INTRODUCTION
L'étude des hernies est un des points les plus importants de la chirurgie ; de tout temps, cette question à passionné les plus grands chirurgiens, et cela, à juste titre, vu la fréquence des hernies et les dangers auxquels elles exposent. Les questions qui ont donné lieu surtout aux débats les plus nombreux et les plus dignes d'intérêt, à des tournois scientifiques, pourrait-on même dire, sont sans nul doute l’étranglement herniaire et la cure radicale des hernies.
Si, dans l’étude si complexe des hernies comme dans toute autre étude, les questions majeures ont le droit d’absorber la plupart des discussions, les questions de minime importance n'en présentent pas moins leur intérêt. Aussi nous proposons-nous d'étudier dans ce petit travail un point tout particulier que les auteurs classiques nous ont paru laisser de côté, point cependant que quelques publications sont venues mettre à jour : nous voulons parler
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de l'irréductibilité des hernies inguinales par excès de volume ou de consistance et sans adhérences.
L’irréductibilité des hernies peuttenir à bien des causes; on peut les réunir en cinq groupes principaux :
1° Les hernies ayant perdu par leur volume leur droit de domicile dans l’abdomen ;
2 Les hernies irréductibles par étranglement ;
3 Les hernies irréductibles par adhérences;
4° Les hernies irréductibles par valvule à l'intérieur du SAC;
5 Les hernies irréductibles par excès de volume ou de consistance et sans adhérences.
Ce sont les hernies comprises dans cette dernière classe qui formeront l’objet de notre étude. Cette cause d’irréductibilité n’est pas assez connue généralement, et par suite n’est point présente à l’esprit du praticien. Quel n’est pas l'étonnement de l'opérateur, lorsque, après avoir annoncé l’irréductibilité de la hernie à cause des adhérences et après avoir ouvert le sac de la hernie, se disposant à faire la décortication, parfois pénible et laborieuse, il s'aperçoit que son travail est déjà fait par la nature, ou plutôt que la nature n’avait point organisé les adhérences prédites ! Nos observations d’ailleurs en fourniront les preuves les plus convaincantes.
Avant d'entrer dans notre sujet, qu’il nous soit permis d'adresser à M. Chalot, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine de Toulouse, nos remerciements les plus sincères pour la bienveillante attention qu'il a toujours eue pour nous et pour les sages conseils qu’il n’a cessé de nous prodiguer durant le cours de nos études.