‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 8 sur 101 · OBSERVATION'II · texte numérisé non relu

OBSERVATION'II

Ein Kind mit hereditaeren Knochen syphilis.

(G. Behrend. Berliner Klin Wochensch, 1881).

Behrend rapporte un cas de fracture spontanée de l’humérus gauche à sa partie moyenne et de la cuisse du même côté, chez un enfant de

(1) Roques, Soc, méd. des hôp., 25 mai 1883.

(2) Willard. Soc. méd. des hôp., 11 mai 1883.

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8 mois qui avait été présenté âgé de 11 semaines, couvert de syphilides papuleuses avec un état parétique du bras droit, tenant à un décollement de l’épiphyse humérale inférieure. Les fractures, traitées par les lotions de sublimé et les appareils inamovibles, guérirent sans difformité, mais avec un gros cal,

Dans l’observation qui précède, il y a également eu une fracture spontanée. Nous allons étudier brièvement les faits.

Fractures proprement dites,

Nous venons d’étudier les décollements épiphysaires chez les nouveau-nés syphilitiques. Quoique ce soient là des lésions toutes spéciales qui donnent lieu à des symptômes paralytiques, nous avons cru devoir en parler ici à cause des rapports qui existent entre les décollements épiphysaires et les fractures, en particulier avec les fracturés presque spontanées qu’on obsérve dans certains cas de syphilis. |

Nous avons maintenant à nous occuper des fractures proprement dites chez lessyphilitiques héréditaires. Notre maître Parrot (1) distingue deux ordres de fractures : celles qu’on observe chez les enfants âgés de quelques semaines seulement à 2 ou 3 mois, et celles qui sé produisent chez des enfants plus âgés. Les premières se font toujours au voisinage de la ligne chondro-calcaire qui établit la limite de séparation entre la diaphyse et le cartilage épiphysaire; elles S’accompagnent d’altération gélatiniforme des os avec formation d’ostéophytes. Quand cette altération est profonde, la fracture devient telle que les fragments osseux

-«(A) Parrot. Gaz. des hôp., 1881; p. 402.

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jouent les uns sur les autres et amènent l’impotence absolue ; cette pseudo-paralysie peut être parfois confondue avec la paralysie générale infantile. Ce n’est pas un décollement épiphysaire; c’est une véritable fracture de la diaphyse.

Dans les fractures spontanées qui siègent à la partie moyenne de l'os, il y a peu de déplacement. Un cal de tissu spougoïde se fait dans l'angle rentrant formé par les deux fragments, de façon à rendre à l'os fracturé sa forme normale, tandis que, du côté opposé, c’est-à-dire au niveau de la saillie formée par l'extrémité des fragments, le cal est très mince.

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