‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 14 sur 101 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Syphilis héréditaire méconnue. Fracture de jambe. Consolidation en six semaines, sans traitement spécifique.

(Observation communiquée par notre ami Hartmann).

B..., âgé de 11 ans, tombe d’un premier étage, le 14 mars 1883. Il est transporté à l'hôpital Trousseau, salle Denonvilliers, lit n°41, dans leser-

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vice de M. Lannelongue, On constate l'existence d'une fracture de jambe à droite. Immobilisation dans un plâtre. Quatre semaines après, consolidation incomplète; deuxième appareil plâtré, qu'on laisse pendant quinze jours au bout desquels, la fracture étant solide, l'enfant est envoyé à La Roche-Guyon en convalescence,

En 1884, cet enfant est rentré dans le service pour une gomme de la partie externe de la jambe droite. On constate, à cette époque, de l'asymétrie faciale, une voûte pa'atine ogivale, des dents d'Hutchinson, de la surdité. En interrogeant la mère, on apprend qu’elle a eu, d’un premier lit, trois enfants actuellement bien portants; puis que, remariée, elle a accouché de deux enfants macérés, avant de mettre au monde notre malade:

Dans un autre cas de fracture, chez un syphilitique héréditaire qu’il nous a été donné d'observer, la fracture a paru se consolider dans les délais habituels, de même que dans le cas précédent, mais une fracture itérative s’est produite un an après. Cette fracture s’est, du reste, bien consolidée, comme lors du premier traumatisme. Il y a eu toutefois un léger retard de consolidation.

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