‹ Des éléments pathogéniques et de l'état fonctionnel de l'élimination urinaire par l'interprétation de l'élimination uréique urinaire: étude cliniqueChapitre 110 sur 114 · À. —— DÉTERMINATION DES DIAGNOSTICS DE BASE · texte numérisé non relu

À. —— DÉTERMINATION DES DIAGNOSTICS DE BASE

Ils ont été établis en tenant compte :

En premier lieu, des renseignements cliniques;

Des épreuves de diurèse provoquée avec densimétrie associée;

D'une épreuve de concentration de 24 heures ;

De l'épreuve à la phéno-sulfone-phtaléine.

Ils ont été appuyés par le chiffre de la constante uréosecrétoire, lors celle-ci est recherchée dans des conditions qui, pratiquement, peuvent en faire un test strictement rénal.

Ils ont été discutés par une revue critique des discordances rencontrées par les divers modes d’exploration.

B. — DÉTERMINATION DE FACTEURS URÉIQUES A VALEURS STABILISÉES En considération :

a) Des difficultés techniques ;

b) Des variations fonctionnelles rénales.

Nous avons été amenés :

1° Pour éviter et compenser les causes d’erreurs, ouvertement exposées, à envisager l'exploration des facteurs uréïques dans les conditions ci-dessous: le sujet, le matin à jeun et couché depuis au moins douze heures, procède à deux éliminations volontaires urinaires, espacées d'une durée minima de deux heures, avec certaines précautions décrites. Nous avons admis cette façon de faire après discussion des recueils par sondage pratiqués chez nos sujets.

2° Pour contrôler et consolider la valeur des facteurs uréiques :

x) À procéder, aussitôt la prise de sang effectuée, à midistance exactement des émissions volontaires, à l’injection de 6 mmgr de P.S. P.

La durée classique de l'épreuve de P. S. P. étant d’une heure dix minutes, nous avons adopté une durée totale d'exploration de deux heures vingt minutes.

B) À rechercher les facteurs uréïques dans les urines des 24 heures consécutives à l’exploration (y étant comprises les urines de l'exploration matutinale), avec cette précaution que le sujet doit être sensiblement stabilisé, en ce qui concerne les métabolismes de de l’eau et des matières azotées.

Il — Les Résultats

En pratique, la confrontation des déterminations précédentes, diagnostics de base et facteurs uréïques, nous con-

duit à une séméïologie urinaire établie par les facteurs uréiques.

Nous disons en pratique, car du fait des complexités fonctionnelles elle peut s’écarter de leurs rigoureuses réa-

lités que nos modes d’exploration actuels ne permettent pas de refléter toujours exactement.

Semeïolozie urinaire établie d’après les facteurs uréiques

a) LE CHIFFRE DE LA CONSTANTE URÉO-SECRÉTOIRE.

Lorsqu'il est pathologique, décèle une insuffisance urinaire soit par cause rénale, soit par les mécanismes qui conduisent à l'insuffisance de la diurèse.

Lorsqu'il est normal, les fonctions urinaires sont le plus souvent suffisantes mais certaines insuffisances urinaires peuvent s’observer avec une élimination uréïque suffisante. il s’agit alors d’insuffisances fonctionnelles dissociées, révélées soit par la clinique (néphrites dissociées de Ra- THERY, en particulier) ou par le laboratoire (mises en évidence par les discordances possibles des épreuves). Les composants du coefficient uréo-secrétoire, appuyés par les renseignements cliniques nous font d’ailleurs soupçonner souvent l'existence de ces insuffisances.

Si le chiffre de la constante uréo-secrétoire, lorsqu'il est normal, perd sa signification comme test d'insuffisance urinaire, il permet parfois dans ces cas l'interprétation de certains mécanismes d’efforts compensateurs ainsi révélés. Certains chiffres normaux ou même bas, sont dûs en effet à des mécanismes de compensations soit extra-rénaux dans les atteintes secrétoires rénales, soit secrétoires

rénaux dans les autres mécanismes pathogéniques des insuffisances urinaires. ;

b) LE FACTEUR UR (urée au litre de sérum sanguin) par

un chiffre pathologique, nous signale un deuxième degré de l'insuffisance urinaire.

Il nous situe, de plus, la quantité des matériaux azotés présentés aux reins pour être éliminés et est, ainsi, à la base de la signification de l’urée urinaire éliminée.

c) LE FACTEUR C (concentration uréïque au litre d'urine), malgré sa qualité fortuite et dans les conditions où nous l'avons recherché, représente un test correspondant à la capacité secrétoire rénale, en s’assurant, bien entendu, par les facteurs Ur et D qu'aucune cause extra-rénale ne vient le modifier.

Un chiffre bas de C, dans ces conditions, désigne une altération du pouvoir secrétoire rénal, soit définitive, soit capable d'évolution, favorable ou défavorable. Cette atteinte secrétoire non définitive se distingue de la première par la possibilité pour le rein de concentrer de façon plus satisfaisante, d’un moment à l’autre. Ce pouvoir secrétoire instable, stade précédent l’altération secrétoire définitive, dépend, pour certains, de modifications circulatoires

locales accusées, avec état de souffrance secondaire, du parenchyme rénal.

Un chiffre moyen de C ne nous donne d'indications que par la considération des autres facteurs uréiques et des renseignements cliniques.

Nous distinguons, alors, les reins normaux des cças limites, parfois en cours d'évolution, des deux catégories : concentrations basses et concentrations hautes.

Un chiffre élevé de C nous fait éliminer une atteinte secrétoire rénale définitive.

Ce chiffre élevé, témoin d’une possibilité de concentration élevée, est souvent dû à un effort fonctionnel rénal compensant une insuffisance de la diurèse.

La considération de certaines concentrations relevées dans nos observations met en évidence l’évolution possible de l'atteinte du pouvoir secrétoire rénal par stades insensiblement et progressivement successifs :

Si les chiffres élevés de concentration sont témoins d’une bonne capacité secrétoire ;

Certains parmi eux pourtant précèdent immédiatement un affaissement de leur chiffre au niveau du taux moyen, puis en dessous de lui ;

Parfois cet abaissement est encore susceptible de se relever, il s’agit d'atteinte secrétoire en évolution, fonctionnellement variable ;

Qui peut aussi aboutir à l'atteinte définitive du pouvoir secrétoire rénal.

Il faut convenir que cet enchaînement reflète bien certaines évolutions observées en clinique,

A (pe

d) LE FACTEUR D (débit uréïque urinaire théoriquement rapporté aux 24 heures) est obtenu en multipliant le facteur C par la diurèse recueillie rapportée aux 24 heures.

Il reïlète la diurèse matutinale du sujet (en faisant toute-

: RAP TeS pi D fois, la part de C, ce qui revient à considérer le rapport C

Les conditions cliniques, les facteuis uréiques précédents, la connaissance de la diurèse journalière établissent les mécanismes d’une diurèse pathologique d’exploration

La confrontation de cette dernière, avec la diurèse des 24 heures est souvent riche en enseignements sur le rythme journalier de la diurèse et sur son état par les conclusions qu’elle provoque (nycturie, anisurie, facteurs occasionnels).

Ainsi, peuvent être envisagées, les notions de diurèse indispensable, de diurèse nécessaire, de diurèse surabondante, de diurèse insuffisante.

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