‹ Des GrenouilletesChapitre 26 sur 39 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La grenouillette ne guérit pas sans un traitement chirurgical. Le seul cas où un traitement palliatif, émollient, antiphlogistique, pourrait suffire, est celui où l’on aurait, comme dans une observation de Laugier, une inflammation aiguë et idiopathique du canal de Wharton. Mais j'ai dit que l'existence de pareils faits est fort douteuse, et, en tout cas, d’une extrême rareté.

Dans cet exposé du traitement, je ferai deux paragraphes : dans le premier, je passerai en revue les divers moyens chirurgicaux que l’on peut employer pour la guérison des grenouillettes ; dans le second, je reprendrai cet exposé en étudiant chacune des variétés de ces tumeurs, et indiquant quels procédés lui sont plus particulièrement applicables.

Un mot d’Historique.

Dès l'antiquité, les chirurgiens, ponctionnaient, excisaient, cautérisaient ou enlevaient totalement la tumeur.

Après Münicks, qui supposait que les kystes sublinguaux étaient toujours

ou presque toujours une dilatation du conduit de Wharton en arrière d’un obstacle, apparurent des méthodes et traitements fondés sur les idées nouvelles. On fut amené à penser qu’il n'y avait d’efficaces que les opérations propres à assurer le cours de la salive, qu’on s’imaginait être interrompu, et nombre de procédés furent inventés pour atteindre ce but,

soit qu'on dilatât simplement les voies normales, soit qu'on créât un

orifice fistuleux artificiel. Ces procédés sont généralement abandonnés aujourd'hui, les résultats heureux qu’ils ont fournis étant dus plutôt à l'inflammation et à l’occlusion du kyste qu’à la persistance d’une fistule. Quoique cette occlusion puisse être obtenue bien plus simplement, il est cependant bon de connaître quelques-unes de ces méthodes opératoires anciennes, qui trouveraient leur application dans certains cas rebelles de grenouillettes du conduit de Wharton (Duplay).

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