‹ Des Hémorragies du LarynxChapitre 9 sur 29 · CRE U PINS · texte numérisé non relu

CRE U PINS

I. — Hémorrhagies larynées liées à certaines maladies générales.

L’hyperhémie passive n’est pas rare dans le larynx au cours des maladies du cœur (période terminale de l’insuffisance cardiaque, Rokitansky), dans l’emphysème et la tuberculose pulmonaire. Nous n’insisterons pas sur le mécanisme de cette hyperhémie qui peut se produire dans tous les organes et qui est due à l'accroissement de résistance dans les veines, à la gêne de là circulation en retour.

Cette hyperhémie peut se terminer par hémorrhagie s’il y a lésion des vaisseaux et rupture consécutive.

Nous savons en effet que « l’exagération de la tension artérielle est incapable de rompre des vaisseaux inertes bien protégés par le jeu des artérioles contractiles qui commandent leur régime circulatoire. Il n'y A point à proprement parler d’hémorrhagies capillaires par rhexis ressortissant à cette cause (article Hémorrhagie de Renaut, Dict. Dechambre).

Pour que la rupture pathologique des vaisseaux ait lieu il faut une altération morbide de leurs parois (dégénérescence granulo-graisseuse, arlério-sclérose).

La plupart des spécialistes ont signalé ces hémorrhascies survenant dans le cours des maladies du cœur (Rokitansky, Türck, Jurasz, etc. Voir Obs. I). M. Baratoux (Société française d’otologie el de laryngologie, 1889), a observé des anévrysmes miliaires chez un ma-

lade qui présentait des hémorrhagies du fond de l'œil et

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