OBSERVATION X
Une femme de 30 ans environ, entre à l’hôpital de Nantes, service des vénériennes (D' Cochard), au commencement d'octobre 1882.
Traitée pour une métrite cervicale chronique, elle est prise tout à coup de fièvre avec pouls à 120, vomissements, ballonnement du ventre, bref, de tous les signes d’une métro-péritonite, puis d’une péritonite généralisée.
Elle succombe en six jours.
À l’autopsie, on trouve avec les lésions ordinaires d’une péritonite septique, un utérus sain renfermant un peu de liquide sanieux, verdâtre. La trompe gauche dilatée est pleine de pus. La trompe droite ne présente rien de particulier.
Dans l'ovaire gauche, très volumineux, on trouve une hémorragie assez considérable, qui occupe tout l’intérieur du bulbe ovarique. Le bulbe est détruit par le sang épanché. Cet ovaire est très adhérent au péritoine et aux ligaments larges auxquels il est uni intimément par de fausses membranes.
L'ovaire droit présente quelques points noirs qui sont autant de foyers hémorragiques situés dans la partie bulbaire de l'ovaire. Ce ne sont pas des follicules de de Graaf. Quelquesuns atteignent le volume d’une noisette.