‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 197 sur 341 · Ozanam, p · texte numérisé non relu

Ozanam, p

IMPORT. MÉD. •— GÉNIES ÉPIDÉMIQUES

ment à la doctrine, mais encore à la pratique... On craint trop en médecine de mettre le pied sur cette longue échelle, qui des effets PALPABLES REMONTE AUX CAUSES SECRÈTES. Il ost bien Vrai qu’elle est vacillante, et que ses plus hauts degrés se perdent au milieu des nuages. Mais AU-DESSUS des nuages IL y a le soleil*. ))

b, — Causes et forces occultes.

11 faut bien le reconnaître ; nous voici retombé , relativement aux vrais génies épidémiques, dans cet ordre de causes que la médecine appelle causes occultes ou cachées, car elle aussi possède son occultisme qui, pour elle, ne diffère du nôtre que par l’absence de tout directeur connu, tandis que nous en connaissons un pour le nôtre.

Voyez donc quel chemin nous avons franchi, et qu’il a fallu d'éclaircissements avant d’en arriver au dynamisme récent 1 car, on ne peut se le dissimuler, toutes les tendances actuelles sont pour la probabilité d’une FORCE. Que M. Bruguières l’appelle une influence épidémique; que Pallas la rapporte à l’électro-magnétisme ; que M. Soutby nous la montre faisant décliner la boussole; que M. Cagniard-Latour l’assimile à la cause qui fait tomber les aérolithes ; que M. d’Espine l’appelle, en poëte, une comble médicale, pendant que Clot-Bey l’appelle sérieusement un principe cosmique sidéral et tellurien tout ensemble, il y a là évidemment une force impondérable, c’est-à-dire un tout nouveau point de vue qui ne laisse pas que de s’allier fort bien avec cette assertion de M. le D*" Double, que, « à Java, la maladie se montra évidemment en rapport avec des éruptions volcaniques )) et avec celles du savant géologue, M. Boubée, qui nous montre le choléra ne se répandant dans l’atmosphère qu’après être sorti de terre au travers des terrains sablonneux et légers, « ce qui explique, dit-il, la complète immunité des pays granitiques et des villes bâties sur le roc. » Il est juste d’ajouter, au grand honneur de Boubée, qu’il fait suivre ses intéressantes dissertations de cette très-philosophique conclusion : « Je dois convenir, néanmoins, que ni mon travail, ni celui de M. Fourcault, ne dévoilent pas encore pleinement tout ce mystère des épidémies®. )>

Repétons-Ie, génie épidémique, influence, électricités, fluide, principe sidéral et tellurien, en vérité ! voilà toute une pneumatologie spé-

Marchai, ibid.

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