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lieu à des angiomes et non à des hématomes. Rohé a rejeté avec raison cette opinion.
Ce n'est que très rarement que l'on observe dans l'ovaire la vraie apoplexie ovarienne (Klob.), l'hémorragie dans le stroma. Précédant cette hémorragie, on note une hyperhémie considérable d2s vaisseaux ovariens qui peut aussi bien être primitive que secondaire. On constate assez fréquemment ces hémorragies au cours des interventions chirurgicales et des dissections anatomiques; elles sont susceptibles de se résorber rapidement pendant la vie. De petits noyaux, insignifiants au début, elles arrivent à envahir tout l'organe, désorganisant le tissu conjonctif comprimant les follicules et se réunissant pour former des amas sanguins plus considérables : l'ovaire présente ainsi l'aspect d'une éponge pleine de sang. Holshaüsen a observé des cas analogues chez des personnes atteintes de scorbut. Schultze et Virchow rapportent deux observations relevées sur des filles mort-nées : on releva chez l’une l'obstruction par une sorte de bouchon des veines ovariennes. De pareilles hémorragies interstitielles ne sauraient avoir lieu sans produire des modifications profondes dans la structure du parenchyme : le contenu qui est d’un brun sale et présente l'aspect d’une purée est formé aux dépens de l'albuginée et persiste longtemps. Dans un pareil effrondrement anatomique on éprouve de grandes difficultés à découvrir le foyer initial de l’hémorragie, ces cas ne prètant que rarement à un examen microscopique.
Riesel a publié une observation très intéressante d’apoplexie ovarienne chez un sujet nouveau-né : c'était un hématome qui avait envahi tout l'ovaire gauche et n'était
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tapissé que par l’albuginée. Ne pouvant trouver detraces d'épithélium, Riedel conclut à une hémorragie qui aurait inondé des kystes ou à une hémorragie folliculaire. Le facteur étiologique résidait dans un engorgement veineux résultant d'un prolapsus assez avancé, apparu pendant la grossesse, le tout ayant exercé son action sur la circulation fœtale.
D'après Stratz, les vraies hémorragies ovariennessont situées entre le parenchyme et le stroma périphérique. Quant aux hémorragies qui résultent de l'éclatement des follicules adultes, leur point de départ siège dans une couche assez épaisse, pourvue d’une paroi mince et riche en cavités vasculaires, située entre la couche fibreuse et la couche interne.
Klebs, Birchirschfeld et beaucoup d’autres auteurs -prétendent qu'une infiltration hémorragique du stroma ovarien présente des rapports intimes avec l'hémorragie folliculaire, surtout à l'époque menstruelle.
On observe encore dans les torsions du pédicule des variétés infinies d'hémorragies. Erführt rapporte un cas de ce genre ; la torsion du pédicule avait été produite par une tumeur Kystique qui siégeait à côté. Dans une opération faite par A. Martin on putétablir que la torsion peut se produire dans un ovaire non hypertrophié : l'ovaire avait peut-être subi un accroissement de volume dû à une périovarite. Le tissu ovarien était complètement détruit, à la suite d'hémorragies répétées ayant occasionné une grande distension de l'organe. La torsion siégeait alors dans le mésovaire. De la grosseur d’un petit poing, l'ovaire présentait une consistance résistante. A la coupe, l'organe était légèrement injecté de taches