GROUPE V
2 observations d'épanchements intra-ventriculaires.
GEOUPE VI
i observation tendant à démontrer la possibilité de la transformation pai'ulente d'un épancliement sanguin intra-crânien.
GROUPE VII
8 observations de plusieurs variétés d'épanchements sanguins heureusement traités par la trépanation.
GROUPE I
Observations d'épanchements consécutifs à des lésions.
Des veines dic diploë. — De l'artère carotide interne (artère opthalmique] de la veine jugulaire interne.
OBSERVATION I
Plak de l'orbite; fracture de la base du crâne; lésion du nerf optique et de l'artère ophthalmique.
(Aran, Arch. deMéd., t. VI, 4" série, p. 337.)
Un dragon fut blessé en duel, la pointe du sabre de son adversaire s'était glissée au-dessous du globe de l'œil droit et avait traversé la voûte orbitaire. Le lendemain, bémiplégie du côté gauclic ; état comateux; pupille dilatée et immobile du côté droit. Parole embarrassée et difficile; intelligence intacte, mort le seizième jour. — Epancbement sanguin sur l'bémisplière droit, avec quelques adhérences des membranes. Division coinplcto du nerf optique et de l artère ophthalmique. — L'instrument avait traversé le lobe moyen de 1 hémisphère droit sans léser le venti'icule et avait terminé son trajet dans la voûte du crâne. Le sabre, ayant été retiré de la blessure avec Violence, avait entraîné avec lui dans la fosse orbitaire une portion
de la substance cérébrale (Duponcliel, Bullet. de la Société d'émul., 1822).
OBSERVATION II
Flaie de tête ; fracture de la base du crâne, déchirure de la veine jugulaire interne; mort subite.
{Ai'ch. de viéd., tome VI, 4» série, p. 323. — Aran.)
En 1 627 on trouva vers le soir un homme qui était couché dans la rue; on le releva, il était mort. On n'apercevait à l'extérieur aucune blessure qui pût rendre compte d'une mort rapide, si ce n'est une excoriation au-dessus de la suture coronale. Quand les chirurgiens, chargés d'ouvrir le cadavre, eurent enlevé la peau du crâne, ils découvrirent une grande fissure qui s'étendait de la partie supérieure de la suture coronale jusqu'à l'os temporal et jusqu'à l'orbite; en outre, une grande quantité de sang était épanchée entre les téguments du crâne et la boite osseuse, jusque près de la paupière du côté droit. Lorsque le crâne eut été ouvert, on découvrit, du même côté, un abondant épanchement de sang qui s'étendait depuis la région orbitaire de la base du crâne jusqu'à l'origme de l'oreille et une fracture de l'os temporal longue de i pouce et demi et large de 2 pouces. L'os temporal était divisé en quatre portions et enfermé dans la substance cérébrale. Un des fragments avait déchiré la veine jugulaire interne, c'était là ce qui avait amené l'épancbement à la base du crâne et Vhémorrhagie si abondante qui avait eu lieu par les fosses nasales et par la bouche (Bonet, Sepulcretum, I. IV, s. 2, p. 1561).
OBSERVATION III
Uupture de l'une des veines du diploé et déchirure de la dure-mère. Vaste épanchement dans la cavité arachnoidienne ; mort trois heures après Vaccident, par M, Perrin.
(Bulletin de la Société anatomique, 1837. Résumée.)
X..., 65 ans. Chûle surla région occipitale de sa hauteur, sur les dalles.
Tumeur sanguine diffuse au niveau de la région sous-occipitale,
mais notable surtout au niveau de la protubérance occipitale externe. — Résolution musculaire complète. — Respiration stertoreuse.
Mort en 36 heures. — InfiltraLion sanguine considérable du tissu cellulaii'e sous-cutané au niveau de la région sous-occipitale. Décollement du crâne dans toute l'étendue de la fracture sousjacente.
Artère méningée moyenne intacte. Mais l'une des veines du diploé était décbirée à 1 centimètre environ du sinus longitudinal supérieur dans lequel elle se jette. — Cette décbirure avait déterminé dans un point correspondant, grâce à la rupture de la duremère, un épanchement sanguin de 3o0 grammes environ, dans la cavité arachnoïdienne; cet épanchement était réparti dans toute la cavité séreuse sous la forme d'un caillot dense et d'une épaisseur à peu près uniforme.
GROUPE II
8 observations d'épanchements consécutifs à des lésions des sinus de la dure-mère.
OBSERVATION I
Fracture du crâne. — Blessure du sinus longitudinal supérieur. (Chassaignac et Henrique, Bul. de la Soc anat., 1864. — Résumée.)
Uloquet, 26 ans. — Violent coup de pioche sur la partie supérieure du crâne. — Perte de connaissance, et liémorrliagie notable par la plaie.
Sur la ligne médiane, à peu près à l'union des pariétaux avec le frontal, on constate une plaie contuse de forme étoilée, du centre de laquelle s'irradient quatre déchirures dont la plus longue est de 0 à 6 centimètres. Le doigt introduit au centre de la plaie peut constater une dépression notable de la paroi osseuse.
Somnolence. — Gonflement œdémateux sur le front. — Grognements lorsqu'on pince le malade. — Respiration bruyante, presque stertoreuse.
Chassaignac essaya de relever les fragments après débridement. Un des fragments cède brusquement et laisse apercevoir la paroi supérieure du sinus longitudinal supérieur d'où jaillit un jet de sang veineux, augmentant par saccades avec les mouvements respiratoires. — On aperçoit en épongeant une ouverture du sinus qui laisse passer le sang.
Difficulté d'arrêter l'hémorrhagie avec des tenaculums, avec de l'amadou.
Respiration stertoreuse. — Pupilles dilatées.
Autopsie. — Fracture du crâne au confluent des sutures sagittale et fronto-pariétale.
La dure-mère présente une perforation de la paroi supérieure du sinus longitudinal supérieur, à sa face interne dans un espace correspondant à la fracture ; une couche de sang est adhérente : contusion par contre-coup à la face inférieure du cervelet, et contusion directe de la convexité'des hémisphères.
OBSERVATION II
Bépérissement consécutif à une blessure du sinus longitudinal supérieur. (MoRGAGNi. Letti-e Bl, p. 292. — Obs. o4. Emprunté à Vasalva.)
Un paysan, d'environ 40 ans, est blessé par un autre paysan au côté droit, et au milieu à peu près de la suture sagittale avec un rabot dont la pointe est enfoncée si profondément qu'elle pénètre dans l'intérieur du cerveau. Tout le corps tremble à, la suite du coup, les fonctions de l'intelligence commencent à se ralentir, et la faculté du' mouvement à s'affaiblir dans toutes les parties du côté gauche, jusqu'à ce qu'elle se perde entièrement vers le quatrième jour, celle du sentiment y existant encore. Le visage était très rouge, les sens internes s'obscurcissent, la respiration devient pénible et le pouls faible. Enfin il mourut le septième jour, après avoir rejeté une matière rougeâtre par la bouche.
Examen du cadavre. — Après qu'on eut enlevé la voûte du crâne, qui non seulement avait été perforé par la blessure, mais encore avait une écaille osseuse qui était saillante au-dessus de la dure-mère, il s'écoula une assez grande quantité de sang. — Du reste la blessure qui traversait le sinus longitudinal supérieur, parvenait de là jusqu'au ventricule gauche dans lequel était cachée de la sérosité avec du sang grumeleux.
Le poumon gauche était considérablement, tuméfié par du sang en stagnation.
OBSERVATION ITI
Déchirure du sinus latéral près du trou déchire postérieur. Chute sur la tête. Hémorrhagie prolongée par le conduit auditif externe ; fracture de la base du crâne.
(Aran, Archi. de médec. 1844-, Tome VI, 4« série, page 317.)
Un balayeur, âgé de 41 ans, tomba, pendant qu'il était ivre, dans un escalier. Quand on le releva, le sang coulait abondamment par l'oreille gauche; le lendemain et le surlendemain il resta au lit, sans cependant faire appeler un médecin. Pendant ces deux jours, le sang continua à couler par l'oreille gauche. Le troisième jour après l'accident, sa femme étant sur le point d'accoucher, il alla lui-même chercher une sage-femme et fit un trajet d'un peu plus de deux lieues avec la même agilité que s'il eût été en bonne santé; à son retour, il se plaignit d'un peu de fatigue et de mal de tête. Deuxhem-es après son retour, céphalalgie plus intense, fièvre, sômnoleuce, délire. Dans le point où le choc avait eu lieu, à la partie postérieure, supérieure et externe du pariétal gauche, on constata, après son entrée à l'hôpital, une bosse un peu saillante, à base large d'une circonférence de 5 à 6 pouces, sans lésion du cuir chevelu et douloureuse à la pression; la jambe et la cuisse du côté droit retombaient, lorsqu'on les soulevait, comme une masse inerte et la sensibilité y était manifestement diminuée. Quant au membre inférieur gauche, il jouissait de toute sa sensibilité et pouvait exécuter tous ses mouvements. Mort dans le coma au cinquième jour. A l'autopsie : disjonction de la partie postérieure et gauche de la sutui'e lambdoïde, laquelle est continuée par une fracture qui affecte le temporal et qui passe à la base de l'apophyso mastoïde; une autre fracture partage en deux le conduit auditif, à l'ouverture duquel on trouve un petit fragment osseux détaché, de la largeur d'une pièce de cinq sous. Le rocher est fracturé en plusieurs endroits; des esquilles même en sont séparées; la cavité glénoïdale est aussi fracturée et le sinus latéral gauche est largement ouvert à l'endroit où il atteint le trou déchiré postérieur; épanchement sanguin circonscrit à une étendue de ii à 6 pouces, et situé au dessous du pariétal
trauche enlre l'os et la diire-mùre ; à la surface convexe de l'hémispliùre gauche en rencontre des épancliements partiels qui lui donnent une couleur lie de vin. Les lobes antérieurs et surtout le gauche sont ecchymosés, contus et ramollis. {Bul. de la Société unat., 1834.)
ORSERVATION IV
Èpanchement extra-dure-mérien occipital consécutif à une déchirure du
sinus latéral droit.
(Petit, interne des hôpit. (Soc. anat., 1865. — Résumé.)
Enfant de 10 ans. — Chute d'un deuxième étage dans une cour pavée.
Perte de connaissance. — Délire. — Puis assoupissement. — Respiration courte, profonde. — Pupilles contractées. — Chute de la paupière supérieure.
Bosse sanguine du volume d'un œuf derrière l'oreille. Mort en trois jours.
Autopsie. — Èpanchement de sang assez abondant dans le tissu cellulaire sous-aponévrotique de toute la région postérieure de la tête.
Le périoste du pariétal droit est décollé dans une étendue de 6 centimètres carrés; même lésion dans la portion écaiileuse du temporal droit. Sous ce périoste décollé existe un caillot sanguin, qui recouvre une fracture telle que l'écartement des fragments laisse en ce point un espace comblé par un caillot qui se continue avec un autre caillot accolé à la face interne du crâne.
Entre la dure-mère et les os occiptal et pariétal droit, est un caillot large de 4 à 3 centimètres carrés, épais de 4 millimètres.
En ce point, il y a enfoncement et dépression des circonvolutions cérébrales.
Au niveau des circonvolutions sphénoïdales gauches, nous constatons un èpanchement de sang dans le tissu sous-arachnoïdien ; le caillot est large de 8 centimètre carrés.
Plusieurs fêlures du crâne existent : la fêlure postérieure plus considérable va parallèlement au sinus latéral droit, qui est ouvert et déchiré en ce point : c'est à ce niveau qu'existent les caillots dont il est question plus haut.
OBSERVATION V
Fradicre de l'apophyse mastoîde et de la portion écailleuse du temporal droit par un coup de feu. — Compression cérébrale. — Ablation des esquilles, et issue du sang épanché entre le crâne et la dure-mère. ~ Autopsie. -~ Rupture du sinus latéral droit. — Épanchement sérosanguinolent dans les ventricules latéimix, à la surface du cervelet et à l'entrée du canal rachidien.
(HiPPOLYTE Labrey, Relat. chir. des événements de juillet d830. — Recueil des mém. de méd, et de pharni. milit. XXX vol. 1831.)
P***, artilleur de l'ex-garde, fut renversé, le 29, par un coup de feu qui l'atteignit près de l'oreille droite; on le transporta immédia- • tement au Gros-Caillou. Cette blessure, assez singulière, présentait . une plaie d'entrée au niveau de l'apophyse mastoîde, et deux plaies * de sortie, l'une à travers l'anthélix, et l'autre, plus en avant, au i niveau de l'arcade zygomatique. C'était probablement, comme l'a . imaginé M. Larrey, le résultat de deux chevrotines qui s'étaient sé- ■ parées l'une de l'autre dans leur trajet. L'apohyse mastoîde avait été ■ échancrée à sa base et la portion écailleuse du temporal fracassée. . Les symptômes primitifs indiquaient une commotion violente et la i compression du cerveau. Aussi, le chirurgien en chef s'empressa-t-il I de débrider les plaies et d'extraire quelques esquilles enfoncées dans le crâne : l'une d'elles figurait presque une petite couronne de trépan et l'ouverture qu'elle laissa libre donna issue à du sang épanché; ce qui procura au blessé un soulagement immédiat. La duremère, ainsi dénudée, permettait au doigt de percevoir les pulsations du cerveau. Un séton fut placé d'une plaie à l'autre, pour faciliter l'écoulement du pus au dehors; on pansa simplement et on appliqua de la glace sur la tête. Aucun accident immédiat n'eut lieu : les symptômes de compression avaient sensiblement diminué; mais il se manifestait cependant une altération notable des facultés intellectuelles, l'oreille correspondant à la blessure était tout à fait sourde, et lors même que l'on parvenait à se faire entendre du blessé, il ne répondait pas ou répondait d'une manière incohérente, et seulement avec un souvenir confus de ce qu'il avait éprouvé. Tons t' ses membres étaient en même temps engourdis. Quelques saignées
révulsives à la nuque, entre les épaules et àl'épigastre; une saignée générale, des cataplasmes émollients, la conservation de la glace sur la tête et des boissons rafraîchissantes avaient beaucoup allégé ses symptômes, lorsqu'au l""" septembre ils reparurent avec une nouvelle intensité, par l'effet d'un accident imprévu.
?*** fit une chute en allant à la selle, et ressentit au même instant une commotion si violente dans l'encéphale, qu'il en résulta une véritable apoplexie, suivie bientôt de la mort, malgré l'emploi des moyens indiqués en pareil cas.
A l'autopsie cadavérique, qui fut faite vingt-quatre heures après en présence de M. Ribes, nous découvrîmes les lésions suivantes :
Tête. ~ Épanchenient de pus sanguinolent dans le sinus longitudinal supérieur; rupture des parois membraneuses du sinus latéral droit; injection des veines cérébrales; épanchement séro-sanguinolent dans les ventricules latéraux, à la surface du cervelet et à l'entrée du canal rachidien. Les symptômes primitifs, compression du cerveau, devaient sans doute leur cause à cet épanchement; mais aussi ne s'est-il pas accru au point de devenir mortel par la chute qu'avait faite le blessé, d'autant que jusqu'alors son état général s'était fort amélioré et que les plaies étaient parvenues à leur cicatrisation...
OBSERVATION VI
Épanchement sanguin de la base du crâne par Tomerture des sinus-latéraux.
(52" Lettre, p. 358, paragr. 25. — Morgagni.)
Une femme de la campagne se frappe si violemment à la tête, en roulant sur un escalier, qu'ayant perdu sur-le-champ la faculté de parler, de sentir et de mouvoir les membres, surtout les inférieurs, elle meurt dans l'espace d'une heure, en rendant du sang par le nez et par une oreille.
Examen du cadavre. — La base du crâne qui contenait beaucoup de sang épanché était fracturée en travers; la fracture s'étendait d'un côté à l'autre, devant les os pétrcux, et à travers la partie postérieure des sinus sphénoïdaux, et de plus la partie osseuse du méat auditif était rompue avec la membrane du tympan dans l'oreille
qui avait rendu du sang. Le<5 sinus latéraux de la dure-mère étaient également rompus; elî^'en outre le cervelet lui-môme était légèrement lésé.
OBSERVATION VII
« On ne connaît aucun exemple d'hémiplégie des sinus de la dure-mère, que l'on ait pu facilement arrêter, et toutes les fois qu'ils ont été ouverts on s'est aisément rendu maître du sang, » dit Lassas.
Un garçon de 13 ans fut frappé sur le milieu de la suture sagittale par un morceau de fer pointu, et un morceau de chaque pariétal fut enfoncé dans le sinus. Le blessé tomba sans connaissance, et après l'avoir reprise au bout de quelques minutes, il n'éprouva aucun accident pendant six jours. Ce temps écoulé, il fut pris d'accès épileptiques fréquents, de vomissements et de paralysie du côté gauche, avec une paralj'sie de l'œil droit, qui lui faisait voir tous les objets doubles. Ces accidents durèrent un mois. Warner, célèbre chirurgien de Londres, fut alors chargé du traitement du blessé et se décida à le trépaner. Le crâne étant découvert, le sang jaillit du trou fait dans l'os par un jet continu. On rompit ce trou et la suture sagittale sous la couronne du trépan. La pièce d'os étant enlevée, on aperçut une plaie faite dans le sinus parles esquilles : elle fut agrandie avec une lancette pour les emporter avec moins de violence. Leur extraction augmenla d'abord l'hémorrhagie, mais elle fut arrêtée par la seule application de charpie sèche. — Six jours après l'opération, tous les accidents s'étaient dissipés et le blessé continua dès lors à se mieux porter.
On trouve dans les observations de Pott sur les plaies de la tête, un fait semblable. — Il signale encore une observation communiquée à l'Académie par M. Gaignières, chirurgien de Laon, etconclal que les plaies du sinus longitudinal supérieur ne sont pas dange' reuses.
OBSERVATION VIII
Plaie du sinus longitudinal supérieur par une tige de fer de trois pouces et demi de long sur trois lignes de largeur.
(FouRNEL Journal Exp. t. I" p. 343.
Résumé. — C'est dans une tentaLive de suicide que cet individu enfonça ce ciseau dans son crâne à grands coups de maillet. — M. Fournet constata qu'il était placé précisément sur le milieu du sommet de la têle (sic) dans une direction parfaitement verticale.
Aussitôt après l'extraction, sur les détails de laquelle nous passons, une assez grande quantité de sang s'échappa de la plaie. — Ce sang était noir, épais; pendant l'expiration, il s'échappait par une sorte de reflux et rentrait dans le crâne pendant l'inspiration sous forme de reflux. Sans aucun doute, il était fourni par le sinus longitudinal supérieur ; en efl"et, la position de l'instrument était telle qu'il avait dû le traverser (1).
Pendant tout le temps de son écoulement que nous favorisions autant que possible, le malade sortit un peu de l'état d'hébétude, demi-torpeur dans lequel il se trouvait : il nous dit lui-même que le sentiment de lourdeur cérébrale qui avant l'extraction de l'instru- ,ment se trouvait surtout localisé au-dessus de l'œil droit, s'était dès ce moment répandu uniformément et presque subitement dans toute la tête. Le sang du sinus veineux de la dure-mère s'arrête après avoir fourni : deux palettes de sang. — Le malade guérit.
(1) BERA.RD Kapeler, et GuÉRARD, Mailley, chïrurglens et médecins de Saint-Antoine, firent expérimentation sur le cadavi-e et enfonçant le même oiseau exactement en même direction que celle qu'il avait sur le sujet, ils constatèrent que (sinus longit. sicp. était coupé, sic].
GROUPE III
29 observations d'épanchements extra-dure-mériens consécutifs à la 1'"= variété de rupture de l'artère méningée moyenne.