‹ Des Faits Fermentés et de Leurs Usages ThérapeutiquesChapitre 14 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

.Le koumys, à la fois aliment et remède, reconstituant et analeptique de premier ordre, peut et doit être remplacé chez nous par deux autres laits fermentés : -

1° Par le lait de champagne que nous avons préconisé au chapitre Il;

2° Par le kéfir.

L'un et l’autre ont l'immense avantage de ne coûter guère plus que le lait de vache lui-même. Leur préparation est des plus simples. Tous deux sont très agréables à boire et ne laissent pas cet arrière-goût dont parle Dimitrieff à l'occasion du koumys.

Enfin, à en juger par nos observations, ils promettent de ne pas être inférieurs à la boisson kirghize au point de vue des effets thérapeutiques.

En effet, des trois malades que nous avons traités par le lait de champagne, la première, anémique, s’est engraissée d'un kilog. et a vu l’appétit et les forces lui revenir en 13 jours de traitement. Le deuxième malade, dyspeptique, augmente de huit kilogs en 47 jours de traitement. Il sort du service complètement guéri. Le troisième, également dyspeptique, n’éprouve aucune amélioration ; mais c’est moins le lait de champagne qui

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a tort que les autres aliments qu'il absorde dans la Journée. Aussi se voit-on obligé de le soumettre à la diète lactée absolue. |

Le képhir a été administré à sept malades, dont trois dyspeptiques ou anémiques, «et quatre tuberculeux. Il en est résulté pour six d’entre eux une amélioration notable. L'augmentation de poids’a été en moyenne pour chacun d’eux de deux livres pour une moyenne de cure de vingt jours. Un seul tuberculeux, au moins à la deuxième période de son affection pulmonaire, n’a éprouvé aucun bon effet du traitement. re

Les deux laits fermentés dont nous parlons ne sont pas succédanés l’un de l’autre : EPA LR

Le lait de champagne, par sa teneur en alcool et en acide carbonique, semble indiqué dans les cas de gastrite alcoolique et dans les cas de vomissements incoercibles.

Le képhir, grâce à l’état particulier sous lequel se présentent ses matières albuminoïdes, nous paraît seul digne de la définition : aliment complet à son maximum de digestibilité.

À cette époque de notre siècle, où les efforts de la science médicale semblent sunir à ceux de la philanthropie pour s'opposer au plus terrible fléau de l’humanité, la Tuberculose, qu'il nous soit permis, en terminant ce modeste travail, de formuler le vœu de voir bientôt s'établir dans une de nos belles vallées françaises, dans les Alpes, par exemple, une station de kéfir, accessible à toutes les bourses, où les dyspeptiques, les convalescents et les tuberculeux surtout, pourront trouver, comme les Russes aux steppes, et les laits fermentés, et leurs com-

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