‹ Des éléments de pronostic chez les tuberculeux-pulmonaires traités par le pneumothorax artificielChapitre 43 sur 51 · STATISTIQUE DE PNEUMOTHORAX REMONTANT A PLUS DE 5 ANS · texte numérisé non relu

STATISTIQUE DE PNEUMOTHORAX REMONTANT A PLUS DE 5 ANS

Si maintenant nous tenons compte uniquement des pneumothorax commencés depuis 5 ans au moins, c'està-dire créés avant le 1% novembre 1924, nous obtenons :

Nombre de pneumothorax réalisés : 46.

Perdus de vue (décès probable): 3 | Décédée Han) ul 71,74/, au total

Encore vivants (au 1° nov. 1929) : 13 soit 28,26 %

Parmi les survivants on compte :

a) sujets présentant un état très satisfaisant avec tous les signes de la guérison 10) soit 13,04 %.

b) sujets présentant un état satisfaisant, mais ne pouvant encore être considérés comme « guéris » WA, soit 8,69 %.

c) sujets se trouvant dans un état assez bon : ie SOI Re, 18:00

d) sujets se trouvant dans un état médiocre où mauvais: $ no SOI: 4,36 :%

Au bout de 5 ans, 13 % des malades se trouvent donc dans un état de guérison apparente (soit à peu près 1 malade ‘sur 8).

En présence de ces chiffres et de ces résultats éloignés, nous pouvons en terminant nous poser la question que d'autres auteurs se sont posée avant nous et nous demander avec Forlanini, puis Burnand, si « le pneumothorax guérit la phtsie ? » Est-il un simple traitement palliatif ne servant qu'à prolonger le malade ou à atténuer des symptômes pénibles, ou bien, au contraire, peut-on admettre sa valeur curative réelle et durable, au moins dans quelques cas ?

Cette valeur curative nous paraît faible, du moins chez les tuberculeux d'hôpital, atteints de formes graves, les seuls que nous ayons envisagés dans ce travail. Notre statistique montre que près des 3/4 de nos opérés ne dépassent pas la 5° année et que, d'autre part, un malade sur 8 seulement se trouve au bout de 5 ans en état de guérison apparente; et encore peut-on se demander à juste titre si cette guérison est bien définitive ; c'est ce que l’avenir nous montrera.

Malgré tout, il reste à l'actif du pneumothorax de beaux succès, trop rares sans doute, mais incontestables, que, dans l'état actuel de la phtisiothérapie, aucune autre méthode ne saurait revendiquer.

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