identiquement décrites par MM. Amussat, Blandin, Longet, Flou- HÉROS Le

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